Écrire deux romans… en même temps

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En guise de bilan 2013, j’avais envie de vous raconter une partie de la genèse de mon roman, les Pirates de l’Escroc-Griffe. D’habitude je n’aime pas trop parler de moi, mais je vais faire une exception en ce qui concerne l’écriture parce que je me suis retrouvé cette année dans une drôle de situation, pas évidente à gérer quand on est un jeune auteur : travailler sur deux romans en même temps.

Le problème remonte en fait à 2010, année où j’ai réalisé que mon pavé roman devait être découpé en trilogie. Cette révélation fut pour moi un choc, pas forcément désagréable d’ailleurs. Je sais que c’est puéril, mais au début, j’étais excité à l’idée de suivre le sacro-saint modèle de Tolkien, modèle qui a tendance à exaspérer les éditeurs, parce qu’ils se demandent (à raison) pourquoi diable les jeunes auteurs se compliquent la vie, alors qu’ils pourraient livrer un « one shot ». Comprendre : un premier roman de taille raisonnable qui se suffit à lui-même. J’étais aussi un peu (beaucoup) consterné : je m’inquiétais moins du fond de mon livre, que de sa forme, tant mon style avait progressé sur le tome 1. À partir du moment où je pensais mon roman en terme de trilogie, j’étais condamné à courir un long marathon.

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C’est en partie à cause de cette problématique que j’ai passé une année 2013 absolument démentielle : après avoir envoyé mon tome 1 aux éditeurs, j’ai commencé écrire à quatre mains un one shot (appelons-le « projet X ») qui n’a rien à voir avec ma trilogie, tout en travaillant sur le tome 2 des Pirates de l’Escroc-Griffe, qui nécessitait des corrections.  Je voulais que ce tome 2 soit aussi abouti que le tome 1, qui lui avait bénéficié du cycle Cocyclics. L’objectif était de terminer ces deux chantiers avant le 31 décembre, à raison de 8h00 d’écriture par jour en moyenne… Rapidement, je me suis retrouvé la tête sous l’eau.

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Je suis parvenu à un constat très simple : je suis incapable de travailler sur deux romans en même temps. En fait j’y arrive, mais pour reprendre l’expression d’un ami, j’ai l’impression d’avancer à la vitesse d’un escargot asthmatique. J’ai donc provisoirement abandonné le projet X pour me concentrer sur les ultimes corrections de mon tome 2.

Cette mésaventure m’a déconcerté, car beaucoup d’écrivains autour de moi mènent sur plusieurs fronts la rédaction de nouvelles et de romans même si, sans mauvaise foi aucune de ma part, je suis convaincu que Cindy Van Wilder dispose de plusieurs clones.

Ces dernières semaines, j’ai suivi avec attention les blogs des copines qui ont participé au NaNo. Pour ceux qui ne connaissent pas ce challenge, chaque année les participants se réunissent pour écrire 50.000 mots en l’espace d’un mois. Beaucoup d’auteurs n’arrivent pas au bout de ce défi, mais au final, cela n’a que peu d’importance, l’essentiel étant de progresser. C’est vraiment à cette occasion que j’ai réalisé qu’il y a autant de façon d’écrire que d’écrivains.

C’est d’ailleurs ce que m’avait dit en substance Pierre Bordage. Lors d’un déjeuner à Epinal aux Imaginales, il affirmait que les romanciers se classaient en deux catégories : les structurants qui travaillent selon un plan, et les scripturants qui écrivent à l’instinct. Pierre Bordage se définit volontiers comme scripturant, car il ne supporte pas de connaître l’histoire d’un récit avant d’avoir écrire la fin. Au cours du repas, il m’a expliqué que j’étais un structurant, ce qui est tout à fait vrai. Mais au final, qui a raison ou tort ? Personne bien évidemment, car le lecteur se fiche de cette catégorisation comme de son premier marque-page. Peu importe si Orson Scott Card est un grand structurant devant l’Éternel, tout ce que veut le lecteur, c’est lire un livre qui en vaille la peine.

