Attendre…

La Création d’Adam (Michel-Ange)

Dimanche dernier, je suis tombé sur cet article hallucinant. Pour résumer, la startup Spritz propose une technologie permettant d’accélérer votre vitesse de lecture. « Avec Spritz, réglé sur 1000 mots à la minute, il ne vous faudra que 77 minutes pour lire le premier volume d’Harry Potter » semble se féliciter l’auteur du Business Insider… Sceptique, j’ai essayé cette technologie sur la page du site. On peut cliquer sur le drapeau pour choisir le français, et sélectionner la vitesse, de 250 à 500 mots par minute. Si on occulte quelques coquilles (qui ne sont pas liées à la technologie, mais à de simples erreurs de traduction… trop vite effectuées, sic), ça marche.

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Spritz


 
 
 
 

Bon. Et après ?

Si je parviens à lire Harry Potter en 77 minutes dans le train, et que j’arrive ensuite à prendre in extremis le tram pour rentrer à la maison, est-ce que mon émerveillement sera le même une fois le livre refermé ? Imposer une lecture ultra-rapide pour n’importe quel livre est pour moi un non-sens. Le charme du volumineux Seigneur des Anneaux ne réside-t-il pas dans le fait qu’on souffre prend notre temps sur près d’une centaine de pages pour découvrir une Comté paisible ? Est-ce que le plaisir serait encore au rendez-vous si Tolkien avait occulté ce passage contemplatif, histoire que le lecteur progresse plus vite ? L’attrait de certains romans repose même sur la lenteur du rythme : pour l’interminable Assassin Royal, Robin Hobb prend le temps de raconter le quotidien de Fitz jour après jour, avec un tel souci du détail que cet univers prend vie. Et que dire du sublime Désert des Tartares de Dino Buzzati, avec cette attente d’un ennemi qui tarde à venir ? J’évoque des romans, mais je n’ose imaginer cette technologie appliquée sur un livre de philosophie : lire 1000 mots de Nietzsche à la minute doit être assez sportif…

Loin de moi l’idée de faire l’éloge de la lenteur. Il m’arrive parfois de dévorer de courts romans à suspens en l’espace de quelques heures, comme tout le monde. Et je suis même prêt à reconnaître que la technologie de Spritz peut aider des personnes ou des entreprises, dans certains cas particuliers. Mais j’ai de plus en plus l’impression que « lenteur » est un mot tabou, voir même pour beaucoup une tare, incompatible avec un monde moderne obsédé par la rentabilité.

À mon humble avis, c’est une grave erreur.

L’argument de l’auteur

L’année dernière, j’ai eu beaucoup de mal à prendre mon mal en patience et attendre les réponses des éditeurs concernant les Pirates de l’Escroc-Griffe. J’avais beau me raisonner en me disant que je devais continuer d’écrire des romans et ne pas surveiller en permanence mes mails/mon répondeur/le courrier, c’était tout le contraire qui se produisait. Je rêvais que je recevais le retour positif d’un éditeur et me réveillais en sursaut, persuadé d’avoir entendu un mail arriver sur mon ordinateur… Je saoûlais toute la journée mes proches, sans me rendre compte que je me livrais à de l’auto-apitoyement.

Je devenais égoïste.

C’est seulement il y a quelques jours que j’ai réalisé qu’attendre est probablement l’une des meilleures choses qui me soit jamais arrivée. On a coutume de dire que le temps éditorial n’est pas le même que celui de l’écrivain : il peut s’écouler des années avant d’avoir la chance d’être publié. Au final, l’auteur vit un stress inverse à celui qu’on peut connaître dans une entreprise, un environnement dans lequel tout peut basculer en quelques heures, en bien ou en mal d’ailleurs. Autant dire que cette attente éditoriale est une opportunité, « l’argument de l’auteur » pourrait-on l’appeler :

Attendre une année, c’est pouvoir écrire deux romans, peaufiner ou inventer des suites.
Recevoir une réponse positive, c’est être publié.
Dans tous les cas, l’auteur est gagnant car il fait preuve de la qualité la plus importante pour un écrivain : 
la persévérance.

Tolkien, un modèle de persévérance

Cela dit, attendre qu’un éditeur lise votre manuscrit peut prendre un certain temps

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Tolkien a mis 11 ans pour écrire son Seigneur des Anneaux.  Mais si l’on additionne le nombre d’années passées sur le Silmarillon et Bilbo le Hobbit, on réalise que l’auteur a consacré sa vie à développer un seul univers sans tenir compte du facteur temps.  Dans le monde de l’art, la notion de retard n’est-elle pas un contre-sens ?

