« D’où tirez-vous votre inspiration ? »

 

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Comme bien des auteurs, il ne se passe pas un salon sans qu’on me pose cette question qui m’a longtemps fait sourire. Il y a quelques années, j’ai écrit sur ce blog que l’inspiration n’était qu’un mythe, qu’elle s’entretenait à mesure qu’on restait plusieurs heures par jour à écrire derrière l’écran de son ordinateur.

En réalité, je pense désormais que c’est, disons, plus compliqué. Bien sûr, les réflexions qui vont suivre ne sont que des théories de ma part ! Mais il est bon de partir d’un cadre théorique pour, par la suite, parler de techniques artisanales efficaces. Oui, j’ose aborder un grand tabou de la littérature : pour moi, l’inspiration n’est qu’un outil comme un autre, qu’il est possible d’aiguiser, comme n’importe quel outil… mais qu’est-ce qu’on entend par « inspiration » ?

Dans notre société matérialiste, il est difficile de s’imaginer que jusqu’au XIXe siècle, les gens avaient une conception in spiritum de l’inspiration, avec des idées qui tombaient (au sens propre) du ciel, les artistes jouant le rôle de prophètes incompris en lien avec le divin.

Cette conception très ancienne a volé en éclats avec la naissance de l’art moderne, tant en littérature qu’en peinture, sculpture… Aujourd’hui il n’est plus question de sacraliser quoi que ce soit, l’art devenant « banal », et non issu d’une inspiration divine, pour le meilleur et pour le pire. Pablo Picasso n’a-t-il pas dit  » les bons artistes copient, les grands artistes volent » ?

Mais alors d’où vient l’inspiration ? Tout au long de ma vie, j’ai évolué en ce qui concerne cette question. Bien sûr, l’auteur est conditionné par ses lectures. À force de lire des livres il recycle, au moins inconsciemment, des idées… mais pour moi l’inspiration est bien plus subtile que cela. Quand j’étudiais l’Histoire à l’université, pendant un temps j’ai cru à la vision romantique de Platon, à un monde des Idées, invisible. J’imaginais une noosphère qui entourait la Terre, et le fait que les artistes dits « géniaux » étaient seulement des artistes un peu plus « connectés » que d’autres à ces idées qui flottaient dans l’atmosphère.

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Ce qui me confortait dans cette vision, c’est qu’une part non négligeable d’idées me viennent de rêves. C’est le cas d’un arc narratif d’un de mes romans, les Corsaires de l’Écosphère. Quasiment toute l’intrigue autour des loups de Leucédoine est issue d’un songe. Cela n’a rien d’exceptionnel, n’importe quel écrivain peut procéder ainsi, et certains scientifiques célèbres ont même fait des découvertes grâce à cet état de conscience modifié que tout le monde connait, mais qui est sous-exploité.

Il y a une technique pour se rappeler de ses rêves : dès le réveil, il suffit de les noter sur un carnet (pour ma part j’utilise mon smartphone). Au bout d’une semaine, le cerveau s’habitue à cette gymnastique et les songes deviennent de plus en plus clairs. À force de pratique régulière, il arrive qu’on se souvienne de plusieurs rêves effectués durant une même nuit. Il faut juste veiller à maintenir cette activité toute l’année. Une prise de notes irrégulière rend plus difficile ce phénomène de mémorisation, mais même après une coupure d’un mois, il suffit de quelques jours pour remettre son cerveau en condition.

Aujourd’hui, je ne crois plus à un monde des idées ou à une noosphère, car les rêves ne constituent pas ma seule source d’inspiration. En 2014 j’ai découvert la méditation, qui m’a apporté énormément de bienfaits dans mon quotidien, je l’avais d’ailleurs raconté dans mon article Hygiène de l’écrivain. Je médite tous les jours chez moi, mais également dans le temple bouddhiste que je fréquente une fois par semaine. À un moment donné, je me suis posé la question de savoir si la méditation ne constituait pas un frein à l’écriture : si le but ultime de la méditation est d’être heureux, en harmonie avec les autres, de se libérer des désirs, frustrations et autres souffrances, le risque n’est-il pas de ne plus avoir envie d’écrire ?

