Le dao de l’écriture

J’avais envie de parler d’écriture suite au visionnage d’un documentaire Arte émouvant : le katana, sabre des samouraïs.

Dans ce film que je vous recommande chaudement, on partage la vie du dernier forgeur de sabres du Japon, et des hommes qui l’accompagnent, de la fonderie au polissage. C’est un témoignage exceptionnel à plus d’un titre car on découvre la somme d’efforts fournie par des artisans qui ont l’amour du travail bien fait… et c’est un euphémisme. Pour concevoir un sabre, les fondeurs doivent pelleter à la main pas moins de 23 tonnes de sable et de charbon de bois, ainsi que 8 tonnes de sable ferrugineux afin d’obtenir un acier qui ne doit pas rouiller : c’est le fameux acier tamahagane, considéré par le maître fondeur comme son « propre enfant ». Ces artisans aux techniques ancestrales vont jusqu’à réciter des mantras et méditer, conférant à ce très long travail (parfois dangereux), un caractère spirituel, pour ne pas dire religieux, qui m’interpelle. Ces hommes sacralisent quelque chose d’essentiel : le temps. Voilà (en partie) pourquoi un vrai sabre japonais est inestimable.

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J’avais déjà écrit un article sur le lien entre le temps et la création artistique. En tant qu’auteur, je me suis toujours considéré comme un simple artisan, au milieu de nombreux (et talentueux) camarades écrivains. Certains d’entre nous deviennent des artistes, c’est le cas notamment de Jean-Philippe Jaworski qui écrit de la Fantasy avec une plume digne d’un romancier du XIXe siècle, mais pour ma part être artisan, c’est déjà beaucoup. Je me sens privilégié car j’ai la possibilité de consacrer plusieurs heures par jour à cette activité, une chance quand on sait combien le temps est nécessaire dans la création littéraire. J’en suis de plus en plus convaincu, la preuve avec cette anecdote.

Vous allez dire que je ne pense qu’avec mon estomac, mais il y a quelques mois, je suis tombé par hasard sur un camion pizza pas loin de chez moi, en Lorraine. Je l’ai testé… et j’ai réalisé que n’avais jamais mangé d’aussi bonne pizza de toute ma vie. Comment était-ce possible, si loin de ma Méditerranée chérie ? J’en ai commandé à nouveau, j’ai étudié les ingrédients, qui étaient vraiment de qualité (le vinaigre balsamique venait d’Italie, comme tous le reste d’ailleurs), jusqu’au moment où j’ai sympathisé avec mon dieu vivant le pizzaïolo, que j’ai félicité.

pizza

« La 7 fromages », la meilleure pizza de l’univers, se mange à Hettange-Grande, en Lorraine.

Devant ma mine intriguée, il m’a spontanément dévoilé son secret… « qui n’en est pas un », a-t-il prévenu en riant. Alors que la plupart des cuisiniers préparent la pâte quelques heures avant de réaliser la pizza (ce qui peut donner des maux d’estomac), lui la laisse reposer plusieurs jours dans d’énormes réfrigérateurs. « Comme souvent, on en revient toujours au temps » m’a-t-il confié avec un grand sourire. Ce pizzaïolo est tellement demandé que son camion ne s’arrête dans ma ville que le dimanche, et il faut commander sa pizza à 17h30 pour être sûr de l’obtenir le soir ! Le fait qu’il prenne son temps est la raison d’être de son artisanat.