La République des Lettres

La Renaissance a beau être l’une des périodes les plus fécondes de l’histoire de l’Art,  l’ancêtre du mail mettait un temps fou pour parvenir à sa « boite de réception ». Pourtant, bien avant Internet, les humanistes de toute l’Europe entretenaient des conversations épistolaires grâce à la fascinante République des Lettres, peut-être le plus formidable réseau de tous les tempsÀ la recherche des textes perdus de l’Antiquité, Pétrarque écrivait à Boccace, Erasme correspondait avec Thomas Moore… Les discussions duraient des mois, parfois même des années. Mais ce décalage permettait à ces intellectuels de nourrir de fructueux échanges. Attendre si longtemps une réponse permettait probablement de réfléchir de manière approfondie à une conversation donnée, et ainsi de structurer sa pensée et son argumentation.  

C’est grâce à la lenteur des moyens de communication que la Renaissance artistique a eu le temps de murir, et de se déployer en plusieurs vagues : les prémisses de ce courant naissent en Italie au XIIIe siècle, mais la Renaissance ne parvient en France qu’avec les guerres d’Italie du XVe siècle. Cette lente maturation a constitué un terreau favorable pour les humanistes, qui vivaient (pas longtemps) dans une temporalité radicalement différente de la nôtre : Michel-Ange a mis quatre années pour réaliser la fabuleuse fresque de la chapelle Sixtine… et quarante ans pour le Tombeau de Jules II.

Aujourd’hui, cette temporalité se perd, ce qui explique que certains arts se meurent. Pour maîtriser l’uilleann pipe, une cornemuse irlandaise en voie de disparition, on a coutume de dire qu’il faut 21 ans :

7 ans d’écoute, 7 ans d’entraînement et 7 ans d’interprétation. Vous trouvez que c’est beaucoup ? C’est que vous n’avez jamais écouté Davy Spillane jouer Caoineadh Cu Chulainn.

Fabriquer un (vrai) sabre japonais nécessite plusieurs mois pour lui assurer un tranchant exceptionnel. C’est sa longue fabrication qui lui donne une valeur inestimable. Et pourtant, modernité oblige, il ne reste plus qu’un atelier au Japon.

Le propre de la littérature, aujourd’hui en crise, c’est qu’elle aussi est un art « ancien » : il faut du temps pour écrire et… pour lire. Une temporalité du monde éditorial qui va à l’encontre d’une logique de rentabilité.

La lecture, incompatible avec le monde moderne ?

À l’ère de l’immédiat, il devient difficile de fidéliser un lectorat sur une saga de plusieurs tomes, alors que ce même lectorat est adepte du zapping. Les succès d’Harry Potter et de Twilight sont un peu les arbres qui cachent la forêt. Le (long) Seigneur des Anneaux aurait-il été publié de nos jours ? Pas sûr. On parle de troubles de la concentration à l’école, sans réaliser que les jeunes sont trop souvent les tristes victimes de parents qui n’ont qu’une peur : que leurs enfants s’ennuient. Tous les moyens sont bons pour avoir la paix les occuper le plus rapidement possible, et les transformer dès leurs premières années de vie en consommateurs individualistes hyper connectés.

Crèche 2.0 pour parents pressés

Crèche 2.0 pour parents pressés

 
 
 
 
 
 
 
 
 

Drôle de paradoxe : à la différence de la Renaissance, il n’a jamais été aussi facile de transmettre la culture via Internet, et malgré tout nous avons de moins en moins le temps pour la consommer lire. Combien de lecteurs ont avidement téléchargé sur leurs liseuses des ebooks qu’ils n’ont jamais pris la peine de découvrir ? Je suis pourtant le premier à me réjouir de l’innovation technologique : lorsque mon Kindle est tombé en panne, je n’ai eu besoin que de cliquer sur un lien du site Amazon pour recevoir, une seconde plus tard, l’appel téléphonique d’un technicien… alors qu’il était 22h00. Le capricieux technophile gâté que je suis est émerveillé par ce service informatique, capable de sauver la vie de ma liseuse à distance, un service bien plus rapide que n’importe quelle urgence d’un hôpital en France… Mais la patience et la persévérance sont des vertus de plus en plus oubliées, à mesure qu’on privilégie le numérique au détriment de notre culture matérielle, et même de notre culture tout court. Toute cela, pour des raisons de coût.

L’incendie de la bibliothèque d’Alexandrie 2.0

Ces derniers mois, les bibliothèques du Canada ont jeté aux ordures des livres inestimables pour des raisons budgétaires, alors que dans le même temps Neil Gaiman luttait pour empêcher le gouvernement britannique de fermer des bibliothèques, et que la BnF subissait une inondation qui a mouillé 12.000 livres. Je suis horrifié qu’Amazon contribue à ce recul de la civilisation en tolérant qu’un livre neuf soit vendu plusieurs centaines d’euros, parce qu’un tirage est épuisé.
 

 
 
 
 
 
 

Bientôt, la lecture sera réservée à de riches personnes désœuvrées, ou équipées d’une technologie comme celle de Spritz, afin de « lire » un livre en une heure et rester « productif ». Autrement dit, lire deviendra un luxe. Les pauvres qui n’auront pas le temps ou l’argent pour accéder à la culture seront encore plus marginalisés.