Au final, l’écrivain peut emprunter de nombreux chemins. Certains auteurs n’écrivent que des nouvelles, d’autre se concentrent uniquement sur leurs romans, tandis qu’une majorité de romanciers papillonnent entre ces deux formats. Pour ma part, à l’avenir, ça sera un roman à la fois avec la ferme intention de terminer le projet X, le one-shot, en 2014.

Et vous, êtes-vous capable d’écrire plusieurs livres en même temps ?

Published in: on décembre 20, 2013 at 2:08  Comments (38)  
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38 commentairesLaisser un commentaire

  1. Non, et de toute façon, je n’en ai même pas l’envie. J’aime me concentrer sur un seul et unique projet ( attend, ce serait comme accoucher de bébés non jumeaux à intervalles réguliers. Non mais après ça, tout explose !! – vision d’horreur-). Et sinon, moi, je suis une scripturant – plutôt cool comme terme !- 😉
    Plein de réussite pour 2014 !!!

  2. Ton commentaire me rassure, je ne suis pas le seul forçat de l’écriture à travailler de cette façon 😉 Merci pour ton passage, je te souhaite également une belle année 2014 inspirée 😉

  3. En général je finis le premier jet d’un projet long. Ensuite je papillone sur des nouvelles, textes de blogs,etc…Et quand j’ai bien tout oublié je refais une passe sur mon projet pcpal avec un regard neuf.

  4. C’est vrai que le temps est un précieux allié… Avoir un regard neuf, c’est souvent ce qu’il y a de plus difficile à atteindre sur un vieux projet ! 😉

  5. Je ne suis pas encore arrivée au bout de l’écriture d’un roman… et quand j’écris des nouvelles je ne peux pas écrire autre chose. Je suppose donc que je ne fais pas partie des « auteurs multi-tâches » 😉

  6. en principe je peux faire des pauses « nouvelle » au milieu de l’écriture d’un roman, mais j’avoue que cette année, le stress accumulé m’en a empêché plus que le roman lui-même. Ce qui est rigolo, c’est qu’au bout du compte j’ai fait l’inverse, ma trilogie est devenue un ondeshot 😉

  7. Hum, compliqué. Le facteur temps joue beaucoup. Et le facteur « si je m’arrête, je galère à m’y remettre ».
    En gros, une fois lancée, il vaut mieux que je ne m’arrête pas, sinon ça se passe comme mon roman actuel, la vitesse d’escargot d’anémique, mais surtout la progression par à coups que j’ai appris à détester avec la régularité.
    Après, s’agissant de corrections par contre, comme je déteste ça, m’aérer avec d’autres choses à côté, notamment l’écriture de nouvelles, c’est essentiel pour moi, sinon je sature (j’ai dit que je déteste les correc ? Je vais tellement souffrir sur mon cycle XD J’en suis à préférer devoir le réécrire, ce sera plus drôle.).
    Donc je ne suis multi-tâche qu’à moitié on va dire. Je peux intercaler des nouvelles au milieu des gros projets, mais pour les romans c’est chacun son tour, plutôt pour une question de tonalité. J’aurais peur de me mélanger.

  8. Alombre Des Nenuphars : c’est marrant, je n’avais pas pensé à la situation inverse 😀 Mais tu vois, à la réflexion, je me demande si commencer par des nouvelles n’est pas meilleur sur le long terme : les chapitres d’un roman ne sont-ils pas, au fond, des nouvelles ? Je pense notamment à Janua Vera de Jean-Philippe Jaworski (qui n’est rien d’autre qu’une suite de nouvelles situées dans le même univers si on y réfléchit bien).