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En réalité, en ce qui me concerne, c’est exactement le contraire qui s’est produit, non sans une certaine ironie. En 2016, j’ai passé six mois de ma vie à écrire le synopsis très détaillé d’un roman historique fantastique… jusqu’au jour où je suis allé, comme tous les lundi soir, à mon temple tibétain. J’étais particulièrement serein lorsque soudain, en pleine méditation, des idées me sont venues. Là encore, cela n’a rien de surprenant. Grâce à la méditation, l’esprit est plus disposé à se reconnecter avec cette formidable source de créativité qu’est l’inspiration. De la même façon que vous supprimez des programmes inutiles qui tournent en tâche de fond sur votre ordinateur sans votre accord, des programmes qui consomment énormément de ressources, la méditation permet de se détacher des angoisses, colères et frustrations, et de prendre conscience du mal qu’elles nous font.

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Libéré de ces poids, votre esprit est bien plus à l’aise pour aller pêcher des idées… même si cela peut avoir de drôles de conséquences. Ce soir là, mes nouvelles idées n’avaient absolument rien à voir avec le synopsis sur lequel j’avais travaillé pendant six mois ! Mais j’étais tellement enthousiaste que dans le train retour, je n’ai pas eu d’autre choix que de les noter, et de passer une nuit blanche à écrire avant de partir sur un nouveau projet, j’en avais d’ailleurs parlé ici. Le phénomène s’est reproduit ultérieurement lors d’une méditation. Cette fois-ci, je n’ai pas lâché mon travail en cours, mais suite à cette session j’ai encore passé une nuit blanche, « contraint » de penser à de futurs projets de romans, ce qui fut aussi excitant qu’éreintant. Fort heureusement, par la suite je n’ai pas connu d’autres nuits blanches, mais il m’arrive de temps en temps « d’obtenir » pendant une méditation, des idées ou même des solutions à certains problèmes scénaristiques.

Ces expériences intimes m’ont laissé un temps songeur : est-ce que je n’étais pas en train de dévoyer ma pratique de la méditation pour en faire une activité futile, un tantinet égoïste ? En réalité c’était, là encore, une inquiétude sans fondement : la méditation permet de mieux se connaître. Grâce à elle, je renoue avec l’inspiration car à ce moment précis, je fais tout simplement la paix avec moi-même.

Si vous êtes en mal d’inspiration, procrastinateur, ou terrorisé par le syndrome de la page blanche, la méditation peut constituer un excellent outil, que vous soyez athée, agnostique ou croyant importe peu. De plus, il n’y a pas besoin de connaître la position du lotus ou de souffrir le martyr ! Il suffit de prendre dix minutes dans une journée. Des méditations de vingt ou trente minutes sont possibles, mais si on manque de temps il vaut mieux effectuer dix minutes tous les jours que de pratiquer occasionnellement. Il faut s’asseoir confortablement sur un coussin, les jambes croisées en tailleur, mais une chaise fera aussi bien l’affaire, le plus important étant de demeurer le dos droit, à l’aise, les yeux mi-clos. Les mains peuvent être unies comme sur la photo, ou bien posées sur les genoux. Il existe toutes sortes de position, le but étant de se concentrer sur un support. Ça peut être le mur en face de vous, ou bien votre propre respiration.

