« Round one, fight ! »

Quelques nouvelles du front suite à mon absence (assumée) sur les blog et les réseaux sociaux : pour avancer sur mon projet (en retard), il a fallu que je récupère du temps libre, et j’ai donc été contraint de sabrer dans certaines activités. Aujourd’hui, j’ai le plaisir de vous annoncer que j’ai mis un coup d’accélérateur en ce qui concerne mon écriture : à cet instant précis, mon manuscrit fait 275.000 signes (pour info le tome 1 des pirates fait 700.000 signes, soit un grand format de 450 pages). Je sais que 275.000 signes, ça a l’air peu, mais en ce moment je carbure à environ 10.000 signes par jour…. ce qui signifie qu’il y a de bonnes chances pour que le premier jet soit terminé le 31 décembre. Puis viendra une douloureuse période de corrections suite aux retours de mes bêta-lecteurs fétiches. Je ne ferai d’ailleurs pas de sentiment à ce niveau : si ce projet ne les emballe pas, je lancerai à nouveau un chantier jusqu’à ce que l’histoire soit satisfaisante, car il n’est pas question de vous décevoir. Si, au contraire, mes bêta-lecteurs sont enthousiastes, je présenterai à mon éditeur le manuscrit aux Imaginales 2018 afin de savoir si Bragelonne est de nouveau partant pour cette aventure.

Bon, il est temps de retourner au combat. À bientôt !

Published in: on novembre 30, 2017 at 5:18  Comments (9)  

Un art de vivre

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Cette semaine, alors que mon blog fête ses quatre années d’existence, j’ai reçu des messages enthousiastes de jeunes auteurs qui lisent les articles de ma section spéciale, le dojo de l’écriture, des messages qui m’ont particulièrement touché.

Comme je l’écrivais dans mon dernier article, un auteur a besoin d’être heureux. Écrire est un art de vivre, un dao solitaire, mais savoir que ce blog, au fil des ans, contribue de plus en plus à aider des écrivains me comble de joie.

Merci infiniment pour votre confiance ❤

Published in: on septembre 27, 2017 at 9:18  Comments (2)  

Une nouvelle section sur le blog

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Grâce aux salons, ainsi qu’aux réseaux sociaux, j’ai constaté que beaucoup de jeunes auteurs suivent ce blog afin de progresser dans l’écriture… j’en suis très touché, merci pour votre confiance ! Je me permets de vous signaler l’existence d’une nouvelle section, intitulée le dojo de l’écriture, qui vous permettra de retrouver plus facilement les articles de la catégorie « Aide à l’écriture ». Elle sera mise à jour régulièrement. Bonne semaine, et bon courage pour vos projets !

Published in: on avril 18, 2017 at 10:35  Comments (2)  

En bref

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Cette semaine, je risque d’être quelque peu absent… seulement virtuellement, car je vais participer au salon du Livre à Metz, de vendredi à dimanche. Un gros événement, avec pas moins de 35.000 visiteurs attendus ! L’imaginaire ne sera pas en reste puisqu’on retrouvera les incontournables Laurent Genefort et Paul Beorn. Si vous êtes dans le coin et que vous avez envie de bavarder, je serai au stand « Librairie d’en face », dans le chapiteau « grande librairie ». En attendant, demain aura lieu un autre événement : la sortie numérique de mon  intégrale, pour une durée limitée d’un mois seulement. Si vous êtes sur liseuse et que vous ne connaissez pas encore ma trilogie, c’est l’occasion de faire des économies de la découvrir.

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Sinon je voulais aussi vous dire que j’avance à grands pas sur ma nouvelle trilogie. Pendant quelques semaines j’étais bloqué dans mon écriture à cause d’un problème… qui n’en était pas vraiment un, mais grâce à une discussion avec mon amie auteure Dominique Lémuri, les obstacles que mon esprit avait construit se sont dissipés. C’est un vrai bonheur que de retrouver cet univers, je me sens dans la peau d’un Peter Pan adulte redevenu jeune qui retourne dans un Pays Imaginaire… qu’il avait un peu oublié.