    Luce Basseterre : ah oui, pas mal comme parcours ! 😀 C’est dingue comme les problèmes peuvent être différents d’un auteur/roman à un autre…

    Vestrit : c’est vrai que c’est important, cette « tonalité. Il y a vraiment des dynamiques différentes selon les romans… Courage pour ton cycle, ça va aller 😉

  9. Perso, je dirais oui, mais pas à la même vitesse! Quand j’ai une panne d’inspiration pour un roman, j’ai généralement des idées pour un autre et vice versa. Donc, je peux écrire un roman pendant 10j, puis un autre pendant 1 sem et reprendre le premier. Maintenant, je crois que je suis plutôt une scripturante et je ne sais pas toujours comment mon roman va finir, vu que je peux changer d’avis en cours de route! C’est cette liberté que j’aime dans l’écriture. Si je devais m’astreindre à écrire un nombre de sec en un certain temps, ce ne serait plus drôle!

  10. C’est vraiment génial que tu saches gérer une telle liberté… Bravo ! 😉

  11. En ce qui me concerne, je suis un scripturant et il est clair que je ne peux pas travailler sur deux projets en même temps faute de… temps, mais aussi pour bien rester concentré sur mon histoire. Merci pour ce beau blog JS, c’est toujours un réel plaisir de te lire ! ❤

  12. Je suis contente de voir que je ne suis pas la seule à ne pas pouvoir travailler sur deux projets à la fois. J’aime pouvoir m’immerger dans un roman, un univers et m’attacher à mes personnages. Passer d’un texte à un autre implique de réussir à se détacher momentanément et je trouve cela plutôt désagréable.
    Sinon, je suis clairement une structurante. Pour me sentir à l’aise, j’ai besoin d’avoir toute mon histoire pour savoir où je vais et comment j’y vais. Cela n’empêche pas d’avoir plein de trouvailles tout au long de l’écriture. Par contre, je suis incapable d’écrire huit heures par jour, six est généralement ma moyenne. Il me faut sans cesse des respirations pour laisser décanter. Tu es une vraie bête de travail, je suis impressionnée… bravo !
    En tout cas, je te souhaite le meilleur pour la nouvelle année 2014 ! 🙂

  13. Fred : oh merci pour ton passage, ça me touche vraiment que tu aies pris le temps de laisser un commentaire malgré ta fatigue… C’est vrai que tu es plutôt un scripturant 😉

    Elfine noire : c’est gentil, mais je n’ai pas beaucoup de mérite tu sais, je travaille à la maison ! Si je ne passe pas quotidiennement quelques heures sur mes écrits, je me sens coupable… Ca va être difficile pour moi de te souhaiter le meilleur pour l’année prochaine vu que « la nuit des coeurs froids » va être publié, alors je te souhaite plein succès pour cet événement, au plaisir de te lire 😀

    • Merci à toi, c’est super gentil 😉

  14. Pour ma part, je suis capable d’écrire une multitude de choses en même temps, mais j’ai arrêté de faire ça. Je me suis rendue compte que je me dispersais trop et que, même si j’arrivais à terminer ces écrits, ils n’étaient jamais assez travaillés, assez aboutis. Du coup, j’essaie de me concentrer sur un projet à la fois. Du moins, en écriture… Car dès que j’ai fini à écrire un roman ou une nouvelle, j’attaque un autre écrit en même temps que je relis l’autre. Comme relecture et écriture sont des travaux un peu différent, j’arrive à finir mes projets.
    Quant à la différence structurant/scripturant, je crois que je suis au milieu… J’aime bien avec un plan et la fin, mais ils ne sont jamais assez détaillé car je sais que je vais instinctivement me balader au gré de mon imagination. Pas facile tout ça !
    Article très intéressant !

  15. Merci ! Ton commentaire l’est tout autant 😉 Je suis vraiment fasciné par tous ces retours, il y a un côté vraiment « magique » dans l’écriture. Je pense que même les auteurs connus conservent une démarche « artisanale » lorsqu’ils écrivent. Un peu comme les peintres 😉

  16. Moi j’ai appris à devenir structurante. Mais j’avoue avoir du mal et que bien souvent, même si j’ai des notes, un fil conducteur et un syno préparés, je pars en vrille. Bien entendu, je tâche de garder une cohérence (plus encore depuis ma têtard) mais j’ai énormément de mal de bosser sous la « contrainte » d’un plan. Je fonctionne aussi beaucoup à l’affectif. C’est aussi d’ailleurs pour ça que je bosse parfois sur plusieurs choses mais pas tout à fait en même temps (ou alors, je m’accorde des plages horaires spécifiques mais interchangeables malgré tout ^^ oui je sais, je suis compliquée ^^).