Au Japon, pays que je connais un peu, il y a un art (un dao, « la Voie » ), et donc un temps, pour tout : l’art de faire du thé (le cha dao, dont la cérémonie peut durer 5h00), l’art de dégainer un sabre (l’iaido, que l’on peut pratiquer toute une vie), l’art de la main vide (karate-do), l’art de la composition florale (le… kado, ça ne s’invente pas)*. Et si il existait un dao pour écrire ? Un art qui prendrait son temps ? Comme son nom l’indique, le dao, « la Voie », est un concept philosophique inspiré du tao chinois. Dans les arts cités plus hauts, il y a la notion d’art de vivre, d’harmonie. S’il existe un art de l’écriture, celui-ci ne peut que respecter le temps, c’est à dire suivre le tao, la force fondamentale de l’univers, l’essence même de la réalité. Cet art de l’écriture, un non-agir, serait donc à l’opposé des contraintes éditoriales d’aujourd’hui.

Attention, je ne suis pas en train de vous dire que les auteurs qui publient trois romans par an ne sont pas de vrais artistes. J’admire les amis écrivains capables d’être si productifs, ils font preuve d’organisation, de discipline et d’enthousiasme. Après, qu’ils me corrigent si je me trompe, je pense que ce n’est pas un rythme qu’on peut tenir sur toute une vie, qualitativement parlant. C’est déjà terriblement difficile de livrer un roman en temps et en heure à son éditeur… j’en sais quelque chose. Quand mon tome 1 a été publié, mon tome 3, les Corsaires de l’Ecosphère, n’était qu’un premier jet. Je l’avais écrit avant même de savoir si ma trilogie allait trouver une maison d’édition, pour m’enlever de la pression en cas de publication, mais aussi pour rassurer un futur éditeur sur le sérieux de mon projet. Ce tome 3 n’était donc qu’une ébauche, assumé comme tel. De plus, si mes tomes 1 et 2 étaient chamboulés par des corrections éditoriales, ça ne servait à rien de me concentrer sur ce tome 3… et encore moins si le tome 1 n’était pas publié**.

À la base, il devait sortir en février 2016, jusqu’au moment où des amis bêta-lecteurs, ainsi que ma correctrice, Marie, ont lu une version préliminaire et m’ont dit solennellement « tu peux aller beaucoup plus loin ».

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Je m’étais obstiné à écrire un tome 3 relativement court… et ce format n’était pas possible. Ils avaient raison, j’avais trop de choses à raconter.

J’ai demandé à Bragelonne six mois supplémentaires, qui m’ont été généreusement accordés. Le bouquin a doublé de volume, a gagné en profondeur… et je ne le regrette pas. Un auteur n’est jamais complètement satisfait de son travail, mais en ce qui me concerne , sans ce délais supplémentaire je n’aurai pas pu donner à mes lecteurs une fin convenable. Pour tout vous dire, je me suis fait un peu peur et je me suis juré de ne plus jamais écrire de trilogie et, surtout, de flirter avec une deadline.

Cela ne veut pas dire que je vais consacrer 5 ans à mon prochain roman. D’une part, écrire est de plus en plus facile. D’autre part, mon éditeur a raison, il est clair qu’il n’est jamais bon d’être oublié de ses lecteurs. Cependant, écrire n’est pas seulement mon métier, c’est aussi à mes yeux un « plaisir sacré », mon dao en quelque sorte. Si j’ai la chance d’atteindre un âge avancé, je veux pouvoir être fier de chacun de mes enfants de papier, et non me dire « celui-ci est mauvais, car j’avais une deadline/besoin d’argent/plus la flamme ». Je n’ai pas l’intention d’accoucher d’une centaine d’œuvres.

C’est pour toutes ces raisons que l’année 2017 sera dédiée à la rédaction de mon quatrième ouvrage, un roman historique fantastique. Pour savoir si mon intrigue est plausible, j’ai passé de longs mois à effectuer des recherches dans des livres d’histoire, au point où je n’en suis encore qu’au synopsis de travail ! J’ai eu l’impression de reprendre mes études, sans le stress qui va avec. Cela peut paraître long, mais paradoxalement, poser des fondations solides me permettra de gagner du temps lors de l’écriture, car je n’aurai pas à réécrire dix versions du même bouquin… ce qui s’est produit avec ma trilogie. Plus les années passent, plus je réalise que le temps est la ressource la plus précieuse à notre disposition, une ressource irremplaçable. Si un auteur fait preuve de patience et de ténacité, le temps devient son meilleur allié.