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Contrairement aux idées reçues, le but n’est pas de se retrouver dans un état second ou de supprimer les pensées (c’est impossible), mais de les observer, sans jugement. Que ces pensées et émotions soient angoissantes ou réjouissantes est secondaire, il n’y a pas de bonne ou de mauvaise méditation, l’essentiel étant de rester en retrait et de constater que notre esprit est perpétuellement assailli par un bruit de fond. « Il faut que je termine mon travail/J’ai faim/Untel m’agace/Est-ce que j’ai bien fermé la porte de la voiture ? ». Toutes ces pensées et émotions ne sont que des perturbations sans substance, des sortes d’hallucinations qui nous empêchent d’être dans le moment présent, car nous n’avons même pas conscience que nous obéissons en permanence à ces pulsions. Or, comme je l’avais évoqué dans cet article, écrire est un non-agir. Le fait de méditer quotidiennement vous permet de vous détacher peu à peu de ce bruit de fond, d’y accorder moins d’importance. Pour les personnes extrêmement occupées, il existe même une application gratuite très populaire sur smartphone, Petit Bambou, qui permet d’effectuer des méditations guidées de seulement dix minutes par jour, juste avec des écouteurs.

Après plusieurs années de pratique, on réalise doucement que dans l’absolu, il n’y a pas de différence entre la méditation et la non-méditation, et que chaque événement, même le plus douloureux, est potentiellement un enseignement. La plupart de nos souffrances viennent du fait que notre cerveau invente régulièrement des prophéties auto-réalisatrices (« je suis sûr que je vais encore passer une journée pourrie au boulot/vivement  les vacances à la mer, je vais bien m’amuser ») qui conditionnent notre perception de la réalité, en bien ou en mal. Entretenir une vision duale de la vie en voulant faire constamment, et à tout prix, deux activités en même temps est source de tensions… et ne sert qu’à provoquer des migraines ! C’est le fait d’être en paix à chaque instant de son existence qui nourrit l’inspiration, être vraiment dans l’instant présent, que ce soit en prenant le métro, ou même en lavant la vaisselle. Récemment, une amie universitaire m’a parlé d’une étude menée par des chercheurs japonais sur les balades en forêt, souvent sources d’inspiration pour les écrivains. Il semblerait que des hormones entrent directement en jeu dans le mécanisme de l’inspiration ! Une promenade contemplative aurait donc des effets comparables à la méditation, ce qui n’est pas vraiment une surprise. À l’époque de la Grèce antique, Aristote enseignait déjà à ses élèves la philosophie en marchant, ce qui explique pourquoi ces philosophes s’appelaient les péripatéticiens, ceux qui aiment marcher.

En vous parlant d’hormones, j’ai peut-être l’air de dresser un tableau idyllique digne d’un Bisounours…

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… mais même le stress, bien canalisé, peut être une source d’inspiration. Il m’est en effet arrivé plusieurs fois de me retrouver au pied du mur à cause d’une contrainte éditoriale, je devais écrire ou réécrire des passages de mon roman dans un laps de temps serré. La peur s’est transformée en excitation à mesure que j’allais au plus simple. Alors que j’avais été bloqué dans mon écriture, et que j’avais du mal à avancer, cette épreuve me permettait d’adopter une démarche zen en m’immergeant totalement dans le récit, comme si ma vie en dépendait. Au moment où j’écrivais, plus rien d’autre n’existait. « Cela fait trois semaines que ce chapitre compliqué te pose des problèmes ? Supprime-le et avance coûte que coûte » me suis-je dit à un moment donné, pensant à la fameuse maxime « derrière chaque crise une opportunité ». Aujourd’hui, alors que j’écris un premier jet, j’ai peu de contraintes éditoriales, mais ces expériences me servent encore lorsque je me retrouve de nouveau confronté à un problème que je juge a priori délicat. Je n’hésite plus à trancher au sabre un passage de mon texte, même si j’y suis attaché.

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Je n’entretiens plus de vision duale dans mon écriture  : les problèmes ne le sont que dans mon esprit. Si c’est confus pour moi, ça le sera aussi pour mon lecteur. Le tumulte sans fin du quotidien parasite notre créativité, quand nous ne nous sommes pas déchirés entre les contraintes professionnelles et nos responsabilités familiales, ou toutes sortes de dualités. Ce sont les tensions que nous créons qui provoquent le syndrome de la page blanche, et rien d’autre.