Je l’ai expliqué dans l’article « le numérique ce pulp d’aujourd’hui », je suis un fervent défenseur de l’innovation technologique. À condition qu’elle demeure un outil, et non une aliénation visant à nous faire « gagner du temps ». Lire un livre, ou même flâner dans un musée, ne sera jamais du temps perdu, bien au contraire.

Comme l’écrivait Saint Exupéry dans le Petit Prince :

Les hommes de chez toi, dit le petit prince, cultivent cinq mille roses dans un même jardin… et ils n’y trouvent pas ce qu’ils cherchent.
Et cependant ce qu’ils cherchent pourrait être trouvé dans une seule rose ou un peu d’eau… (…).
C’est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante (…)
Les hommes, dit le petit prince, ils s’enfournent dans les rapides, mais ils ne savent plus ce qu’ils cherchent.
Alors ils s’agitent et tournent en rond…

Published in: on mars 7, 2014 at 10:41  Comments (59)  
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59 commentairesLaisser un commentaire

  1. C’est vrai qu’aujourd’hui on a perdu patience. On veut tout, tout de suite, on ne sait plus rester les bras ballants et juste rêvasser. Et surtout, on veut lire vite…
    Je suis tout à fait d’accord avec toi, quand j’ai vu l’article, la question que je me suis posée c’est « Mais pour quoi faire ? ». C’est vrai que devant ma PAL j’aimerais parfois lire un peu plus vite. Mais tout de même, faut pas exagérer. Comment je prends le temps de m’imprégner de l’histoire si je la gobe en moins de 2 heures ? o.O
    D’ailleurs, j’ai coutume de dire que ceux qui ont laissé tomber le SDA juste à cause de ces fameuses 100 premières pages sont des impatients. Et que c’est bien dommage pour eux, mais bon. Droits inaliénables du lecteur, toussa. ^^
    Oh, et sinon j’adore ton GIF sur l’auteur qui attend qu’on lise son manu… ^^

    • Merci 😀 J’ai réalisé moi-même ce GIF, ravi de savoir que je ne suis pas le seul à me marrer 😉 Ces 100 premières pages auront fait couler beaucoup d’encre… 😉

  2. Chic chic chic un long article, qui donne à penser, comme toujours ici. 🙂

    Pour Spritz (mdr c’est le nom d’un biscuit que j’aimais bien manger avec un bon thé, hum sorry, je digresse) je pense que la technique peut être très utile pour tout ce qui concerne la lecture « pratique ». En effet, en tant que prof, je m’aperçois que les élèves lisent vraiment lentement et que ça les pénalise au quotidien.
    Par contre, bien sûr, lire vite ne s’applique pour moi pas pour la lecture « plaisir », mais je pense que ce ne sera pas le cas : on aura beau avoir une « technique » de lecture, l’histoire fera qu’on s’arrêtera toujours pour la savourer, enfin je pense…

    Là où je ne suis pas d’accord avec toi (mais probablement parce que je n’ai pas ta sagesse « nippone » 😉 ) c’est sur le bien que procure l’attente de la réponse des éditeurs. Pas d’accord du tout : en ce qui me concerne je souffre mille morts pendant toute la durée de ladite attente… :-p

    Je pense que notre société est une société de l’immédiateté. Les Twitter et Facebook reflètent tout à fait le fait que nous réagissons très vite (et souvent sans le recul nécessaire) à toute chose. Mais je pense que cela s’accompagne de nombreux avantages (comme le fait d’être dépanné à 22h 😉 ) et qu’il suffit que chacun sache ouvrir de petites fenêtres de respiration pour ne pas être happé par la vitesse du quotidien…

    J’arrête là mon blabla, c’est déjà trop long à lire… 😀

  3. J’adore manger des spritz, en Alsace et en Lorraine 😉 Pour l’attente, je te rassure toute de suite, j’ai souffert moi aussi mille morts 😀 Mais justement, après avoir pris du recul (pour ne pas devenir cinglé), je pense que c’est en grande partie une souffrance qu’on s’inflige soi-même. A mon humble avis, il est impératif de partir sur un autre projet et « d’oublier » cette soumission. La carrière d’un écrivain est un marathon : son premier roman est rarement un chef d’oeuvre. Un romancier n’est pas l’homme d’un livre (c’est d’ailleurs ce qui inquiète toujours l’éditeur qui mise sur un nouvel auteur : sera-t-il capable d’écrire plusieurs bouquins ?).

    Bien d’accord avec toi sur l’immédiateté, dont nous sommes tous complices, hélas 😉

    PS : merci pour ton blabla, agréable à lire 😀

  4. Je suis vraiment d’accord avec toi. L’homme ne sait pas prendre le temps de vivre, même s’il y a (et s’il y a toujours eu) des exceptions.