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Même si l’histoire sera complètement accessible à une personne qui n’a jamais lu les pirates de L’Escroc-Griffe, je me rends compte que trois tomes, ce n’était pas suffisant. Comble de l’ironie, en tant que lecteur j’ai toujours un peu râlé quand les écrivains déclinent leur saga en sept volumes (ou plus). Aujourd’hui, je réalise qu’écrire une histoire sur plusieurs trilogies est peut-être la formule qui me correspond le mieux… enfin, l’avenir le dira.

À bientôt les amis !

Published in: on avril 4, 2017 at 7:51  Comments (4)  
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Un reboot du Seigneur des Anneaux ?

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La rumeur est de plus en plus insistante à Hollywood, mais le projet d’une nouvelle trilogie se précise. Le premier film de cette saga devrait voir le jour en 2021, à l’occasion des 20 ans de la sortie de la Communauté de l’Anneau. Pour ce projet pharaonique (on parle quand même d’un budget total de 600 million de dollars !), les studios auraient porté leur choix sur une valeur sure, Michael Bay. S’il n’a pour l’instant pas confirmé la rumeur, l’auteur de Transformers, Bad Boys et Armageddon a réagi :

À ce stade des négociations, c’est beaucoup trop tôt pour s’avancer sur quoi que ce soit, mais je serais bien évidemment honoré de réaliser une nouvelle version de cette trilogie mythique. J’éprouve un immense respect pour Peter Jackson, mais je crois qu’avec les progrès du numérique on peut aller beaucoup plus loin dans l’action.

La société New Line n’a pas confirmé ces informations, mais on parle déjà d’un partenariat avec Disney qui co-produirait le film, afin de lancer une nouvelle ligne de jouets.

Source : Fish Mag

Published in: on avril 1, 2017 at 11:56  Comments (7)  

Le mythe, cette sagesse ancestrale

Hier, il s’est passé quelque chose d’incroyable. Le Te Awa Tyoua, le fleuve sacré des Maoris, a été reconnu comme entité vivante par le Parlement néo-zélandais ! Non seulement ce cours d’eau a désormais une personnalité juridique, mais en plus la loi établit que la tribu locale et son fleuve possèdent un lien spirituel étroit, ce qui permettra de les protéger de la pollution. Un mythe reconnu d’utilité publique, cela semble difficilement concevable en France. Je me suis imaginé les Parisiens en train de vénérer la Seine… jusqu’au moment où j’ai réalisé que la déesse Sequana était effectivement adorée par le peuple des Parisii durant l’Antiquité*. À cette époque, les mythes et la nature ne faisaient qu’un.

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Comment avons-nous pu autant changer ? Aujourd’hui, en Occident, le mot « mythe » n’est plus synonyme que de construction imaginaire, au mieux il désigne une allégorie, un conte ne possédant qu’une dimension morale. Grâce à la physique, nous disposons d’un regard rationnel sur l’univers, dès l’enfance nous apprenons à quantifier notre environnement, et à prendre des décisions en fonction de paramètres logiques… mais il semble que notre cerveau n’ait pas toujours fonctionné ainsi. Et si au fil des siècles nous avions brimé les mythes qui sommeillent en chacun de nous ? C’est ce que laisse entendre Alan Moore dans son chef d’œuvre, From Hell. À un moment donné le personnage de Sir William et son cocher illettré, Netley, entretiennent une discussion passionnante à propos des visions mystiques du poète William Blake (n’hésitez pas à zoomer avec votre navigateur si besoin).

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Dans les appendices de From Hell, Alan Moore développe le fond de sa pensée en racontant l’histoire vraie de légionnaires romains qui n’osent franchir une rivière, jusqu’au moment où la chronique militaire, officielle, relate le plus sérieusement du monde que « le Grand Dieu Pan apparut, ramassa la trompette de l’un des hérauts, traversa facilement la rivière à gué et joua une sonnerie en atteignant la rive opposée ». (From Hell, page 521). Rassurés par la bonne augure, les soldats traversent le cours d’eau.

