Nouvelles du front

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Alors que je passe un été très occupé, je trouve enfin un peu de temps pour le blog, ouf ! L’occasion pour moi de vous parler de mon quatrième roman. J’avance bien, l’écriture du premier jet est de plus en plus fluide et régulière, je m’amuse beaucoup. Lors d’une nuit blanche, plusieurs autres projets sont venus s’inviter dans mon cerveau bizarre qui n’en demandait pas tant, me voilà occupé pour les dix prochaines années ! En ce qui concerne le projet actuel, j’ai passé le cap des 125.000 signes. Cet automne, le premier jet en fera probablement 400.000, avant de prendre du poids pendant l’hiver les corrections.

Ensuite, il sera temps d’envoyer à quelques bêta-lecteurs la nouvelle version. Début 2018, je me lancerai à nouveau dans une série de travaux en fonction des coups de fouet aimables commentaires de mes bourreaux amis(es).

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Je rêve de donner le manuscrit à mon éditeur avant les prochaines Imaginales qui se tiendront en Mai. Je l’annonce sans langue de bois, j’aimerais être publié en 2019 afin de ne pas être oublié par mes lecteurs !

Dit ainsi, ça peut paraître ridicule ou égocentrique, mais comme de nombreux auteurs je suis confronté à un dilemme. D’un côté, l’idéal serait d’être publié tous les deux ans, mais de l’autre, je veux pouvoir être fier de chacun de mes enfants de papier. Pour moi, le pire serait de me dire « ce bouquin, je ne l’assume pas car il n’est pas abouti mais j’ai accepté qu’il soit publié car j’avais besoin d’une actualité éditoriale à tout prix ». C’est pour cette raison que je prends quand même mon temps*. 2019 serait l’année idéale, mais si ce n’est pas possible, tant pis, mon « livre en retard » n’en sera que meilleur. Enfin, j’espère !

* Oui, je suis l’homme qui annonce qu’il est en retard, ni vu ni connu j’t’embrouille.

 

Published in: on août 11, 2017 at 9:40  Comments (12)  
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Les mouettes ont les pieds au sec

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Je suis désolé de ne pas avoir donné de nouvelles, mais depuis mon retour des Imaginales j’ai beaucoup écrit… quand je n’étais pas sur les routes. Quel plaisir de visiter la France ! Ce week-end, j’étais invité au Salon du Livre de Mer de Noirmoutier, ce qui m’a touché car il s’agit d’un festival de vrais marins. J’étais impressionné de rencontrer des aventuriers chevronnés tels que Sébastien Destremau, Georges Pernoud et Philippe Poupon. Je suis allé de surprises en surprises : Noirmoutier est une île si grande qu’elle regroupe plusieurs communes. Elle dispose depuis quelques années d’un pont, mais avec une altitude extrêmement peu élevée : oubliez les falaises de mes histoires de pirates ! Le port est tout aussi surprenant : un simple chenal, étroit, donnant sur l’Atlantique, bien éloigné des clichés des romans d’aventures du XIXe siècle.

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En se baladant dans les rues, on a le sentiment de découvrir une France hors du temps, authentique, avec ses maisons de pêcheurs pittoresques, son magnifique château, le marais salant derrière une digue, la chaussée Jacobsen, assaillie depuis plus deux siècles par l’océan.

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Les gens sont d’une grande hospitalité, simples et chaleureux, sans parler des auteures, aussi adorables que talentueuses : Violaine Desportes, l’enfant du pays qui participait à son premier salon et avec qui j’ai bien rigolé, Nathalie Minne et sa bonne humeur légendaire, Michèle Montmoulinex, marraine d’un rorqual (!) et bien sûr Marie Foucard, spécialiste de la Terre de Feu et de l’Antarctique, qui a navigué pendant 14 ans (en famille !) sur les mers glaciales du Sud…

