Les sciences prodigieuses de l’Empire byzantin, manifeste pour un nouveau steampunk

Comme la plupart d’entre vous, j’aime lire du steampunk, mais dans cet article sur la machine d’Anticythère et les mécanismes de l’Antiquité, nous avions vu que bien avant l’ère de la vapeur, il existait des engins sophistiqués. En tant qu’auteur, j’adore l’idée de pousser la technologie dans ses derniers retranchements, et pas seulement celle du XIXe siècle.

Le Moyen-Âge constitue un cadre idéal, avec une civilisation considérablement en avance sur l’Occident d’un point de vue technique : l’Empire byzantin. Franchement, pourquoi les auteurs n’exploitent pas davantage cette période ? De nombreux documents attestent d’une supériorité technologique pour le moins effarante. Ainsi, au Xe siècle, l’ambassadeur Liutprand de Crémone rapporte un récit digne d’une histoire de science-fiction :

Devant l’empereur se trouvait un arbre de bronze recouvert d’or dont les branches étaient garnies d’oiseaux de bronze, qui imitaient les cris des vrais oiseaux. Le trône impérial était fabriqué de telle façon qu’il paraissait d’abord très bas, puis plus haut et à un autre moment complètement en l’air. Des lions dorés, de bois ou de bronze, semblaient le garder ; ils frappaient le sol de leur queue tandis qu’un rugissement sortait de leur bouche ouverte où ils roulaient la langue. J’approchai de l’empereur et j’accomplis trois fois la proskynèse (prosternation par terre).

De toute évidence, les Byzantins ont conservé la science des automates, d’inoffensives machines déjà mentionnées par les auteurs grecs de l’Antiquité. Ces automates rappellent ceux de Philon de Byzance, l’inventeur de Pan et le cerf assoiffé, d’oiseaux hydrauliques, ainsi que de la fameuse servante (un « robot » rudimentaire)

Si vous rêvez d’écrire une roman médiéval qui se déroule à Constantinople et que vous avez besoin d’informations sur la science byzantine, confrontée à l’obscurantisme religieux, je suis votre homme.

nom de la rose

Le fanatisme donne une vilaine peau


Minute ! C’est quoi la différence entre Byzance, Constantinople, et Istanbul ?

En géographie, pratiquement aucune. Byzance est une riche cité grecque de l’Antiquité. Plus tard, à l’époque de l’Empire romain, l’empereur Constantin fait reconstruire une nouvelle capitale pour remplacer Rome, car les frontières à l’Est sont menacées par les barbares. C’est ainsi que Constantinople nait en 330 après J.-C. Son histoire est étroitement liée à celle d’Alexandrie, et à la « chute de l’Empire romain » qui intervient officiellement en 476 après J.-C., date de l’abdication de son dernier empereur fantoche, le jeune Romulus Augustule… dans l’indifférence la plus totale. Aujourd’hui la plupart des historiens sont d’accord pour dire qu’il n’y a pas de chute brutale de l’Empire romain. Quelques scientifiques remettent même en cause l’idée d’une décadence et préfèrent parler de continuité. Ils n’ont pas tort : si l’Empire romain a décliné, les choses se sont gâtées bien avant 476. En 410, les Goths (je parle des barbares, hein, et non des gens en noir qui écoutent de la musique triste) pillent Rome, et prouvent que les ignorants n’ont pas attendu Daesh pour s’attaquer à la culture. Le sac de Rome est un véritable crime contre l’Humanité car les archives impériales sont détruites, les bibliothèques brûlées, les professeurs assassinés. Cette catastrophe civilisationnelle a des répercussions au niveau universitaire, dans toutes les disciplines. Alors que Constantinople résiste (et prouve qu’elle existe), en Occident, il n’y a désormais plus de cadre intellectuel fertile favorisant les ingénieurs. Le sac de Rome n’est malheureusement pas un événement tragique isolé.

Bon, c’est moche, mais quel rapport avec Constantinople et Alexandrie ?

Ironie du sort, c’est depuis Constantinople que le monothéisme va porter un autre coup terrible à la science antique. En 380, le tristement célèbre empereur Théodose, un fanatique chrétien homophobe avec qui je n’aurais pas aimé partir en vacances, proclame le christianisme religion officielle et interdit le polythéisme. Concrètement, cela signifie qu’on empêche aux « païens » d’acceder à leurs lieux de culte et qu’on supprime toutes leurs cérémonies. Les temples sont détruits ou consacrés en églises, les statues des divinités brisées. Sans surprise, la bibliothèque d’Alexandrie est incendiée en 391, au grand dam de la philosophe, mathématicienne et astronome Hypathie, dont les travaux disparaissent dans les flammes (si vous avez l’occasion, regardez le beau film qui lui est consacré, Agora).