Pourquoi ces visions mystiques étaient-elles monnaie courant chez nos ancêtres ? En se basant sur des recherches scientifiques, Moore souligne qu’au cours des siècles, le corpus callosum, la partie qui relie les deux lobes de notre cerveau, s’est épaissie pour devenir de plus en plus efficace. Aujourd’hui, pour traverser une rue nous ne nous rendons même pas compte que nous effectuons à la vitesse de la lumière des calculs extrêmement complexes, qui sont envoyés de l’hémisphère droit inconscient vers l’hémisphère gauche conscient via ce fameux corpus callosum. Si par le passé, celui-ci était moins développé, peut-être que sous l’Antiquité les visions surnaturelles n’étaient que des messages d’un inconscient qui ne pouvait communiquer autrement ? Peut-être que l’intuition primait sur la raison ?

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Durant cette période, les mythes constituaient une explication valable de phénomènes naturels, comme le montre le célèbre Pythagore, dont le théorème est encore enseigné au collège. Figure respectée de la philosophie occidentale, il était également un mystique. Dans sa jeunesse, il fut le disciple d’Épiménide, un chaman hyperboréen couvert de tatouages. À cette époque on trouvait encore en Europe des kapnobatai, « ceux qui avalent des nuages » (de cannabis). Célèbres pour leurs visions, ces sages eurent une grande influence sur les premiers philosophes de la Grèce antique, dont Pythagore. Ce dernier croyait si fort en la réincarnation qu’il était végétarien, et transmettait au sein de sa société secrète, véritable franc-maçonnerie avant l’heure, un savoir ésotérique digne d’un gourou. Ses visions étaient liées à des mythes, au point où il prétendait être la réincarnation d’Éthalidès, l’un des membres de l’expédition des Argonautes, les héros de la Toison d’or. Ce mélange des genres entre philosophie et mysticisme n’est guère surprenant chez les Grecs quand on sait que les civilisations anciennes confondaient mythe et Histoire. En Gaule, les bardes diffusaient un savoir sacré emprunt de poésie : plus qu’un art, raconter des légendes et les partager relevait d’une spiritualité « primordiale ». Les mythes permettaient à nos ancêtres de vivre en harmonie avec la nature. Ils ne formaient pas seulement une croyance, mais aussi une sagesse qui servait à appréhender le monde au même titre que les mathématiques ou l’astronomie. On le constate encore aujourd’hui avec Stonehenge durant le solstice d’été.

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En Gaule, après la victoire des légions romaines de César, les druides fut éradiqués pour des raisons politiques, car ces intermédiaires entre les hommes et la nature possédaient trop d’influence. Quelques siècles plus tard, ce qui restait de « paganisme » fut balayé par les missionnaires chrétiens. C’est entre le IVe et Ve siècle après J.-C. que l’Europe a perdu la majeure partie de ses racines. Saint Martin de Tours se vantait de détruire tous les temples gallo-romains qui avaient le malheur de croiser sa route. Il souhaitait anéantir cette spiritualité « de proximité », étroitement liée à la nature. Non loin de chez moi, il existe à Koeningsmaker une église bâtie sur un temple païen dédié à Mithra… mais comme vous pouvez le constater sur ma photo, la figure du dieu oriental a été recyclée !

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C’était le cas de nombreuses églises du nord-est de la France et de la Belgique. Avec l’arrivée des missionnaires, la parole universelle du Christ devint la mesure de toute chose, du moins pour les masses peu éduquées. « Croissez et multipliez » : la nature était destinée à être maitrisée par l’Homme pour la plus grande gloire de Dieu, tandis que les animaux, des créatures sans âme, se voyaient privés de Salut Éternel. Au Moyen-Âge, les bardes tentèrent de maintenir oralement une tradition celte qui se délitait, mais il n’était plus question de chanter ouvertement des mythes païens. Ainsi le Graal, le chaudron d’abondance symbolisant l’immortalité, capable de donner la connaissance et de ressusciter les morts, devint le Saint Graal, la coupe qui recueillit le sang du Christ.