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Autant dire que lors des repas ce fut un régal que d’écouter ces femmes et ces hommes parler de leurs aventures, employant des expressions improbables comme « les mouettes ont les pieds au sec » pour réclamer à boire… J’ai découvert quantité d’histoires incroyables, comme celle du père Jaouen qui emmenait sur son navire de jeunes délinquants et toxicomanes afin de les aider à se réinsérer dans la société. Ce fut l’occasion de réaliser, si je l’avais oublié, combien la vie en mer est difficile : sur un voilier, les livres pourrissent, les vêtements moisissent, et il faut constamment solutionner des problèmes techniques. En quittant un port pour retrouver l’océan sauvage, on est parfois rattrapé par la mélancolie, surtout lorsqu’on observe les lumières des maisons, autant de foyers douillets, s’éloigner dans la nuit glaciale…

J’ai moi-même quitté ce salon le coeur serré, avec l’impression de laisser derrière moi un monde à la fois familier et exotique, entre mythe et réalité. Un immense merci à Lydie, Gérard et les bénévoles pour leur accueil chaleureux, Bénédicte et Vincent, mes libraires dévoués du Trait d’Union, l’ami Daniel Pagés pour sa gentillesse, sans oublier Bragelonne. Hissez haut !

 

Published in: on juin 26, 2017 at 11:37  Comments (6)  
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Retour sur Terre

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Me voilà de retour après de merveilleuses Imaginales, et un coffre à souvenirs bien rempli.

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Même si je me fais régulièrement chambrer par mes amis pour mon naturel très (trop ?) enthousiaste, je crois que je resterai à jamais un fanboy, heureux de rencontrer ses idoles. À ce titre, j’ai été touché par la gentillesse de Christopher Priest, qui m’a salué par un tonitruant « Hi Jean-Sébastien » ! auquel j’ai répondu par un piteux « Aïe Christopher, eau ar iou  » ? À ma grande surprise, il se souvenait de moi, on avait parlé de l’adaptation du Prestige, que je vénère. Comme chaque année, j’ai apprécié la simplicité des écrivains anglo-saxons tels que James Morrow. J’ai notamment eu la chance de dîner avec Bradley P. Beaulieu, adorable, et Scott Lynch, très drôle, surtout quand il raconte dans la langue de Molière à Olivier Gay son désespoir de ne pas mieux parler le français.

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C’était bien sûr aussi l’occasion de rencontrer les frenchies, je dédicaçais, excusez du peu ! entre Fabien Cerutti et Jean-Laurent Socorro. Deux auteurs vraiment drôles, en plus d’être talentueux, c’était un vrai plaisir que de passer ces Imaginales avec eux. À un moment donné l’immense Jean-Luc Rivera m’a fait l’honneur de rejoindre mon stand, vantant les mérites de ma trilogie à des lecteurs impressionnés par cette véritable encyclopédie de l’Imaginaire…

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J’ai revu nombre d’anciens amis auteurs, impossible de tous les nommer, pardon pour les oublis ! Quel bonheur de retrouver Stéphane Pavanelli, Dominique Lémuri, André Woodcock, Thierry Fernandez, Marie Caillet, Bénédicte Coudière, Franck Dive, Laurent Genefort, Luce Basseterre, Héloïse de Ré, Michael Roch, Cécile Duquenne, G.D. Arthur, Sébastien Tissandier, Philippe Besancenet, Jean Vigne et sa moitié, Doris Facciolo, Stéphane Desienne, Olivier Saraja, Silène Edgar, Paul Beorn, Romain d’Huissier, Aude Cenga, Mathieu Rivero, Manon Fargeton, Andréa Deslacs, Alex Evans, Anne-Sophie Kindraich, Aurélie Wellenstein, Alehx, Christophe Nicolas, Jean-Claude Duynach, Olivier Sanfilippo, Cindy Van Wilder, Agnès Marot et Élodie Serano, quel plaisir que d’écouter Lise Syven me parler du fascinant univers de Saving Paradise, ou bien encore d’échanger avec la pétillante Méropée Malo, et le sage Régis Goddyn. Le soir était également un moment privilégié pour manger les frites de Pierre Pevel, merci à lui discuter avec mon éditeur, Stéphane Marsan, c’était passionnant d’apprendre tant de choses sur les coulisses de l’édition.