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* Si vous voulez en savoir plus sur le sens de cette philosophie, je vous recommande l’excellent blog d’un passionné d’Aïkido, la cartographie des arts martiaux.

** C’est un cauchemar qui m’a longtemps hanté, me dire que j’avais peut-être consacré une dizaine d’années à des suites qui ne verraient jamais le jour… sans parler du tome 1.

Published in: on novembre 4, 2016 at 10:41  Comments (29)  

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29 commentairesLaisser un commentaire

  1. Merci pour ce bel article. C’est vrai que le temps est précieux et plus on vieillit et plus on en prend conscience. Plus on écrit et plus il se dilue. Dans notre société où on demande de plus en plus de rapidité, dans tous les domaines, il devient de plus en plus difficile de simplement prendre le temps pour faire les choses bien. On est bien trop pressé, stressé, d’obtenir des résultats. En tout cas, j’ai pris le temps de lire ton article et ce fut très zen. 🙂 Merci.

    • Merci à toi pour ce chaleureux commentaire 🙂 Oui, je crois qu’on arrive au bout de cette logique absurde. Je ne crois plus en une révolution politique qui changerait la donne. En revanche, je suis content que dans des multinationales américaines telles que Google on tente des expériences, comme le fait qu’un employé ait le droit de passer 30% de son temps sur un projet « personnel »… même si je ne suis pas dupe sur le fait que ces mêmes multinationales ont tout intérêt à ce que leurs employés développent un lien affectif 🙂 En tout cas à nous artisans de l’écriture de montrer la voie !

  2. Merci pour ce bel article ! Ça fait toujours du bien à rappeler, pas plus tard qu’hier j’étais envieuse d’une amie qui met 2h à faire un texte pour un AT là où j’en met 10, ta piqûre de rappel tombe à merveille !

    Tu peux nous en dire plus sur la période historique choisie pour ton prochain roman ou c’est secret ?

    Et merci pour le dao je vais aller voir sur le blog que tu conseilles ça m’intéresse. Je connaissais un peu les techniques d’iai (art de dégainer et porter un coup du même geste si je ne me trompe pas, qui donne la technique du bâto de kenshin le vagabond) mais pas l’iaido, j’aime bcp l’idée. Je pense en effet que degainer est un sens très fort, de manière générale d’ailleurs je suis sensible au respect que portaient (portent ?)les japonais pour leur sabre. Il y a là une conscience de la vie et de la mort qui me parle beaucoup (ce pourquoi sans surprise j’ai développé une philosophie du sabre dans mon dyptique ). Faudrait que je vois ce documentaire d arte en replay.

  3. De rien ! Oui, peu importe le temps qu’on met pour écrire un texte, l’essentiel, c’est de toujours prendre du plaisir 🙂 En ce qui concerne l’iaido, Tafite Diet, l’auteur du blog en question, m’expliquait que le but de l’iaido était de donner au samouraï la possibilité de se défendre en cas d’attaque surprise au milieu de la nuit, et de tuer en un coup. C’est vraiment chouette que tu aies développé une philosophie du sabre pour ton dyptique, je suis curieux de lire ça 😉 Pour le documentaire, tu peux le visionner ici-même au début de l’article, j’ai hâte d’avoir ton avis 😉

    • Ah oui j’oubliais, en ce qui concerne la période historique de mon roman, l’action se situe à la fin de l’Antiquité.