Bon nombre de recherches scientifiques sont perdues à jamais. On estime que moins de 10% des livres antiques, nous ont été transmis, et le plus souvent sous une forme remixée christianisée. Ainsi, en philosophie, l’étude de Platon n’est tolérée que dans une optique monothéiste. Il faudra attendre le XIXe siècle pour retrouver une bibliothèque de la taille de celle d’Alexandrie. Dans le domaine de la mécanique, les recherches sur les éolipyles, les premières machines à vapeur, vont subir un coup d’arrêt de plus d’un millénaire. Les travaux ne reprennent officiellement qu’en 1551, avec le polymathe arabe, Taqi al-Din.

Les philosophes deviennent des cibles de choix pour les fanatiques chrétiens : quelques années après l’incendie de sa bibliothèque, la malheureuse Hypathie est amenée de force dans une église. Déshabillée, elle est frappée à coups de tessons, puis les restes de son corps démembré sont trainés dans la rue. Par la suite, les derniers intellectuels tels que Étienne d’Alexandrie (philosophe, mathématicien, astronome, et alchimiste) se voient contraints de migrer à… Constantinople, qui va profiter de cette diaspora. Ironie du sort, l’intolérance de Théodose provoquera l’arrivée de bon nombre de philosophes dans sa propre cité !

La mort de Théodose en 395, le dernier vrai psychopathe empereur d’envergure, marque la fin de l’Empire romain tel qu’on le connait. Ses deux fils se partagent l’Empire romain d’Occident et l’Empire romain d’Orient, à l’intérieur duquel on parle grec plutôt que latin. Plus jamais l’Empire romain antique ne sera réuni.

empire

Ce partage territorial et administratif a une grande importance. Tandis que l’Europe subit les invasions barbares, et que le foyer intellectuel d’Alexandrie meurt à petit feu, Constantinople demeure le garant d’un art de vivre, d’une certaine « romanité ». Ses habitants se considèrent comme les seuls ressortissants de l’Empire romain, « l’Empire romain d’Orient » (vous suivez toujours ?).

Ses savants vont assurer la transmission du savoir antique, de la science et de l’ingénierie de façon spectaculaire. Ainsi, lors des sièges, pour ne pas manquer de farine, le général Bélisaire invente les moulins à roues à aubes qui seront utilisés jusqu’au XIXe siècle.

À la différence de Rome, la Constantinople de l’empereur chrétien Justinien résiste aux envahisseurs barbares pendant tout le VIe siècle, et reprend même de nombreux territoires : l’Italie, l’Afrique du Nord, le Sud de l’Espagne, le Proche-Orient, les Balkans…

L'Empire byzantin

L’Empire de Justinien : l’apogée de l’Empire byzantin

 

Attendez, tout n’était pas rose ! Sous le règne de Justinien, l’école néoplatonicienne d’Athènes est interdite, les païens et les juifs sont proscrits… 

Je vous le concède… mais ces répressions, aussi révoltantes soient-elles, ne doivent pas occulter les formidables avancées accomplies durant cette période. L’antique basilique de la Sagesse Divine de Constantin est reconstruite et devient la basilique Sainte-Sophie, le dernier chef d’oeuvre de l’Antiquité. Sainte-Sophie restera pendant près de mille ans la plus grande église du monde. Des aqueducs et des murailles cyclopéennes sont érigés. Les égouts et fontaines de Constantinople, qui reposent sur la science hydraulique des Grecs, émerveillent les voyageurs. Avec Justinien, l’Antiquité vit son crépuscule. Après sa mort en 565, l’Empire ne conserve que les Balkans, l’Asie Mineure et le Sud de l’Italie. Les ingénieurs orientaux doivent inventer les armes les plus efficaces pour aider l’armée contre ses multiples ennemis, il en va de la survie de Constantinople. C’est à cette époque que nait le trébuchet à traction, une redoutable machine à projectiles capable de démolir des fortifications.

trebuchet byzantin

Sur les mers, les « Romains » utilisent contre les Arabes et les Turcs une invention terrifiante, le feu grégeois (le « feu grec »), dont le secret de fabrication est jalousement conservé par les alchimistes.

Le « feu grec » ?

En fait cette substance est connue sous de nombreux noms différents : feu liquide, romain, de guerre, explosif… Son origine remonte, comme les automates, à l’Antiquité. Il s’agit d’un mélange tellement inflammable qu’il brûle même dans l’eau, mais la composition de ce feu chimique est aujourd’hui perdue. On raconte que des siècles plus tard, un savant de Louis XV a réussi à trouver à nouveau la recette. Horrifié, le roi aurait détruit la formule !