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J’ai d’ailleurs une anecdote assez incroyable à vous confier. En 2012, alors que je n’étais pas publié et que je venais pour la première fois à Epinal, je déjeunais avec Pierre Bordage, Vincent Jounieaux, mon amie Virginie et un jeune homme passionné de Fantasy, Victor. Je me souviens qu’avec Victor, nous avions beaucoup discuté, on se prenait à rêver d’une publication. Ironie du sort, le soir même, je passais avec succès le speed dating littéraire. Et voilà que vendredi dernier, un garçon au visage familier m’aborde.

– Eh ! C’est Victor, tu te rappelles de moi ?
– Victor ? Bien sûr ! On avait mangé avec Pierre Bordage.
– En fait je suis Victor Fleury, l’auteur de l‘Empire Électrique chez Bragelonne !

Imaginez ma stupéfaction ! Victor avait fini par se frotter lui aussi au speed dating littéraire. Qui aurait cru que cinq années plus tard nous serions tous les deux publiés chez Brage ? J’étais tellement heureux pour lui que je l’ai serré dans mes bras ! De la même façon, j’ai découvert qu’Arnaud Codeville était devenu un auto-publié à succès. Il a même gagné le concours des plumes francophones organisé par Amazon !

Vous l’aurez deviné, pour moi les Imaginales c’est ça, un festival plein de surprises, capable d’exaucer des rêves d’adolescent. Grâce à Épinal, j’ai eu la chance de bavarder avec Karim Berouka que j’écoutais religieusement au lycée à l’époque de Ludwig Von 88.

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J’ai retrouvé une autre idole de jeunesse, Bruno Bellamy, illustrateur du magazine culte Casus Belli.

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J’ai appris par Bénédicte Coudière que l’équipage du mythique Belem allait emporter un exemplaire des pirates de l’Escroc-Griffe !

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Et puis, il y a la magie des dédicaces. J’ai enfin pu avoir sur le stand ma trilogie complète, c’était donc l’occasion d’échanger avec d’anciens lecteurs qui ont lu la totalité de ma saga… quel soulagement de savoir qu’ils avaient aimé les trois tomes ! Un moment particulièrement émouvant, celui où Stéphane, un cosplayer, est venu à mon stand déguisé en « Patiente Vite », le chat pilote de zombies de mon tome 3 !

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J’ai été touché et honoré, de réaliser que mon histoire ne m’appartenait plus vraiment, c’est le plus beau cadeau que je pouvais recevoir de mes lecteurs.

Je termine ce long article en adressant un immense merci à mes compagnons de l’imaginaire qui ont eu la gentillesse d’être venu me faire coucou sur mon stand, pardon pour les oublis  : Lowëya, Panthera, Katia Lanero Zamora, Luani, Arcane, Capucine, Iliane, Mistigri, Sia d’Encres, Elyna, Ermina, @brome, Cindy Chaussette, Lilie Bagage, Gab Stael, Axelle C, Crazy, Célia Deiana, Caladhiel, Pénélope Chester, Florian Klein, Anaïs et Hadrien, Jonathan Alaëlle, Patrice Verry, Marianne Stern, Eva Reitzer, Lofarr… Vivement l’année prochaine !

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Published in: on mai 23, 2017 at 6:53  Comments (19)  
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Imaginales en approche

Une fois de plus, je serai de jeudi à dimanche en dédicace aux Imaginales, l’événement incontournable en France pour tout fan de SFFF qui se respecte. Que vous soyez lecteurs ou auteurs, j’ai hâte de vous retrouver !

 

Published in: on mai 16, 2017 at 11:11  Comments (2)  
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Les Futuriales

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Me voici de retour après une pause de deux semaines, la faute à la vraie vie, et à cette hystérie électorale qui me désole. Heureusement, il y a eu un festival pour prendre une bouffée d’air, les Futuriales.

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Un salon qui m’a permis de revoir les amis Bénédicte Taffin, Nadia Coste, G.D. Arthur, Laurent Genefort, Franck Dive, Damien Snyers, Romain d’Huissier et Anne-Sophie Kindraich, mais aussi de faire la connaissance de Ruperto Sanquer, une auteure géniale.

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J’ai rencontré de nouveaux lecteurs, et retrouvé des amis de longue date qui me manquent. Cerise sur le gâteau, Laurent a eu la gentillesse de m’offrir un de ses romans, Points Chauds.