  17. « oui je sais, je suis compliquée ^^ »

    C’est ton droit le plus sacré ! 😀 Et puis, s’il y avait une recette magique, ça se saurait 😉

  18. « Et vous, êtes-vous capable d’écrire plusieurs livres en même temps ? »
    hem, j’ai déjà du mal à me mettre à l’écriture de chroniques, alors j’imagine même pas ce que ça doit être pour un roman… ^^ Par contre, je pense que la phase que tu as traversée est inévitable pour tout auteur qui n’a pas encore parfaitement établi ses marques (en mode vieux routier de l’écriture qui sait parfaitement comment il doit gérer son histoire, voir même un cycle complet), et se révèle être une bonne chose et indispensable pour savoir ce qui te convient le mieux ! 🙂
    bon courage pour tous tes projets, en espérant que 2014 continue dans la même foulée ! ^^

  19. Ecrire plusieurs romans en même temps me parait logiquement un pari risqué. Difficile de s’imprégner de deux univers, et je suppose que tu passe ton temps à sortir de l’un pour rentrer dans l’autre, ce qui est épuisant et peut être une perte de temps au fond ? Après l’avantage c’est d’avoir peut être plus de distance lorsque tu veux te replonger dans l’un, tu peux sans doute plus facilement te dire « oulà là ça va pas faut que je reprenne ça » (ou tout autre analyse plus pragmatique qui peut être aussi « c’est génial » après tout ^^).
    Après je dirais qu’écrire un roman et une nouvelle c’est différent, cela ne demande pas le même travail, donc oui je l’ai fait écrire des nouvelles peut permettre de faire des pauses dans le long travail d’un roman (marathon épuisant). Par ex là après avoir passé deux ans quasi que sur mon dyptique j’ai mis tout ça de côté et là j’écris des textes pour le plaisir (important aussi de renouer avec le plaisir de faire des textes sans se prendre la tête et se mettre la pression), quand j’aurai bien repris du poil de la bête je pourrais m’atteler aux corrections et aux finitions avec plus de distances et de tranquillité d’esprit.

    Ah et sinon je suis autant « structurant » que « scripturant », c’est un dialogue permanent entre les deux suivants mon inspiration ou mon besoin de mettre les choses aux clairs. Mais pour mon dyptique j’avais bien en tête la trame complète avant de m’y mettre c’est sûr. Ce n’est pas comme une nouvelle où là je me permet vraiment d’écrire comme ça vient sans avoir forcément un but précis en tête.

    Dans tout les cas bon courage pour tes projets d’écritures, que 2014 te soit propice !

    • Oh là là, pas évident d’écrire un diptyque, respect ! Je trouve même que c’est plus difficile à écrire qu’une trilogie : déjà il faut bien couper la fin du tome 1 (ne pas frustrer le lecteur, mais ne pas non plus complètement le rassasier en lui donnant quand même l’envie de poursuivre…), ensuite, on a pas forcément le temps d’approfondir comme on le voudrait l’histoire et les personnages, enfin je ne parle même pas de la pression sur l’auteur (pour ne pas décevoir !). Mais bon, c’est possible, Franck Herbert a livré un magnifique diptyque avec les tomes 1 et 2 de Dune 😉

      Merci en tout cas pour ton témoignage intéressant, je te souhaite une année 2014 riche d’un point de vue éditorial 😉