J’ai un jour eu une discussion à ce propos avec mon éditeur, Stéphane Marsan. Au cours d’un diner, il m’expliquait qu’entre vingt et trente ans, les auteurs ont tendance à moins écrire : ils sont absorbés par leurs études, vivent des expériences, puis finissent par trouver du travail, rencontrer quelqu’un et éventuellement fonder une famille. Vers trente – trente-cinq ans, les écrivains se stabilisent, reprennent le chemin de l’inspiration et de l’écriture.  Bien sûr, chaque cas est différent, mais je me reconnais énormément dans ce portrait, et je pense que certains amis s’y retrouveront aussi. Il y a deux grandes leçons à en tirer.

La première, c’est que l’inspiration vient en partie des expériences que nous vivons, bonnes ou mauvaises. L’imaginaire d’un auteur se réalise aussi sans écrire, car il a besoin de réel, de voyager, de vivre des moments heureux, des deuils… car ces expériences rendront ses romans meilleurs. A vingt-deux ans, je voulais écrire l’histoire d’un homme défiguré qui était amoureux. Ce personnage possédait une grande expérience de la vie, mais arrivé au tiers du roman, j’étais dans l’incapacité d’aller plus loin, car ce protagoniste principal était bien plus mature que moi.

La seconde leçon, c’est bien entendu le fait que pour être inspiré, un auteur a besoin d’un minimum de stabilité, tant matériel qu’émotionnelle. Besoin d’être heureux. Tous ces auteurs maudits morts dans la misère au XIXe siècle ne doivent pas occulter une réalité éloignée des clichés : un auteur bien dans sa peau est un meilleur écrivain. Ce n’est pas un Bisounours qui le dit, mais le maître de l’horreur lui-même. Dans Écriture, Mémoires d’un métier, Stephen King explique que

Écrire n’a rien à voir avec gagner de l’argent, devenir célèbre, draguer les filles ou se faire des amis. En fin de compte, écrire revient à enrichir la vie de ceux qui liront vos ouvrages, mais aussi à enrichir votre propre vie. C’est se tenir debout, aller mieux, surmonter les difficultés. Et faire en sorte qu’on soit heureux, d’accord ? Oui, faire qu’on soit heureux. Une partie de ce livre, trop longue peut-être, décrit comment j’ai appris cela. Une autre, plus importante, s’efforce d’expliquer comment on peut mieux le faire. Le reste, et peut-être la meilleure partie, est une autorisation en bonne et due forme : vous le pouvez, vous le devez et, si vous êtes assez courageux pour vous lancer, vous y arriverez. Écrire est magique, écrire est l’eau de la vie au même titre que n’importe quel art. L’eau est gratuite. Alors buvez. Buvez, buvez à satiété.

Chaque seconde d’existence est potentiellement source d’inspiration, à condition de savoir écouter les histoires qui sommeillent en nous.

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Published in: on septembre 22, 2017 at 9:34  Comments (6)  

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6 commentairesLaisser un commentaire

  1. notre vision des choses se rejoint assez 🙂 il est vrai par exemple que je n’arrive pas à écrire si j’ai la tête trop prise ou si jsuis trop envahie d’émotions, ya besoin de «faire de la place», d’être disponible pour ses personnages. Ça me rappelle un texte de théâtre parlant du théâtre, qui disait qu’un acteur est à la fois «soi et l’autre en même temps» : je pense que pour écrire les mots justes et faire agir logiquement ces personnages, l’auteur dois quelque part se mettre à leurs place, l’auteur est à la fois acteur et metteur en scène.
    Et puis comme toi j’ai changé de projet sur lequel je travaillais en suivant cette envie de l’instant présent, cet instinct. J’avais ecris dans le coup moi aussi un article sur l’inspiration http://chezlaventurierdesreves.over-blog.com/2017/03/l-inspiration-d-un-ecrivain-n-en-fait-qu-a-sa-tete-reflexions-et-projets.html ( tu l’avais déjà commenté, je le met car je trouve que c’est complémentaire à ton article 🙂 )