    Aujourd’hui, quand on nous dit que la nouvelle gare, (celle qui nous permettra de mettre 10mn de moins pour aller au boulot) ne sera construite que d’ici 2020, c’est la catastrophe nationale…

    Quand un train a 3 mn de retard, c’est un drame personnel… On court pour attraper le précédent, avec le risque de tomber et de se blesser (je me suis fait une entorse, comme ça, depuis j’ai arrêté de courir), voire d’en mourir (il suffit de mal tomber, voire de chuter sous le train / bus qu’on voulait prendre).

    Mais comment faire pour aller à l’encontre d’un système partagé par l’intégralité (ou presque) de notre société dite civilisée?

    En tant qu’auteur (amateur), j’éprouve le plus grand mal à me dire que je n’arriverai sans doute jamais à écrire tout ce que j’ai en tête, aujourd’hui. Et demain, qui pis est, d’autres idées me seront tombées dessus…

    J’aimerais avoir plus de temps… Le temps, cette denrée rare, tout aussi peu inépuisable que les matières premières de notre bonne vieille planète…

    Faut-il qu’on nous donne plus de temps, ou qu’on apprenne à le prendre? ^^

    • Il suffit de mal tomber, voire de chuter sous le train.

      J’ai failli connaître le même destin en courant sur le quai après un train il y a un an et demi… Je n’en suis pas mort, mais je me suis bien fait mal (mains bandées pendant une semaine). Tu as raison de poser ta question finale, en ce qui me concerne je pense qu’il faut le prendre plutôt que l’attendre… car notre société sera toujours pire 😉

      • Faut avouer que c’est quand même dommage de risquer sa vie pour prendre un train… L’entorse, ça m’a fait vraiment réfléchir… Et il faut dire que j’ai la chance d’avoir un boulot sans véritable contrainte horaire le matin…
        Bref. Le temps, c’est la frustration ultime, c’est ce qui décide de ce que pourras faire, ou pas. On ne peut pas tout faire, ni être partout à la fois.

        Mais il y a une chanson qui dit « plus on en fait, plus on en fait » et inversement. Je l’interprète comme ça: plus on se bouge pour réaliser ses rêves, plus on parvient à le faire, concrètement.

        A chacun, à partir de là, de choisir comment orienter son temps de vie…

        Bonne journée, et bonne chance pour tes rêves !

  5. Bien d’accord avec toi. Je balance sur les réseaux aussi.

  6. Merci Gromovar !

  7. Tout à fait d’accord aussi ! Y’a des mouvements « slow » depuis les années 80, mais ça ne prend pas beaucoup dans nos sociétés. Y’a quelques temps, j’ai entendu parler un peu plus du slow food, mais pareil, c’est tombé un peu à plat.
    Je me force de temps en temps à prendre « le temps de… »

    • C’est bien de se « forcer », on se rend compte au final que c’est bien plus agréable qu’on ne l’imagine… Tu parlais d’échecs de certains mouvements, mais je me demande si ce n’est pas ça le secret : à l’image des Romains de l’Antiquité, avoir sa propre philosophie personnelle. Un néo-épicurisme en quelque sorte 🙂

  8. Je suis bien d’accord, ça m’arrive de plus en plus de dire que j’ai apprécié un livre parce qu’il prenait son temps et qu’un tel film m’a énervé parce qu’il allait trop vite en besogne.
    (bon après je suis pas la personne la plus normale de la Terre, j’ai toujours adoré le début du Seigneur des Anneaux où le héros met 20 ans à partir de chez xD)

    • Moi aussi, je l’aime ce début 🙂 Le Seigneur des Anneaux, premier roman de fantasy de la décroissance économique ? 😉

  9. Eh bien, j’espère que tu n’auras pas de réponse rapide d’un éditeur si l’attente te permet d’écrire de tels articles. 😉 Je me retrouve dans tout ce que tu dis. En fait, la lecture de ton article m’a aidé à prendre le temps aujourd’hui. Dans une vie où il faut toujours courir sans jamais avoir l’impression d’avancer, c’est un bien rare et précieux. 🙂 Je sirotais mon café en te lisant. 🙂 Ca fait du bien. 🙂

    La mort de proches réconcilie aussi avec le temps qui passe. Elle nous fait mesurer ce qui est réellement important et que non, passer du temps avec sa famille, les enfants qui grandissent, son époux, son épouse, ou juste paresser ne sont pas des pertes de temps, mais bien au contraire la nourriture de l’âme. Dans un monde où tout n’est que vitesse et où on vous serine l’air de rien que le temps c’est de l’argent, prendre son temps est un luxe.