  20. Personnellement, je peux écrire deux romans à la fois à condition d’alterner: par exemple, quand j’ai un roman en phase de corrections je commence un premier jet, que j’écris seulement entre chaque phase de correction. Par exemple, je fais une phase de correction sur le roman n°1; puis je laisse reposer quelques jours, pendant ce temps j’avance sur le premier jet du n°2; ensuite je refais un jet de correction du roman n°1, etc.
    En revanche, j’ai essayé les nouvelles en 2013 et ça m’a vraiment perturbé pour les romans… Autant j’arrive à gérer deux romans, autant j’ai été incapable d’écrire sereinement des nouvelles ET un roman… (il faut dire que je suis très scripturante: je ne sais jamais ce que je vais écrire à l’avance, je ne fais jamais de plan; à chaque fois que j’ai essayé, je ne m’y suis pas tenue. Or pour moi, les nouvelles sont une forme d’écriture assez « artificielle », pas naturelle chez moi: je suis incapable d’écrire une nouvelle sans thème, et j’écris la nouvelle pour l’AT, pas pour moi, contrairement au roman. Je ne prends vraiment plaisir à l’écriture que dans les romans, qui me tiennent beaucoup plus à coeur.) D’ailleurs j’ai réalisé que j’avais beaucoup de mal avec les nouvelles, donc j’ai décidé de me consacrer aux romans désormais…

  21. En ce qui me concerne, j’ai du mal à faire deux choses à la fois. Je n’arrive pas à scinder une semaine entre écriture / lecture et bêta lecture, par exemple. Alors écrire 1 textes à la fois…
    Du coup, vu que j’ai beaucoup trop de projets en cours, je me suis focalisé sur le genre de la nouvelle. Ca va plus vite à écrire, et du coup j’explore plus d’univers en peu de temps.
    Là, récemment, je suis carrément passé au mode « micro nouvelles » dans le cadre du projet Microphéméride d’Anthony Boulanger / Sandrinoula / Père désoeuvré.

    Mais à côté de ça, j’essaye d’écrire un roman. Roman que j’ai décidé de scinder en « épisodes », un peu comme des nouvelles qui se succèdent, se suivent. Car je pense, comme toi, qu’un roman c’est un peu une succession de nouvelles. Généralement, ça prend la forme de chapitre, mais le format « en épisodes » me paraît intéressant à explorer. Ca me donne l’impression que l’écriture d’un roman complet est moins « mission impossible ». ^^

    Et concernant ma façon de travailler: je suis structurant à mort. 😀

    • C’est intéressant ! Merci pour ton témoignage, et encore bravo pour tes micronouvelles que j’adore 😉

      • Merci, ton avis et tes commentaires positifs me touchent beaucoup!

      • Si tu aimes à ce point les micronouvelles, je ne peux que te suggérer de t’inscrire à la Newsletter des microphémérides. 🙂
        http://microphemeride.nootilus.com/2013/
        Projet porté par Anthony Boulanger, Père Désoeuvré et Sandrine Scardigli (Sandrinoula).

        Je viens d’ailleurs de partager sur ma page la troisième de mes contributions (en dehors de l’hommage à Mandéla) à cette tentative de conquête du monde par la micronouvelle que ne renierait sans doute pas Ioana Booz.
        Après « Blue Suede Shooes », chanson composée par Carl Perkins et interprétée plus tard par Elvis Preslay, puis Voyager 1, je me suis également attaqué à la « Travoltapocalypse », ou encore à « Saturday Night Fever et les Zombies ». Ce qui donne: « le soir de la fièvre ». 😀

  22. Merci pour l’info ! Je viens de m’abonner au blog des microphémérides du coup ! 😀

  23. Article diablement intéressant, il est toujours passionnant de plonger dans l’univers des auteurs. Je n’en suis pas une même si j’ai noirci des centaines de pages de cahiers et de copies doubles dans mon adolescente et mon début de vie d’adulte. J’aurais tendance à m’être considérée comme une scripturante car si j’avais des fois un plan général de ce que je voulais rédiger, je me laissais emporter par la vie propre de mes personnages et je me retrouvais quelque fois dans des situations que je n’avais pas du tout prévues, c’était assez incroyable !
    Et sinon je serais bien incapable de faire deux romans à la fois.
    Tout à fait d’accord aussi avec ceci « tout ce que veut le lecteur, c’est lire un livre qui en vaille la peine. »
    Bonne continuation dans tes écrits en tout cas 🙂