Plus de mille ans avant l’invention du napalm au Vietnâm, la flotte de Constantinople emploie le feu grégeois de différentes manières. En mer, des tubes, véritables lance-flammes avant l’heure, arment les navires byzantins. Les simples explosions ne manquent pas de donner un avantage psychologique certain. Au niveau du mécanisme, une pompe est activée, et propulse le terrible liquide. La chaleur est telle que les siphonarios, les soldats responsables de la machine, doivent se protéger derrière des écrans thermiques en fer ! Il existe d’autres inconvénients : la portée, ainsi que les conditions atmosphériques. Le mauvais temps interdit tout simplement l’utilisation de cette arme.

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Aussi incroyable que cela puisse paraître, il existe une version « portable » de ce lance-flammes, le cheirosiphōn, « siphon à mains », que l’on utilise pendant les sièges. Ses effets sont dévastateurs comme l’atteste Jean de Joinville lors de la Septième Croisade de Saint-Louis :

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Il était aussi large en avant, comme un tonneau de vinaigre, et la queue de feu qui traînait derrière était grosse comme une grande lance, et il fait un tel bruit, comme il est venu, qu’il sonnait comme le tonnerre du ciel. Il ressemblait à un dragon volant dans les airs. Une telle lumière vive avait-elle brillé, que l’on pouvait voir tout sur le camp comme s’il faisait jour, en raison de la grande masse de feu, et l’éclat de la lumière versée. Trois fois cette nuit-là ils lancèrent le feu grec contre nous.

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Autre arme connue, toute aussi dévastatrice, la grenade, projetée par des catapultes qui peuvent atteindre leurs cibles à plus de 400 mètres de distance. Elle est utilisée pour incendier les bateaux ennemis.

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Même si les habitants de l’Empire continuent de s’appeler les Rhomaioi (« Romains »), les historiens ne parlent plus d’Empire romain d’Orient mais d’Empire byzantin. Si malgré plusieurs incendies, la bibliothèque de Constantinople permet de transmettre un précieux savoir, à Alexandrie la science antique, elle, n’est déjà plus qu’un lointain souvenir. Le constat est d’autant plus cruel quand on lit ce texte d’un moine chrétien égyptien du VIIe siècle, Jean de Nikiou, à vous glacer le sang. Vous vous souvenez de la pauvre Hypatie, la  philosophe, mathématicienne et astronome dont je vous parlais plus haut ? Voilà ce que ce sympathique moine a retenu de la mort de sa compatriote, un peu plus de deux siècles après son supplice à Alexandrie… :

En ces temps apparut une femme philosophe, une païenne nommée Hypatie, et elle se consacrait à plein temps à la magie, aux astrolabes et aux instruments de musique, et elle ensorcela beaucoup de gens par ses dons sataniques. Et le gouverneur de la cité l’honorait excessivement ; en effet, elle l’avait ensorcelé par sa magie. Et il cessa d’aller à l’église comme c’était son habitude… Une multitude de croyants s’assembla guidée par Pierre le magistrat — lequel était sous tous aspects un parfait croyant en Jésus-Christ — et ils entreprirent de trouver cette femme païenne qui avait ensorcelé le peuple de la cité et le préfet par ses sortilèges. Et quand ils apprirent où elle était, ils la trouvèrent assise et l’ayant arrachée à son siège, ils la trainèrent jusqu’à la grande église appelée Césarion. On était dans les jours de jeûne. Et ils déchirèrent ses vêtements et la firent traîner (derrière un char) dans les rues de la ville jusqu’à ce qu’elle mourût. Et ils la transportèrent à un endroit nommé Cinaron où ils brûlèrent son corps. Et tous les gens autour du patriarche Cyrille l’appelèrent  » le nouveau Théophile », car il avait détruit les derniers restes d’idolâtrie dans la cité.

Cela en dit long sur le recul du savoir antique en seulement deux cent ans…

Fort heureusement, alors que beaucoup d’oeuvres « païennes » sont vouées aux gémonies par l’Église catholique, les Byzantins contribuent à préserver la culture occidentale en conservant des textes philosophiques majeurs, comme ceux d’Aristote. En médecine, pendant plusieurs siècles l’Occident fait n’importe quoi se base sur Gallien, tandis que les Byzantins préfèrent Hippocrate, et surpassent les connaissances chirurgicales des Francs à l’époque des Croisades.

Ceux qui se font appeler « Romains » ne sont pas seulement les dépositaires du savoir antique, ils l’enrichissent considérablement aux contact des civilisations arabes et perses. La géographie grecque est complétée par le biais d’atlas, en partie grâce au comptoir égypto-byzantin de l’île de Dioscoride, au large du Yemen : les Byzantins commercent avec Kerala, au sud de l’Inde !