    Et puis, j’ai appris que tu appréciais Dino Buzzati et le Désert des Tartares. Quelle joie ! C’est mon livre préféré. 😀

    Encore une fois, merci beaucoup pour ce bel article. 🙂

  10. « Eh bien, j’espère que tu n’auras pas de réponse rapide d’un éditeur si l’attente te permet d’écrire de tels articles »

    Hahahaha 😀 Merci ! Je dois t’avouer que j’ai mis… du temps pour l’écrire 😉 Et je pense qu’il m’a fait évoluer en ce qui concerne la fréquence de mes articles. Je vais privilégier la qualité à la quantité 😉

    « Dans une vie où il faut toujours courir sans jamais avoir l’impression d’avancer, c’est un bien rare et précieux. 🙂 Je sirotais mon café en te lisant. 🙂 Ca fait du bien. 🙂 »

    Tu me donnes envie de prendre un thé, là 😉 Oui, c’est vrai que ça fait du bien, je pense que c’est un tout. Même une simple conversation entre blogueurs réchauffe le coeur, car on réinjecte un peu d’humain dans cette technologie omniprésente.

    « La mort de proches réconcilie aussi avec le temps qui passe. Elle nous fait mesurer ce qui est réellement important et que non, passer du temps avec sa famille, les enfants qui grandissent, son époux, son épouse, ou juste paresser ne sont pas des pertes de temps, mais bien au contraire la nourriture de l’âme. Dans un monde où tout n’est que vitesse et où on vous serine l’air de rien que le temps c’est de l’argent, prendre son temps est un luxe. Et puis, j’ai appris que tu appréciais Dino Buzzati et le Désert des Tartares. Quelle joie ! C’est mon livre préféré. 😀 Encore une fois, merci beaucoup pour ce bel article. »

    Je suis très touché par ce que tu dis… Effectivement, on ne doit jamais oublier cette nourriture de l’âme… Je suis ravi qu’on entretienne le même amour pour Buzzati ! Merci à toi d’avoir pris le temps d’échanger, c’est encore plus agréable que d’écrire un article, c’est un temps précieux 😉

    Et encore merci à vous tous, d’ailleurs ! 😉

  11. Malgré ton éloge bien justifiée de la lenteur, je trouve la solution technologique de Spritz assez fascinante, même si je ne pense pas qu’elle soit efficace sur moi : je suis un lecteur très lent, pas parce que je ne lis pas vite mais parce que j’aime revenir en arrière, comparer des passages, prendre des notes, ouvrir un autre livre pour rechercher l’origine d’une citation, etc.

  12. Ah mais comme je l’écrivais dans l’article, ce n’est pas un éloge de la lenteur, et je conçois tout à fait que certaines personnes (ou entreprises) puissent trouver leur compte 😉 Mais pour moi Spritz, aussi fascinant soit-il, est vraiment symptomatique de ce qui ne vas pas. J’ai un peu l’impression de voir les prémices de ce qu’on voyait dans Matrix, quand Néo apprenait en une seconde le kung-fu, et tant d’autres connaissances… Pour moi, le débat essentiel avec Spritz, c’est « peut-on encore appeler ça de la lecture ? » Je suis peut-être trop romantique à ce niveau 😉 Ou un vieux con 😉

    • Oups, c’est vrai que tu dis exactement que ce n’est pas un éloge de la lenteur dans le billet. J’ai du lire…. Trop vite !

      Sinon, le problème avec Spritz c’est peut être moins la vitesse que le fait de se contraindre à un rythme donné de lecture. Je trouve ça très désagréable et c’est la raison pour laquelle j’ai beaucoup de mal avec les livres audio (qui sont plutôt plus lent qu’une lecture silencieuse)

      • C’est clair que ce n’est forcement évident, un livre audio. Là encore il y a une autre temporalité ! Une autre façon de découvrir un livre… On raconte que durant l’Antiquité, la lecture était silencieuse. C’est seulement à partir de la chrétienté qu’il y aurait eu une lecture « orale ». Fascinant, non ?

  13. Mais, mais, j’ai pas envie de lire vite ! J’ai envie de lire bien ! C’est toute la différence ! Vite et bien. Tranquillement et bien. Mettre plusieurs semaines à lire un boudin, le poser, y revenir, ou alors le dévorer en 2 mors, ou 2 heures… Mais je n’ai pas besoin d’un spritz pour ça ! 😉

    • Boudin, mors à la place de bouquin, mois. Je crois bien que le correcteur automatique de Safari a encore frappé !

      • Safari ? Un utilisateur Mac ? Dans mes bras ! 😀

        Oui, je suis bien d’accord avec toi 😉

        • Bien sur. Un MacUser depuis 10 ans maintenant.

          • Cool ! Moi ça fait depuis 2005, avec « Tiger », depuis j’ai entièrement basculé du côté de la Pomme (iPhone, iPad, iMac, MacBook Pro…).