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La spiritualité était de plus en plus réservée aux  mystiques, aux ermites et aux moines qui s’isolaient de la société. Elle devint élitiste, monothéiste, et perdit de son caractère populaire, panthéiste et profondément « écologique ».

En Corse on retrouve encore un peu de cette culture ancestrale avec le mazzeru, lointain héritier du chaman hyperboréen. Le mazzeru est une personne possédant un don particulier qui se transmet de génération en génération, telle la lycanthropie. Lors de rêves échappant à sa volonté, le mazzeru chasse et « tue » le premier animal qu’il rencontre. Lorsqu’il retourne la bête sur le dos, la tête de l’animal se transforme en un visage humain connu du mazzeru. Cela signifie que cette personne va mourir prochainement. Si le mazzeru reconnait à temps sa victime, il peut agir de manière bénéfique en se contentant de blesser l’animal au lieu de l’achever. L’individu tombera alors malade ou subira un accident, mais il aura la vie sauve. Les visions du mazzeru sont d’ordre onirique, mais elles donnent un sens au monde, à l’image des Bochimans d’Afrique subsaharienne : lorsqu’un enfant fait un rêve récurrent dans lequel il est dévoré par une bête sauvage, durant la journée sa tribu va l’encourager à affronter son cauchemar, comme s’il s’agissait d’une véritable épreuve, jusqu’à ce que l’enfant « tue » l’animal et retrouve un sommeil paisible. Plusieurs millénaires avant Freud, les Bochimans ont inventé une thérapie collective. Chez les Aborigènes le rêve, bien plus qu’une vision mystique, constitue le coeur de leur mythologie. Ils considèrent que bien avant la création de la Terre existait « le Temps du rêve », un monde d’esprits qu’on peut encore rejoindre aujourd’hui, et qui permet de déchiffrer des présages ou de soigner. Certains Aborigènes pensent que des esprits-serpents ont façonné des montagnes telles qu’Uluru… quand ces montagnes ne sont pas elles-mêmes les restes de créatures géantes.

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Un jour, des anthropologues australiens étudièrent avec scepticisme les légendes d’une tribu. Ces Aborigènes affirmaient que dans un lointain passé, leur région présentait une végétation radicalement différente de celle d’aujourd’hui. Les scientifiques analysèrent des pollens fossilisés… et constatèrent que le mythe disait vrai, d’autres légendes furent même confirmées. Ces pollens étaient vieux de 10.000 ans, ce qui signifiait que les Aborigènes s’étaient transmis depuis la préhistoire une culture symbolique riche de sens, une tradition bien plus anciennes que les pyramides : le mythique bunyip aurait été inspiré par le diprotodon, disparu il y a… 50.000 ans.

Bunyip

Cette spiritualité indissociable de la nature a été, elle aussi, durement affectée par les missionnaires chrétiens.

Ironie du sort, si l’Église a coupé l’Occident de ses racines, elle a été à son tour victime d’une autre religion, celle du matérialisme inhérent au XIXe siècle. Plus tard, les années 60 ont sonné le glas de la domination du christianisme sur nos moeurs, laissant un désarroi spirituel plus terrible que jamais. Comment trouver sa place dans l’univers quand on a grandi dans une ville polluée, loin de la campagne ? Comment peut-on se respecter et respecter les autres quand on ne sent aucun lien avec ce qui nous entoure, sans parler de sa culture et de son passé ? Nous ne sommes pas faits pour vivre dans des cités tentaculaires, privés de nos racines et de nos mythes. Beaucoup de gens manquent de spiritualité, et pas seulement les jeunes des quartiers difficiles, loin s’en faut, il n’y a qu’à voir la tristesse qui règne dans certaines maisons de retraite. Pourtant, une civilisation industrialisée est capable de conserver son folklore ancestral. L’année dernière, je suis tombé sur un magnifique article de Neil Jomunsi qui évoquait le shintoïsme, popularisé en Occident grâce aux oeuvres de Miyazaki, notamment Princesse Mononoke, dont la musique m’a toujours envouté.