  4. Très bel article, Capitaine !

    Prendre le temps, c’est un « art de vivre » quelque part… c’est faire passer la qualité, la profondeur de l’objet/réflexion/création avant des contraintes temporelles, des pressions sociales, des impératifs de surface, de réactivité. Je ne sais pas, cela dit, si prendre le temps, c’est réellement prendre le temps (chrono en main, j’entends). En plus, le temps est un truc bizarre aux propriétés élastiques…^^ Il s’agit peut-être davantage de se placer dans un état d’esprit différent (quel que soit l’amont d’heures consacrées effectivement à l’action/création). Un état d’esprit qui ne serait pas tourné vers la productivité, le résultat, mais, en conscience (élargie) vers l’accomplissement de ce que nous sommes en train de faire à un instant T. S’aligner sur cet instant et le savourer pleinement, le « prendre », le « vivre en conscience » de manière à ce que l’action/l’objet/l’idée généré incorpore cette expérience de plénitude jubilatoire et (au passage) la vibration de sa propre nature. Un truc comme ça… c’est un article qui fait réfléchir…^^ Merci pour ce partage enrichissant, Cap ! ❤

    • Et un grand merci à toi pour ce passionnant commentaire à propos de l’état d’esprit, Siècle, je suis entièrement d’accord avec ça. Tu parles de vibration à juste titre, je pense vraiment qu’on est capable d’investir une part de soi dans un objet, et à plus forte raison dans un livre. Que ce soit un ouvrage ou un sabre, d’un certain point de vue cette matière devient « vivante ». Heureux de savoir qu’on est (comme toujours) sur la même longueur d’ondes (c’est le cas de le dire 😀 ) ❤

  5. Le temps est notre bien le plus précieux. Merci pour ce bel article et j’espère un jour goûter ces fameuses pizzas ! ❤

    • Hahahaha 😀 Mais bien sûr, vous venez en famille quand vous voulez ❤

  6. Oh là là mais comme j’ai aimé cet article !!!!! Il était vraiment inspirant ! Je suis d’accord avec tout… mais ça fait du bien de le lire ! 💓Encore merci pour l’avoir écrit et gros bisous ! PS : moi aussi je veux goûter cette pizza, maintenant, c’est malin… 😜

  7. Merci pour tes mots qui me réchauffent le coeur (il fait froid en plus aujourd’hui !). J’espère que tu auras l’occasion de venir en Lorraine, ça serait génial ! Peut-être pour les Imaginales ? 😉 Gros bisous, et à bientôt !

  8. Je ne peux qu’être d’accord avec cet article ( et le commentaire de Siècle ❤ ) 🙂
    Je me suis souvent mise la pression pour finir des histoires, mais elles sont plus fortes que moi, j'ai laissé tomber. Maintenant, je les écris chacune à leur rythme. Au fond c'est un peu vrai pour tout, mais savoir se détacher de la cadence infernale de notre société est un exercice permanent.
    (Tu as aussi un très beau film japonnais, "qui prend son temps" c'est "Après la pluie")

  9. Chef d’oeuvre que ce film ❤ Tu as bien raison de suivre ton propre rythme… Au fait, tu viens de recevoir un commentaire élogieux ici (avant-dernier commentaire ) :
    https://escroc-griffe.com/quelques-personnages/

    Merci pour ton passage !

    • Oh j’avais pas vu ! Merci ❤

  10. Ton nouveau roman se déroulera à la fin de l’Antiquité? Je suis intriguée!

    • Oui, sur fond de tensions entre chrétiens et « païens » (même si je déteste ce terme !). Même si ça sera un roman historique, il y aura quand même un peu de fantastique 😉

      • Super! Bien que je préfère la période du Haut Empire, j’avais beaucoup apprécié le roman d’Estelle Faye, La voie des oracles, à cette période du Vème siècle. J’ai hâte de découvrir ton nouveau roman!