    • Argh, je découvre ton commentaire six mois plus tard… Merci pour ton commentaire, bonne continuation à toi ! 😉

  24. […] une année, c’est pouvoir écrire deux romans, peaufiner ou inventer des suites. Recevoir une réponse positive, c’est être publié. Dans tous les cas, l’auteur est […]

  25. Hello ! Je pensais avoir commenté cet article, que j’avais beaucoup aimé mais j’ai du zapper… En tout cas, j’en parle dans mon nouvel article ici : http://www.nathaliebagadey.fr/un-ou-plusieurs-textes-a-la-fois-a106861688 .
    J’espère que tu nous parleras d’autres aspects de ton écriture comme celui là, c’était vraiment passionnant, merci encore !

  26. […] un simple blog sur l’imaginaire est devenu un peu plus que ça, notamment quand je racontais mon quotidien d’auteur curieux, ou plutôt mon curieux quotidien d’auteur. Je suis content que mes articles, éclectiques, […]

  27. […] Je découvrais aussi que j’étais capable d’écrire d’autres bouquins (mais ceci est une autre histoire). En mai 2013, mon roman recevait enfin l’estampille Cocyclics, qui me donnait la […]

  28. Ca m’est arrivé déjà 2 fois, parce que je travaillais sur un cycle dont le nombre de tome grandis à chaque fois que je mets le mot fin et que je sentais le besoin de me diversifier sans être capable de quitter totalement cet univers.
    Cependant, à chaque fois, un des projets à fini par gagner sur l’autre. La première fois le T3 du cycle a gagné et l’autre récit s’est retrouvé en pause pour une durée encore indéterminé. Mais pour le T4, un autre projet a vu le jour. J’ai écris environ 100 ksec de chaque vraiment en parallèle, puis le one shot a gagné sur le T4. Je suis actuellement en train de le finir.
    Donc bilan, j’ai commencé plusieurs fois l’écriture de 2 romans en parallèle. Dans les deux cas, l’un d’entre eux à fini par gagner…

  29. Merci Louve pour ton témoignage intéressant, je crois qu’il y a vraiment un aspect irrationnel qui nous échappe là-dedans, peut-être tout simplement le plaisir de plonger dans un nouvel univers… Ce n’est pas évident de mener de front tous ces projets en tout cas 🙂

  30. […] D’ailleurs, vous devez absolument savoir si vous êtes architecte ou jardinier, mais ceci est une autre histoire). Le problème avec ces trois chantiers, c’est qu’en tant que jeune écrivain, vous […]

  31. […] temps j’ai lu un article passionnant sur le blog de Sycophante intitulé « Écrire deux romans… en même temps » (cliquez sur le lien pour accéder à son article). Je vous invite à le lire si vous […]

  32. […] Dans cet article, je parlais de la différence entre les structurants et les scripturants. Tous les auteurs le savent, le monde se divise en deux catégories : les architectes et les jardiniers. Quand on commence à écrire, la question qui revient immanquablement sur la table est : comment mon cerveau fonctionne ? Pour ma part, je suis architecte : avant d’écrire mon roman, j’établis un plan (le fameux syno) avec un début, un milieu et une fin. Je sais déjà quel climax (la « séquence forte ») est susceptible de toucher le lecteur. D’autres écrivains préfèrent travailler différemment, et ne supportent pas de connaître le dénouement. Ils travaillent au fil de leur inspiration, coupant les branches qui dépassent : on dit d’eux qu’ils jardinent. Bien sûr, il n’y a pas de bonne ou de mauvaise méthode et, de la même façon, on est jamais complètement l’un ou l’autre de ces archétypes. […]


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