Le shintoïsme est la plus ancienne spiritualité du Japon, un animisme peuplé de dieux qui sont autant de représentations mythiques de la nature. Ainsi au pays du Soleil Levant il n’y a rien de choquant à honorer l’esprit d’une rivière ou d’une montagne, d’éprouver une intimité avec ce qui nous entoure, une certaine harmonie, y compris dans les villes, je l’ai moi-même constaté lors de mes voyages. Sur mes photos, on observe des statues de kami, vénérées par les moines shintoïstes.

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Alors qu’en Occident, les missionnaires chrétiens du IXe siècle luttaient sans relâche contre le paganisme et instituaient la fête de la Toussaint, au même moment au Japon s’opérait un syncrétisme entre le shintoïsme local et une nouvelle tradition importée de Chine : le bouddhisme. À cette époque, le moine Kukai expliquait qu’il n’y avait aucune différence entre ces sagesses, Bouddha étant associé à la déesse du Soleil Amaterasu, tandis que les esprits kami shintoïstes étaient apparentés aux bodhisattvas. Cette tolérance s’est maintenue au fil des siècles : lorsqu’on franchit le tori-i d’un sanctuaire, on est frappé de constater combien les moines de cet espace sacré sont accueillants, y compris avec des occidentaux. On peut se laver les mains à l’aide d’une louche pour se présenter devant les kami  exempt de toute souillure, mais ce n’est pas une obligation.

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Bien sûr, le Japon d’aujourd’hui n’est pas épargné par la pollution ou le matérialisme, mais dans les campagnes existe encore une atmosphère particulière, lorsqu’on visite des temples perdus dans les collines japonaises. Même au cœur de Tokyo, il n’est pas rare de découvrir des petits parcs un rien mélancolique dans lesquels on peut se ressourcer. J’aime l’idée qu’un peuple, malgré son développement technologique, ait conservé un lien profond avec la nature et ses mythes. Pour ma part, cela fait dix ans que je ne suis plus allé au Japon, mais cela ne m’empêche pas de me promener régulièrement dans ma forêt, à quelques minutes à peine de la maison. On raconte qu’autrefois Charlemagne y chassait. Je ne sais pas si la légende est vraie, mais pour celui qui sait écouter son coeur, les esprits des rivières ne sont jamais très loin.

* L’empereur Julien parlait même d’une eau « très agréable et très limpide à voir et à qui veut boire »…

EDIT : suite à la discussion qui s’en est suivie sur Facebook, des amis m’ont signalé ces deux liens passionnants :

La vie secrète des arbres

Une construction suspendue en Islande « pour laisser aux elfes le temps de déménager »

Published in: on mars 17, 2017 at 12:35  Comments (15)  
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Rendez-nous le futur !

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Je tiens à m’excuser, mais une fois n’est pas coutume, ce sera un article coup de gueule, et pour cause : on nous a volé le futur ! Quand j’étais un gosse des années 80, il n’était pas question que la technologie évolue de cette manière. Certes, on se doutait que les ordinateurs allaient être connectés à une matrice, on pressentait que l’informatique gagnerait en importance… mais j’imaginais l’avenir autrement. Pour en avoir discuté avec d’autres gens de ma génération, je suis loin d’être un cas isolé. Je me dois donc de parler de ce futur désormais uchronique aux plus jeunes d’entre vous !

Tout avait pourtant si bien commencé. Je me souviens encore de Tron, que j’ai vu au cinéma en 1982 à l’âge de… 5 ans.