  14. Voilà, je tape trop vite ! Il faut bien sur lire BOUQUIN et pas boudin ! J’ai l’air malin ! 😦

    • Hihi ! 😀

  15. Chouette, je vais pouvoir lire Les Misérables et Notre Dame de Paris en une demi-journée ! 😉

    • On vit un monde incroyable, n’est-ce pas ? 😀

  16. Pour vos histoires de train, j’ai bien ri car ça m’a rappelé un jour où, alors que j’étais dans le métro à Paris, je me suis mise à courir comme tout le monde dès l’ouverture des portes pour attraper la correspondance.
    Tout à coup, je me suis arrêtée net en réalisant ce que je faisais…
    J’étais en vacances, je n’avais pas du tout besoin d’attraper impérativement le prochain métro…
    Alors j’ai pris mon temps en regardant tout le monde courir, c’était vraiment jouissif comme moment ! 🙂

    • J’imagine ! 😀 C’est fou comme on est conditionné 😉

  17. Très bel article Capitaine ! ❤ Et moi aussi j'adore ton gif ! 😀
    Et merci de citer Saint Saint-Exupéry à la fin de ton article, "le Petit Prince" regorge de pépites, il n'y a rien de plus précieux que le temps, alors partageons le avec ceux/ce que l'on aime ! ❤

  18. Oh merci d’être passé Grand Cristalliseur ! 😀 Tu es la voix de la sagesse, je suis bien d’accord…

  19. Je trouve ton article très intéressant. Je ne sais pas si c’est une chance, mais j’ai grandi au fin fond de la campagne où il n’y avait que les champs et le poulailler pour me divertir. L’ennui, j’ai donc connu, mais du coup j’ai développé mon imagination et je suis devenue patiente. Quand je suis arrivée sur Paris, j’ai trouvé les gens complètement fous et je n’ai pas pu rester plus de quelques années. Ce monde vit à 100 à l’heure, alors que j’aime me poser et réfléchir, sans rien faire d’autres. Il m’arrive de m’asseoir dans mon canapé et de partir dans mon imagination, sans avoir de bruit autour de moi. Et bien, je me suis rendue compte que peu de gens arrivent à faire ça. Il faut que les gens allument la télé, ou de la musique ou fasse quelque chose, absolument ! Pourtant, c’est bien en prenant son temps que l’on profite du temps dont on dispose…

    Merci pour ce moment de réflexion.

    • Merci Louisia pour ton témoignage, c’est très intéressant ce que tu dis à propos de l’ennui, il y aurait beaucoup de choses à dire sur cet état d’esprit. J’ai l’impression que l’ennui est aussi quelque chose de tabou, qu’on tente d’éviter à tout prix. Peut-être parce qu’on a peur de se retrouver face à soi-même ? 😀 Vaste débat…

  20. Au risque de faire l’avocat du diable, je crois qu’il y a de la place pour tout. Ça ne me dérangerait pas d’apprendre vite fait des trucs techniques qui m’ont toujours énervé à apprendre par coeur. Ça me laisserait plus de temps pour autre chose, justement. Il y a des tas de choses que je n’aurais pas pu faire sans justement la rapidité donnée par Internet (Imagine essayer d’acheter les premiers Robin Hobb au moment de leur parution aux US…).
    D’autre part, les pulps étaient justement faits pour une consommation rapide par des gens pas trop intello. C’est nous qui les idéalisons, Il y a beaucoup d’auteurs de pulps qui sont passés aux oubliettes parce que justement, ils faisaient de la littérature cheap de masse.
    De ce point de vue là, tolkien est vraiment dans une autre dimension, mais honnêtement, peu d’auteurs, toute catégorie ont écrit des livres-fleuve de ce genre (Hugo, Tolstoï, Dumas…).
    Bref, une voie du milieu doit être possible…

    • C’est toujours très bien d’avoir un « avocat du diable », ça permet un bel échange d’idées 😉 C’est clair qu’on est toujours (moi le premier) content de bénéficier de cette rapidité liée à la technologie. Le seul problème, c’est quand cette rapidité devient un dogme à tous les niveaux de notre existence : travailler vite, fonder une famille le plus rapidement possible, effectuer des voyages-marathons pour visiter un maximum de sites touristiques… Je pense sincèrement qu’à des degrés divers, on a tous un peu (beaucoup ?) capitulé à ce niveau, et sacrifier une certaine qualité de vie.

      En ce qui concerne les pulps, c’est vrai que la qualité n’était pas nécessairement au rendez-vous, mais on pourrait dresser le même constat aujourd’hui.