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Sans surprise, c’est Latium qui a remporté le Prix Révélation des Futuriales, il va bien falloir que je lise un jour ce roman SF acclamé par la critique !

Published in: on mai 5, 2017 at 9:53  Comments (1)  
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Je serai aux Imaginales ! 

Info de dernière minute : je serai en dédicace aux Imaginales ! Merci à Leslie et Fanny de chez Bragelonne, et bien sûr merci à l’organisation du festival ! YATTA !!!!!!!!

Published in: on avril 11, 2017 at 2:15  Comments (9)  

L’effet salon

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Je me remets à peine de mes émotions après un festival magique qui m’a complètement pris au dépourvu, alors que… j’habite à côté de Metz. « Les cordonniers sont les plus mal chaussés »… Il a fallu que je sois invité dans ce salon pour réaliser combien la ville de Metz était dynamique sur le plan culturel. Tout avait pourtant mal commencé : vendredi matin, mon kakemono se brise dans un bruit de tonnerre, provoquant la panique de collégiens amassés devant le stand (de là à dire que l’un d’entre eux a une part de responsabilité dans ce désastre, il n’y a qu’un pas que je franchis allègrement). Je vous avoue que sur le coup, j’ai ressenti un grand trouble dans la Force.

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Fort heureusement, mes amis lorrains étaient là pour sauver mon étendard : grâce au génie mécanique de @Brome et le Saint Scotch de Florian, dès le lendemain les couleurs de Bragelonne flottaient fièrement aux quatre vents.

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En confiance, je pouvais dédicacer dans la sérénité, avec des camarades de l’imaginaire que j’apprécie. Grâce à la 25e Heure du Livre, je connaissais déjà la talentueuse Méropée Malo avec qui je m’amuse toujours beaucoup. Il nous arrive souvent des événements improbables, surtout quand un vieux monsieur bizarre découvre la couverture de Sorcière malgré elle et ne peut s’empêcher de tendre le pouce et l’auriculaire, sorcière oblige…

Je n’ai malheureusement pas eu le temps de beaucoup discuter avec Aurélie Wellenstein, auteure du fameux Roi des Fauves, qu’elle m’avait fait lire en exclusivité bien avant sa publication, mais j’étais assis près de l’ami Paul Beorn dont j’adore la plume. Je dois avouer que lorsqu’il était absent du stand, j’ai parfois assuré la promo du magnifique Septième Guerrier Mage (plusieurs exemplaires vendus à mon actif, mais avec un roman primé aux Imaginales je dois reconnaître que c’était plus que facile…).

Et comme j’ai de la chance, après avoir fait sa connaissance à Nice, j’ai retrouvé Laurent Genefort, l’homme avec qui il est impossible de s’ennuyer. Je pense que si je devais choisir un seul livre à emporter sur une île déserte, je déciderai plutôt d’emmener Laurent lui-même tant sa culture SF est impressionnante, sans parler de ses pertinentes réflexions scientifico-philosophiques sur l’écologie et l’Humanité. Un auteur français visionnaire digne d’un Franck Herbert, mais avec une modestie et une gentillesse qui forcent le respect, c’est assez rare pour être souligné. Cerise sur le gâteau, nous avons plusieurs passions communes.

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Bien sûr, ce festival était aussi l’occasion de saluer des lecteurs de longue date, certains étaient même présents lors ma première dédicace à la FNAC de Metz, en 2015 ! Chaque retrouvaille avec un habitué de L’Escroc-Griffe était un feu d’artifice émotionnel, sans oublier le plaisir de découvrir de nouveaux lecteurs.

Vous l’aurez deviné, si le festival m’a impressionné au niveau de la fréquentation, ce sont les rencontres qui m’ont le plus marqué. Être auteur, c’est passer énormément de temps seul devant son ordinateur… inutile de dire que ces salons constituent de véritables bouffées d’oxygène. C’est le moment de prendre des nouvelles d’amis écrivains, de parler de projets, et de rire dans une ambiance bonne enfant propre à la SFFF. Loin d’être une industrie sans âme, le monde de la littérature relève plus d’un artisanat dont les maillons sont étroitement liés. À ce titre, j’ai été particulièrement touché par ma rencontre avec Nathalie Mysliwiec et sa joyeuse équipe de La librairie d’en Face.