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Je me rappelle être sorti de la salle en état de choc. Premier contact avec la réalité virtuelle, et cette idée qu’on pourrait entrer physiquement dans un monde digital… à condition d’être dématerialisé par un laser vous découpant en pixels ! Il y avait ce concept fascinant d’un réseau gigantesque dans lequel on naviguait via des vaisseaux, de vraies intelligences artificielles, des jeux mortels… Un Internet radicalement différent de celui qu’on connait aujourd’hui, un espace de liberté, mais déjà la cible de multinationales sans scrupules*.

Peu importe, on piratait ces firmes malfaisantes en connectant son cerveau directement au cyberspace.

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(Bon, ok, vu comme ça, ça craint un peu) Toujours est-il qu’on pensait le progrès technologique exponentiel, et cela se ressentait avec les sublimes peintures de verre de Blade Runner, qui n’ont rien à envier aux effets spéciaux numériques d’aujourd’hui. Dans mon 2019 à moi (l’année où sont censées se dérouler les événements narrés du film de Ridley Scott), on voyageait en voiture volante.

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On faisait la paix avec un ennemi alien sur Fyrin IV…

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On se rendait en chasseur stellaire sur Dagobah juste pour écouter les enseignements d’un vieux sage… (oui, je sais, Star Wars se situe dans le passé, ne soyez pas comme ça)

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Bien sûr, on évitait de s’approcher de trop près du palais de Jabba…

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On chevauchait des vers de sable sur la planète Dune…

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Sans oublier une balade sportive sur LV4-26.

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Bref, on pouvait facilement naviguer à travers l’espace !  Dans les séries hard SF les plus pessimistes comme Cosmos 1999 (diffusée en France dans les années 80) l’Humanité avait bâti une base permanente sur la Lune.

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Bien sûr, dans ce futur alternatif tout n’était pas rose. Pollution, terrorisme, drones… La SF de l’époque avait déjà tout prévu. Y compris les dérives des Organismes Génétiquement Modifiés.

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Mais même lorsqu’il était cauchemardesque, le futur avait de la gueule, bon sang !

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Et les voyages temporels, ils sont où ?

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Jeunes lecteurs, j’espère que grâce à ce billet vous aurez une meilleure idée de l’année 2017 telle qu’elle aurait dû être. Je l’affirme avec d’autant plus de force qu’à l’heure où j’écris ces lignes, nous vivons une réalité parallèle dans laquelle les Etats-Unis ont élu un président qui menace d’attaquer la Corée du Nord et l’Iran. Si Trump n’est pas la preuve que nous évoluons dans une uchronie dystopique, je ne sais pas ce qu’il vous faut.

* Si vous ne l’avez pas vue, je vous conseille vivement la suite de Tron intitulée Tron Legacy. La technologie dépeinte dans l’épisode de 1982 continue d’évoluer, au point où le film est une vraie uchronie.

Published in: on février 3, 2017 at 10:47  Comments (16)  

Coming out

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Pfff, par quoi commencer ? (soupir)

Hum.

Bon. Vous vous souvenez de cet article dans lequel j’expliquais que j’avais passé six mois à bosser sur le synopsis d’un quatrième roman historico-fantastique ? Ceux qui me connaissent le savent, j’ai répété  à maintes reprises que JAMAIS je ne me relancerai dans une trilogie. Trop de souffrance, trop de pression, et surtout trop d’années passées à corriger 1200 pages… Un vrai calvaire.

Il y a une semaine, j’étais tranquillement assis dans le train lorsque soudain je fus frappé par la foudre. Comment avais-je pu passer à côté de CETTE IDÉE ?

Arrivé à la maison, j’écrivais frénétiquement jusqu’au milieu de la nuit les… trois synopsis de ce qui ressemblait fort à… à… hum, disons une… trilogie (on ne ricane pas).

Un spin-off qui se déroule dans (l’immense) univers des pirates de L’Escroc-Griffe, à une autre époque et sur un monde inédit. Une trilogie indépendante de la première série, avec des protagonistes différents.