  2. Merci pour ton retour, j’aime beaucoup la citation avec le fait que l’acteur est à la fois « soi et l’autre en même temps », c’est une vision très holistique, pour ne pas dire orientale. L’état de conscience dans lequel on est au moment d’écrire est vraiment fondamental, et je pense que c’est vraiment en cela que l’écriture est une philosophie de vie.

    L’écriture ne permet pas d’atteindre le bonheur, car dans nos vie rien n’est permanent, mais en revanche je suis persuadé que cet art, sur le long terme, permet d’atteindre la sérénité car il nous incite parfois à nous confronter à notre ego et à étudier ce qui nous pousse à écrire, que ce soit le besoin de reconnaissance ou d’autres aspects plus profonds… Bien sûr, un écrivain n’est pas obligé d’adopter cette démarche et peut rester « à la surface », mais je pense que pour un certain nombre d’entre nous, l’écriture est cathartique et permet d’avancer dans nos propres vies.

    Être serein avant d’écrire, et non écrire parce qu’on a des attentes.

  3. Très intéressant, ton billet ! 🙂 Il complète beaucoup (et rejoint par certains aspects) ce que j’avais écrit sur ce sujet dans mon blog.
    Je puise aussi beaucoup d’inspiration dans mes rêves (surtout depuis que j’ai pris l’habitude de les noter, je m’en souviens encore plus clairement au réveil). La méditation, j’ai essayé plusieurs fois, étant d’une nature anxieuse, cela me semblait bien pour enrayer certaines pensées trop anxiogènes. Mais je n’ai pas encore réussi à méditer correctement et j’ai, pour l’heure, abandonné. Je m’y remettrai peut-être.
    Par contre, j’ai remarqué que lire, voire des séries TV, jouer (jeu de société, jeu vidéo ou, surtout, jeu de rôles), écouter de la musique, eh bien tout cela m’aidait aussi à trouver l’inspiration. Peut-être parce que, justement, je suis ouverte au fruit de l’inspiration des autres, cela débloque la mienne ?
    Bref, je constate que l’on a des points communs et d’autres complètement différents, et je vois à quel point c’est fascinant comment chacun fonctionne, on a tous une façon différente de trouver son inspiration ! 🙂

  4. Merci ! C’est bien que tu notes aussi régulièrement tes rêves 🙂

    Le jeu de rôle, c’est une magnifique école de l’inspiration, une partie de mon univers a été créé ainsi, à l’adolescence, quand je jouais avec mes copains… sur fond de bande-originale 🙂

    Pour ce qui est de la méditation, en fait tu ne peux pas enrayer des pensées anxiogènes, il est impossible de s’arrêter de penser. En revanche, à force de méditer, au fil du temps, tu peux gagner une certaine distanciation sur ces pensées que tu observes, jusqu’à en parvenir à la conclusion qu’elles n’ont pas plus de substance que des rêves. Et c’est à partir de ce moment là qu’elles commencent à perdre vraiment de leur force.

    Oui, c’est amusant de voir comment cuisine chaque auteur, ces échanges sont très inspirants, merci pour ton commentaire 😉

  5. […] et surtout beaucoup de passion. Je vous conseille de lire l’article de l’auteur Jean-Sebastien Guillermou à propos de l’inspiration, très […]

  6. […] Comme je l’écrivais dans mon dernier article, un auteur a besoin d’être heureux. Écrire est un art de vivre, un dao solitaire, mais savoir que ce blog, au fil des ans, contribue de plus en plus à aider des écrivains me comble de joie. […]


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