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J’avais l’impression de connaître Nathalie, et pour cause : quelques années auparavant, elle avait été libraire à la FNAC de Metz, et m’avait même accueilli lors de mes toutes premières dédicaces ! Sans des personnes comme Nathalie, Damien et Justine, non seulement ces salons seraient impossibles, mais en plus la chaîne du livre serait privée de maillons humains indispensables. Des femmes et des hommes capables de transmettre la passion de la lecture, cela n’a pas de prix.

Dimanche soir, c’est non sans une certaine émotion que j’ai dit au revoir à toutes ces belles personnes, mais avec la joie de savoir que j’allais retrouver mes amis auteurs dans des festivals. De la même façon, je suis heureux de savoir que La librairie d’en Face soit près de chez moi. J’ai découvert une île au(x) trésor(s), un refuge de l’imaginaire qui me fait rêver.

Rien que pour tous ces moments, cela vaut la peine d’écrire… Tiens, d’ailleurs, ce matin j’avais des idées plein la tête. C’est ce que j’appelle « l’effet salon » 🙂

Published in: on avril 11, 2017 at 9:44  Comments (9)  
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En bref

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Cette semaine, je risque d’être quelque peu absent… seulement virtuellement, car je vais participer au salon du Livre à Metz, de vendredi à dimanche. Un gros événement, avec pas moins de 35.000 visiteurs attendus ! L’imaginaire ne sera pas en reste puisqu’on retrouvera les incontournables Laurent Genefort et Paul Beorn. Si vous êtes dans le coin et que vous avez envie de bavarder, je serai au stand « Librairie d’en face », dans le chapiteau « grande librairie ». En attendant, demain aura lieu un autre événement : la sortie numérique de mon  intégrale, pour une durée limitée d’un mois seulement. Si vous êtes sur liseuse et que vous ne connaissez pas encore ma trilogie, c’est l’occasion de faire des économies de la découvrir.

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Sinon je voulais aussi vous dire que j’avance à grands pas sur ma nouvelle trilogie. Pendant quelques semaines j’étais bloqué dans mon écriture à cause d’un problème… qui n’en était pas vraiment un, mais grâce à une discussion avec mon amie auteure Dominique Lémuri, les obstacles que mon esprit avait construit se sont dissipés. C’est un vrai bonheur que de retrouver cet univers, je me sens dans la peau d’un Peter Pan adulte redevenu jeune qui retourne dans un Pays Imaginaire… qu’il avait un peu oublié.

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Même si l’histoire sera complètement accessible à une personne qui n’a jamais lu les pirates de L’Escroc-Griffe, je me rends compte que trois tomes, ce n’était pas suffisant. Comble de l’ironie, en tant que lecteur j’ai toujours un peu râlé quand les écrivains déclinent leur saga en sept volumes (ou plus). Aujourd’hui, je réalise qu’écrire une histoire sur plusieurs trilogies est peut-être la formule qui me correspond le mieux… enfin, l’avenir le dira.

À bientôt les amis !

Published in: on avril 4, 2017 at 7:51  Comments (4)  
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Coming out

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Pfff, par quoi commencer ? (soupir)

Hum.

Bon. Vous vous souvenez de cet article dans lequel j’expliquais que j’avais passé six mois à bosser sur le synopsis d’un quatrième roman historico-fantastique ? Ceux qui me connaissent le savent, j’ai répété  à maintes reprises que JAMAIS je ne me relancerai dans une trilogie. Trop de souffrance, trop de pression, et surtout trop d’années passées à corriger 1200 pages… Un vrai calvaire.

Il y a une semaine, j’étais tranquillement assis dans le train lorsque soudain je fus frappé par la foudre. Comment avais-je pu passer à côté de CETTE IDÉE ?

Arrivé à la maison, j’écrivais frénétiquement jusqu’au milieu de la nuit les… trois synopsis de ce qui ressemblait fort à… à… hum, disons une… trilogie (on ne ricane pas).