À mesure que je prenais plaisir à martyriser mon clavier, je ne pouvais m’empêcher de me sentir coupable vis-à-vis de mon projet de livre historico-fantastique. Je me retrouvais dans la peau du quadragénaire-marié-deux enfants qui tombe amoureux d’une petite jeune, bouleversé par des émotions qu’il pensait ne plus jamais ressentir. Une excitation qui m’a donné l’impression de rajeunir de dix ans.

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Au réveil, j’avais le sourire, mais aussi peur des réactions de mes proches. N’était-ce pas un fantasme d’auteur sans lendemain ? Pourtant, mes sentiments étaient toujours là. J’étais amoureux de cette nouvelle trilogie et plus que tout, j’avais envie de repartir explorer cet univers que je connaissais si bien, comme lorsque j’avais la vingtaine. J’éprouvais un tel soulagement que je mettais mon projet historico-fantastique en stand-by.

Depuis, je n’ai pas arrêté d’écrire… et même de beaucoup écrire.

Ce qui est complètement fou, c’est que j’ai créé trois synopsis sommaires en une nuit, alors qu’il m’a fallu six mois pour accoucher péniblement du plan du roman historique fantastique que je préparais. J’espère ne pas avoir perdu toute crédibilité à vos yeux.

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Ma muse fait parfois n’importe quoi

La grande leçon à tirer de cette crise de la quarantaine qui approche mon revirement, c’est qu’il faut écouter son instinct, son cœur, voire ses tripes. Même si je ne renie pas mon autre projet (je vous assure que l’idée est vraiment originale, du moins à mes yeux), je pense que j’ai lancé ce chantier pour de mauvaises raisons. Bêtement, je voulais prouver à mes lecteurs que j’étais capable d’imaginer autre chose que de la fantasy, que je savais inventer des histoires adultes plus sombres. Il y a quelques semaines, j’ai même écrit en cachette une nouvelle de SF orientée hard science. Il faut que j’arrête de me mentir, et assumer ma vraie nature.

Je suis un écrivain de Fantasy young adult dans l’âme et j’adore ça !

Je crois aussi que sans m’en rendre compte, les paroles de Stéphane m’ont rassuré et apaisé, comme si des digues logées dans mon inconscient avaient sauté.

Cela ne veut pas dire que je n’écrirai pas un jour ce roman historique qui me tient à cœur, mais pour l’instant je m’amuse comme un petit fou. Une trilogie, il n’y a que ça de vrai…

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… Même si une trilogie prend pas mal de place dans une vie d’auteur

Voilà, vous pouvez me balancer œufs et tomates.

Bonus : mon article écrit il y a un an, intitulé Pourquoi il ne faut jamais écrire de trilogie (tiens, il y avait également Gandalf dedans).

Published in: on janvier 16, 2017 at 9:58  Comments (28)  

Good year

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Je profite de cet effroyable calembour pour vous présenter mes meilleurs voeux, en vous souhaitant le forfait classique : une bonne santé, un gros coup de bol au Loto et le bonheur d’une famille Kinder.

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De mon côté, 2017 va être une période de transition, partagée entre la promo de l’intégrale de la trilogie et le chantier de mon nouveau roman. Ma résolution d’auteur : parler un peu plus d’écriture.  Les plus observateurs d’entre vous constateront que le blog a changé de nom, Les Pirates de l’Escroc-Griffe devenant tout simplement L’Escroc-Griffe.  « Pourquoi ? » demande avec anxiété la foule. Tout simplement parce que même si l’imaginaire restera le dénominateur commun de mes futurs livres, ceux-ci ne se situeront plus dans l’univers des Mers Turquoise. J’espère que ce nouveau voyage en terra incognita vous plaira.

À bientôt les amis !

Published in: on janvier 1, 2017 at 9:20  Comments (19)  

May the Force be with you. Always.

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Published in: on décembre 28, 2016 at 10:27  Comments (6)  
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