Initiation à l’histoire balistique du canon postal

Avant d’expliquer le fonctionnement de cette fabuleuse invention sans équivalent sur le Monde-Fleur, il convient de définir ce qu’on appelle communément « canon postal ». Ce terme désigne une machine destinée à propulser du courrier, mais aussi le réseau de transport aérien composé d’armes d’artillerie disposées dans certains relais du royaume. Et par extension, « la Postale », l’administration en charge de ces transmissions.

Le principe est très simple : un canon envoie dans les airs un obus conique rempli de courrier prioritaire. Lorsque le projectile entame sa descente, un parachute se déclenche. L’obus termine sa course dans un grand filet ignifugé.

Il faut savoir que ce mode de communication ne date pas d’hier, Saviola ayant toujours excellé dans l’art de l’artillerie.

Le grand public peut se demander comment il est possible d’atteindre une si grande précision. On ne peut poursuivre notre étude sans rendre hommage aux centaines d’employés de la Postale morts lors d’accidents tragiques. Si les catastrophes telles que l’Incident d’Ombre-Fort* sont devenues rarissimes, le risque zéro n’existe pas.

Le haut degré de précision obtenu s’explique par la science des postiers-artilleurs. Au cours des siècles, la science balistique a considérablement progressé. Lorsqu’une trajectoire idéale est trouvée, on ne règle pour ainsi dire presque plus le canon, sauf si les conditions atmosphériques sont défavorables. Les postiers-artilleurs évitent autant que possible de tirer lors de tempêtes, mais parfois la forteresse royal a besoin de transmettre, ou de recevoir, très rapidement des informations. Dans l’urgence, les militaires doivent alors prendre en compte la vitesse du vent afin de s’assurer que la trajectoire sera, sinon optimale, au mieux satisfaisante.

La réception de l’obus est la phase dite «critique» d’une transmission. Des observateurs postés non loin du filet se relayent pour guetter en permanence le sifflement caractéristique du projectile. Au moment où le son est détecté, des gardes-postiers crient le mot « courrier », puis s’avancent afin de réceptionner le projectile. Ces hommes courageux se relayent vingt-quatre heures sur vingt-quatre pour que les lettres récoltées soient acheminées dans les plus brefs délais. Cette discipline, ainsi que ce sens de l’organisation typiquement savolien, explique pourquoi le service de la Postale n’a jamais été en retard (en dehors des drames mentionnés plus haut).

Actuellement, les canons que l’on retrouve à Ombre-Fort, Port Guilache, et sur tant d’autres îles approchent les 800 mm et mesurent la taille d’un navire. Ces merveilles de technologie peuvent projeter des obus sur plusieurs dizaines de milles, permettant de communiquer d’Ombrefort à Port Guilache en moins d’une heure.

Le Canon Postal est la preuve qu’un royaume connu pour son histoire guerrière peut aussi mettre à contribution ses innovations technologiques dans un but pacifique.

*Accident qui a malencontreusement tué le roi Apothéose. Les circonstances du drame demeurent mal encore mal connues.

Publié on août 29, 2015 at 7:03  Laisser un commentaire  

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