        • Terrible ce roman ! Merci, j’espère le terminer en 2018 😉

  11. Oh, comme elle fait rêver ta pizza aux 7 fromages! Il en existe également une à Lyon qui était exceptionnelle dans mes souvenirs… En tout cas c’est une belle approche de l’écriture que tu nous livres là, d’ailleurs une belle approche de n’importe quel artisanat, voire de tout projet de vie.
    Notre rapport au temps s’est tellement accéléré ces dernières décennies que la société semble obsédée par l’idée de grignoter des minutes ici et là, mais pour en faire quoi? Tout ce temps gagné, que devient-il? Alors que finalement c’est en qualité de vie que l’on perd. De la même manière qu’une pizza va perdre en qualité si le pizzaïolo ne prend pas le temps de la faire… La nature a un rythme, nous avons un rythme et j’ai l’impression que nous ne le respectons plus aujourd’hui, ce qui est bien dommage car le temps, c’est finalement la seule ressource dont nous disposons chaque jour de notre naissance à notre mort…

    En tout cas un grand merci pour ce bel article, il m’a fait chaud au coeur 🙂

    • Merci à toi pour ta pertinente intervention sur la qualité de vie et le rythme de la nature, tu as mille fois raison… Je crois en effet qu’il est illusoire de penser qu’il y a une frontière entre notre activité professionnelle et notre vie quotidienne, « dis-moi comment tu travailles et je te dirai qui tu es ». Je pense que c’est même d’ailleurs pour ça que tant de personnes décident de changer de vie après X années passées dans une entreprise à être malheureux… La vie est courte, chercher l’épanouissement est le plus important ! 🙂

  12. Super article! Perso, je pense que laisser reposer un texte quelques mois, c’est aussi efficace que pour la pâte!

    • Merci ! Je pense aussi 😉

  13. Très bel article, apaisant (il me parle particulièrement vu que je suis sur le fil du…katana en ce moment avec mon rythme de travail de malade). Il est clair que le temps, et ce que nous en faisons sur cette terre (pour quoi, pour qui) est notre bien le plus précieux.
    Mais 7 fromages !!!!! Je suis sûre qu’il n’y a même pas de Saint Nectaire, en plus. Tssss.

    • Hélas ! Il faudrait une 8 fromages…

  14. Parfois, je me demande si le hasard existe vraiment. Il faut dire qu’à chacun de mes dilemmes, je finis par tomber sur une solution au moment où je m’y attendais le moins ; quand j’avais fini par désespérer, paf, une citation, une phrase au détour d’une conversation…ou un article. La relation entre temps et création… quelque chose de terriblement difficile dans notre société où tout va vite, en effet. Quand on a envie d’écrire mille projets à la fois… Cela me conforte dans la nouvelle direction que je donne à mes histoires et à mon écriture. Merci beaucoup pour cet article (et l’anecdote du pizzaoïlo ! J’admire cet homme et sa ténacité @_@) et ce joli timing…du destin, haha ? A force d’écrire, on peut se dire que la vraie vie, dans le fond, n’est pas si éloignée des romans.
    Eve.

  15. […] Fabriquer un (vrai) sabre japonais nécessite plusieurs mois pour lui assurer un tranchant exceptionnel. C’est sa longue fabrication qui lui donne une valeur inestimable. Et pourtant, modernité obli…. […]

  16. […] Les sciences prodigieuses de l’Empire byzantin, manifeste pour un nouveau steampunk et Le dao de l’écriture… Le moins que l’on puisse dire, c’est que vous aimez quand ça parle […]

  17. […] Comme tous les dao, c’est un art riche de sens. Au lieu d’essayer de cacher les cicatrices de l’objet, on les met en avant, pour montrer que non seulement elles font partie de son histoire, mais qu’en plus elles peuvent le rendre encore plus résistant et plus beau. Cette philosophie est au cœur de la culture populaire nippone, ne serait-ce qu’avec le personnage d’Auron dans le jeu vidéo Final Fantasy X. Auron est handicapé, il a été grièvement blessé par le passé  et pourtant, malgré son bras en écharpe, c’est un redoutable (et charismatique) guerrier. […]


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