      Tolkien est dans une autre dimension, mais si on étudie les auteurs d’aujourd’hui, on réalise que George H.R. Martin subit une pression énorme pour son Trône de fer, au point où Neil Gaiman est monté au créneau pour le soutenir face à la marée de fans en colère qui réclament la suite de sa saga. Moi je trouve ça triste. Combien d’auteurs ont bâclé leur « multilogie » parce qu’ils avaient des délais éditoriaux intenables ? Chaque auteur devrait pouvoir conserver une certaine liberté à ce niveau. J’ai attendu dix ans avant de pouvoir découvrir la fin de « la Tour Sombre » de Stephen King, c’était frustrant au possible 😀 Mais c’est aussi ce qui amène de l’émotion quand on lit les dernières lignes de cette magnifique saga, on partage cette aventure avec l’auteur…

      Merci en tout cas pour ton commentaire constructif 😉

  21. Pour moi c’est simple, dès que ce truc dépasse les 400 mots par minute, je n’arrive plus à suivre, alors fixer un récit dans ma tête avec dialogues, descriptions, etc… C’est juste impossible !
    Donc ça ne passera pas par moi ! Et comme le disait Tigger Lilly, ça tue les émotions.

    Après, sur une lecture un peu moins « romanesque » (doc technique ou autre), pourquoi pas…

    Mais oui, notre monde va vite, et toutes les avancées technologiques ou non vont dans ce sens. Au détriment de l’humain sans doute, même s’il est difficile de ne pas adhérer à ces avancées et de se trouver ainsi « décalé », « pas dans l’air du temps »… Vaste débat ! 😉

  22. Mais oui, notre monde va vite, et toutes les avancées technologiques ou non vont dans ce sens. Au détriment de l’humain sans doute, même s’il est difficile de ne pas adhérer à ces avancées et de se trouver ainsi « décalé », « pas dans l’air du temps »… Vaste débat !

    Oui ! Je pense qu’on a tous tendance à être schizophrène à ce niveau, preuve en est avec ce blog ^^ On vit une époque riche en bouleversements, pas évident de garder un certain bon sens 😉

  23. « L’incendie de la bibliothèque d’Alexandrie 2.0

    Ces derniers mois, les bibliothèques du Canada ont jeté aux ordures des livres inestimables pour des raisons budgétaires, alors que dans le même temps Neil Gaiman luttait pour empêcher le gouvernement britannique de fermer des bibliothèques, et que la BnF subissait une inondation qui a mouillé 12.000 livres.  »

    Tiens, ça m’a rappelée un film qui m’avait frappée quad j’étais gamine: « Soleil Vert » d’après un roman de Harry Harrison (un autre de ces écrivains de SF des années 60 qui avait prévu bien des choses).
    Dans le film, toutes lies bibliothèques sont numérisées sur un serveur central et bien sur, à la suite d’un incident, on perd la Renaissance. Les vieux sont euthanasiés et leur corps transformé en pâté pour chien (pardon, pour humain). Je ne suis pas sure qu’avec la tendance actuelle au recyclage, on n’y arrive pas bientôt…

  24. J’avais oublié le coup des bibliothèques, quelle horreur ! A l’époque ça pouvait faire sourire, mais aujourd’hui c’est horriblement d’actualité, rien qu’avec Amazon (encore) qui avait effacé à distance sur les Kindle tous les exemplaires de 1984… Il y a deux ans, J’avais acheté sur mon iPad le fameux comic « Scott Pilgrim », et là je viens de recevoir un mail de Comixology m’expliquant que le comic n’est plus disponible pour des raisons de droit. Manque de bol, j’avais oublié de le réinstaller ! Grrr…

    C’est clair que « Soleil Vert » fait peur, j’espère ne jamais voir ça de mon vivant. En fait il semblerait qu’à l’avenir on mangera plutôt des protéines d’insectes… 😀

  25. Excellent article, très juste et plein d’enseignements autant que de réflexions ! Je rêve de ces correspondances incroyables. Nous pourrions nous y lancer ?

  26. Merci Silène ! Ce serait un honneur que de correspondre avec toi aussi longtemps 😉 Je ne sais pas si on tiendra des années sur un même sujet, mais j’ai furieusement envie d’essayer ! 😀

  27. Article très juste et qui fait réfléchir. Une société qui nous pousse à courir mais après quoi ? Ne risquons nous pas de passer à côté de l’essentiel ? Prendre son temps, apprécier des petites choses aussi anodines que primordiales et nous retrouverions tous des clefs pour aller un peu mieux. A méditer.

  28. Merci ! 😉

  29. Sauf que la lecture rapide est intéressante, non pour les romans, mais pour avancer plus vite dans les mails et textes informatifs en général. (afin d’avoir plus de temps pour lire les romans 😉 )

    Dans la lecture rapide, le but du jeu est de varier sa vitesse de lecture suivant ce que l’on cherche dans un texte.

    Spritz est intéressant, mais il a le défaut de faire passer tous les mots à l’écran. Exactement comme zapreader http://www.zapreader.com/reader/.

    Lorsqu’on peut lire beaucoup plus vite. 😉
    Sans rien perdre du texte.

    C’est le but de la lecture rapide : pouvoir appuyer sur le champignon quand le paysage est aussi morne que celui d’une autoroute, et pouvoir ralentir au niveau des promontoirs et admirer le paysage.