Un spin-off qui se déroule dans (l’immense) univers des pirates de L’Escroc-Griffe, à une autre époque et sur un monde inédit. Une trilogie indépendante de la première série, avec des protagonistes différents.

À mesure que je prenais plaisir à martyriser mon clavier, je ne pouvais m’empêcher de me sentir coupable vis-à-vis de mon projet de livre historico-fantastique. Je me retrouvais dans la peau du quadragénaire-marié-deux enfants qui tombe amoureux d’une petite jeune, bouleversé par des émotions qu’il pensait ne plus jamais ressentir. Une excitation qui m’a donné l’impression de rajeunir de dix ans.

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Au réveil, j’avais le sourire, mais aussi peur des réactions de mes proches. N’était-ce pas un fantasme d’auteur sans lendemain ? Pourtant, mes sentiments étaient toujours là. J’étais amoureux de cette nouvelle trilogie et plus que tout, j’avais envie de repartir explorer cet univers que je connaissais si bien, comme lorsque j’avais la vingtaine. J’éprouvais un tel soulagement que je mettais mon projet historico-fantastique en stand-by.

Depuis, je n’ai pas arrêté d’écrire… et même de beaucoup écrire.

Ce qui est complètement fou, c’est que j’ai créé trois synopsis sommaires en une nuit, alors qu’il m’a fallu six mois pour accoucher péniblement du plan du roman historique fantastique que je préparais. J’espère ne pas avoir perdu toute crédibilité à vos yeux.

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Ma muse fait parfois n’importe quoi

La grande leçon à tirer de cette crise de la quarantaine qui approche mon revirement, c’est qu’il faut écouter son instinct, son cœur, voire ses tripes. Même si je ne renie pas mon autre projet (je vous assure que l’idée est vraiment originale, du moins à mes yeux), je pense que j’ai lancé ce chantier pour de mauvaises raisons. Bêtement, je voulais prouver à mes lecteurs que j’étais capable d’imaginer autre chose que de la fantasy, que je savais inventer des histoires adultes plus sombres. Il y a quelques semaines, j’ai même écrit en cachette une nouvelle de SF orientée hard science. Il faut que j’arrête de me mentir, et assumer ma vraie nature.

Je suis un écrivain de Fantasy young adult dans l’âme et j’adore ça !

Je crois aussi que sans m’en rendre compte, les paroles de Stéphane m’ont rassuré et apaisé, comme si des digues logées dans mon inconscient avaient sauté.

Cela ne veut pas dire que je n’écrirai pas un jour ce roman historique qui me tient à cœur, mais pour l’instant je m’amuse comme un petit fou. Une trilogie, il n’y a que ça de vrai…

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… Même si une trilogie prend pas mal de place dans une vie d’auteur

Voilà, vous pouvez me balancer œufs et tomates.

Bonus : mon article écrit il y a un an, intitulé Pourquoi il ne faut jamais écrire de trilogie (tiens, il y avait également Gandalf dedans).

Published in: on janvier 16, 2017 at 9:58  Comments (27)  

Stéphane Marsan parle des Pirates

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Cela faisait longtemps que j’avais envie de vous parler de Dream On, un excellent podcast de Mister D consacré aux coulisses de l’édition. Dans cette émission unique en son genre mon éditeur, Stéphane Marsan, évoque sans langue de bois son métier, les rapports entre maisons, auteurs, libraires et agents, le tout avec des anecdotes croustillantes. Il raconte également le travail éditorial, mais aussi les salons littéraires, l’histoire de Bragelonne   ainsi que le numérique. Autant dire que ce podcast est une mine d’or pour les écrivains, publiés ou pas, ainsi que pour les passionnés de SFFF* en général. Tous les numéros sont disponibles sur le site officiel, ainsi que sur iTunes. Pour ceux que ça intéresse, je vous conseille de les écouter dans l’ordre.

Dans l’épisode 11, il était (entre autre) question des intégrales Bragelonne de ce Noël, ainsi  que de ma trilogie, à partir de la huitième minute ici :

J’ai été très touché par les mots de mon éditeur. Merci Stéphane !

*Science-Fiction, Fantasy, Fantastique

Published in: on janvier 11, 2017 at 12:12  Comments (9)