En 1054 l’Église chrétienne subit le schisme, la « séparation » : l’Église orthodoxe du patriarche de Constantinople se détache de l’Église catholique du pape de Rome, ce qui aura, là aussi, des conséquences scientifiques. À la différence de leurs homologues de l’Occident catholique, jamais les astronomes byzantins ne sont persécutés.

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L’Empire byzantin en 1025 après J.-C. : dernier moment de prospérité avant un déclin inéluctable

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il n’est donc pas étonnant de constater que Constantinople possède une avance intellectuelle considérable sur l’ensemble de l’Europe médiévale. À mon grand regret, ce sujet est peu abordé car pendant longtemps en Occident on a méprisé cette civilisation (d’où l’expression « administration byzantine » pour désigner quelque chose d’inutilement compliquée). Pourtant, ces sciences techniques, loin d’être anecdotiques, témoignaient d’une culture brillante, raffinée et humaniste. Fille de Rome et d’Alexandrie, Constantinople aura une influence durable sur l’architecture de son temps, preuve en est avec la basilique à coupoles de Saint Marc à Venise, les mosquées ottomanes, la cathédrale de Kiev, la mosquée de Damas, le dôme du Rocher… La prise de Constantinople en 1453 par les Turcs, et ce qu’on appellerait aujourd’hui la « fuite des cerveaux » vers l’Occident, marqua un renouveau spectaculaire. Une période de prospérité quasiment sans précédent en Europe. Plus qu’un retour vers l’Antiquité… une Renaissance.

Si vous voulez aller plus loin, je vous conseille un excellent site qui a en partie inspiré mon article, celui du musée des technologies des Grecs de l’Antiquité.

Published in: on février 27, 2016 at 11:45  Comments (11)  

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11 commentairesLaisser un commentaire

  1. Article passionnant où l’on voit que l’obscurantisme (et la résistance à l’obscurantisme, aussi et heureusement) a été largement partagé dans le monde, comme de nos jours, d’ailleurs. Joli travail de recherche, merci ! (et ça me donne des idées…)

    • Yes ! Ravi que ce billet te donne de l’inspiration ! Oui, l’obscurantisme est un fléau, où serions-nous en 2016 si nous n’avions pas subi de telles tragédies ? Peut-être sur Mars 😉

      • Sans rigoler, c’est effrayant. Et on parle de l’obscurantisme religieux, mais il n’est pas le seul. Aujourd’hui, qu’offre-t-on en matière de culture artistique ou scientifique au plus grand nombre ? Aux heures de grande écoute ? Je commence à me dire qu’il y a plus de culture honnêtement faite sur Youtube qu’à la télé. D’ailleurs, mes gamins suivent des programmes comme e-penser avec plaisir (depuis que C’est pas Sorcier a été arrêté…)

        • Oui, hélas, c’est bien triste ! Hier soir un documentaire projeté à l’université de Metz m’a un peu redonné le moral, il y a pas mal de résidences d’écrivain financées par la France, la Belgique, le Luxembourg, l’Allemagne. Mais tu as raison, vivement une révolution culturelle qui nous tire vers le haut !

  2. Article très intéressant, merci beaucoup. Une petite faute de frappe à la fin : la prise de Constantinople se fait en 1453 et non en 1543. Est-ce le début d’une uchronie ? 😉

    A propos de Constantinople/Byzance/Istanbul : En turc, on désigne encore aujourd’hui les Grecs natifs d’Istanbul sous le terme de  » rûm « . Comme quoi l’histoire est encore présente dans la vie de tous les jours, cinq cent ans après le siège de la ville…

  3. Oups, merci ! 😉
    C’est clair ! Istanbul est une ville fascinante, que j’adore…

    • Et de fait, ton article m’a vraiment donné envie d’écrire de la fantasy (plus) historique / du steampunk byzantin, peu importe la dénomination.. Beaucoup de textes parus en France s’inspirent de l’Europe de l’Ouest mais assez peu du reste du monde…

  4. Super article, très détaillé, grand merci cher Capitaine ! ❤

    Tout à fait d'accord sur la richesse d'autres époques que le 19e siècle pour écrire du steampunk ! J'avoue qu'à la lecture de ton article, la tisseuse à histoires dans ma tête s'est mise en marche…

    Et toi, tu vas nous en écrire des romans ou des nouvelles de steampunk byzantin ? :p

  5. Bravo pour cet article, on sent le passionné et l’intérêt que tu portes à ce domaine !
    Super intéressant. 😉

    • Merci Lorhkan ❤ Oui, l'Antiquité Tardive m'a toujours passionné 🙂

  6. […] il ne faut jamais écrire de trilogie, Créer un univers imaginaire, Hygiène de l’écrivain, Les sciences prodigieuses de l’Empire byzantin, manifeste pour un nouveau steampunk et Le dao de l’écriture… Le moins que l’on puisse dire, c’est que vous […]


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