    Quand on sait s’en servir, le gain de temps est plus qu’intéressant, pour faire ce que l’on aime.

    D’ailleurs, quel lecteur ne pratique pas la lecture hyper-rapide du feuilletage d’un livre avant de soit le reposer, soit l’emporter pour le lire. Dommage, Spritz n’offre pas cette solution…

    Et pourtant, c’est une autre façon de gagner beaucoup de temps pour lire ce qui nous plaît vraiment.

    Bonne journée

  30. « Sauf que la lecture rapide est intéressante, non pour les romans, mais pour avancer plus vite dans les mails et textes informatifs en général. (afin d’avoir plus de temps pour lire les romans 😉 »

    C’est ce que je disais dans l’article 😉 Je conçois que certains puissent y trouver leur compte (tant mieux). Après, en ce qui me concerne, je pense que ce serait le meilleur moyen pour attraper une migraine d’anthologie 😀 Merci pour ton passage, bonne journée également.

  31. Incroyable ! Je n’en avais jamais entendu parler, merci pour l’info ! J’avoue que je trouve ça plutôt flippant par rapport aux enfants qui, plutôt que de lire le classique imposé en classe, iront sur ce site pour condenser le truc. Pas forcément une bonne idée… Très intéressant et détaillé comme article 😉

  32. Merci Nymeria ! Effectivement, on peut très bien imaginer que cette technologie serve à « résumer » des oeuvres littéraires pour préparer le brevet des collèges ou même le baccalauréat… 😉

  33. […] des semaines, des mois, parfois des années de travail et beaucoup de temps et de persévérance, j’en avais d’ailleurs longuement discuté avec vous. Mais qu’est-ce qui peut pousser une personne à se livrer à une activité si ingrate ? En […]

  34. […] du XVe siècle recherchés par des bibliophiles fortunés, mais bien de bouquins récents. Dans cet article, je m’indignais avec naïveté qu’Amazon permette de vendre une petite fortune des […]

  35. […] risqué professionnellement, mais aussi une source infinie d’épanouissement au fil des ans. Depuis ce billet, j’ai pris conscience combien le temps était important pour qu’un projet de longue […]

  36. […] moi et ce site m’a permis de m’évader lors de mes longues soumissions éditoriales, dans les moments de doute. Ce qui devait être à la base un simple blog sur l’imaginaire est devenu un peu plus que […]

  37. […] l’attente des soumissions éditoriales, j’en ai largement discuté avec vous dans cet article. Écrire à plein temps rend cette phase beaucoup plus difficile, surtout quand on n’a jamais […]

  38. […] C’est une extraordinaire bonne nouvelle pour les libraires qui subissent depuis une dizaine d’années la révolution numérique des liseuses et le règne d’Amazon. Ils ont l’opportunité d’être à l’avant-garde de la technologie, de réinventer leur métier. On peut imaginer une nouvelle façon d’acheter un bouquin. Lors d’une dédicace un client pourrait rester discuter avec un auteur, tandis que la machine imprimerait son roman. La librairie deviendrait un espace convivial humaniste, dans lequel les gens prendraient le temps d’échanger avec le libraire ou des clients, fureter dans les rayons, boire un verre, et pourquoi pas, se retrouver dans une nouvelle sociabilité qui tiendrait à la fois de la libraire et de la bibliothèque. C’est une nouvelle temporalité qui s’offre à nous. […]

  39. […] déjà écrit un article sur le lien entre le temps et la création artistique. En tant qu’auteur, je me suis toujours considéré comme un simple artisan, au milieu de […]

  40. […] un journal de bord qui m’a aidé à ne pas perdre de vue l’essentiel, notamment durant l’année de doute précédant ma première publication. Aujourd’hui, je suis heureux qu’il serve d’autres auteurs dans leurs propres […]

  41. Je n’avais pas encore lu cet article et en un mot : merci. Je suis tout à fait dans ce dilemme là en ce moment, à espérer que tout aille plus vite, à vouloir avoir finit avant de commencer. Et je suis la première à pester qu’on est dans une société qui va trop vite ! Ce n’est pas simple de gérer cette notion de temps dans la vie, et en particulier quand on est dans la création artistique. Merci de me rappeler que c’est le temps de maturation qui rend, bien souvent, le résultat plus beau, et que même si ce n’est pas le cas, ce n’est pas du temps de perdu, c’est du temps de vie tout simplement. Bon je n’aime pas attendre les réponses pour autant c’est stressant quand même, mais si j’arrive à me rappeler d’être dans l’instant présent ça devrait le faire 🙂

  42. Oh de rien ❤ En effet ce n'est pas simple de concilier attente et création artistique, mais, oui, je suis convaincu qu'il n'y a pas de temps perdu. Et surtout ce temps qui passe ne nous empêche pas d'avancer sur d'autres projets, bien au contraire ! Courage ❤


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