Coup de Tonnerre sur l’Imaginaire

Ce week-end, je me suis rendu pour la première fois en Bourgogne à Tonnerre, une ville qui possède un magnifique patrimoine : ce n’est pas tous les jours qu’on dédicace dans un hôpital du XIIIe siècle !

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Pour cette toute première édition, j’ai retrouvé avec grand plaisir mes camarades de l’imaginaire. Avec Mélanie Fazi, on a beaucoup échangé à propos de notre passion commune : Stephen King, actualité cinématographique oblige… c’est peu dire qu’on attend la sortie de « Ça » avec impatience ! J’ai failli partager ma chambre avec l’inénarrable Bruno Pochesci qui mériterait une place sur l’Escroc-Griffe tant sa vie est un roman.

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J’ai eu également eu le plaisir de retrouver certaines « voisines de Bragelonne », Céline Landressie et Jeanne Faivre Darcier, mais aussi les amis de l’Armada et mon ancienne collègue de travail Anne-Sophie Kindraich, qui, à l’époque, écrivait aussi de la fantasy sans que je le sache, alors qu’on enseignait dans le même bahut ! J’ai écouté pendant des heures le passionnant Olivier Deparis parler de cinéma, littérature et astrophysique, sa culture est impressionnante.

C’était également pour moi le moment de discuter pour la première fois avec Jérôme Baud, Morwen, Emmanuel Delporte et sa femme, Béatrice « valise » Ruffié Lacas, Françoise Grenier Droesch, Ruwan Aerts, Morgane Caussarieu, Sylvie Dolhabaratz Morales, SM Chevalier, Ménéas Marphil ou Stefan Platteau, pardon pour les personnes dont je n’ai pas réussi à retrouver les noms. Merci à Morwen et Jérome Baud de m’avoir invité à prendre une bière, Armada est vraiment une maison d’édition comme je les aime : un éditeur et des auteurs au diapason qui ne se prennent pas au sérieux. Pendant le salon, plusieurs auteurs ont émis l’idée d’écrire sous pseudo du « dino porn », mais je ne peux pas révéler les noms des personnes compromises dans ce sulfureux projet.

Il n’y en avait pas que pour la littérature : deux peintres japonais, Shoji Tanaka et Kaoru Koga, étaient venus présenter leurs toiles.

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Kaoru Kaoga est originaire de Kamakura, ville que je connais bien, ce fut l’occasion d’échanger près d’un cabinet des curiosités digne de Jules Verne.

 

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J’ai retrouvé les sympathiques Stayly Dompierre,  et Christophe Dougnac. Quelques instants plus tard, un inconnu débarque devant mon stand :
– Tu sais qui je suis ? me demande-t-il non sans une certaine assurance.
– Euh… non.
– Je suis le type qui a fait ta couv’.
Et c’est là que je réalise que je me retrouve en chair et en os devant Johann « Yoz » Bodin, quelle joie !

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Un moment émouvant dans la carrière d’un moyennement jeune auteur, car une couverture réussie importe beaucoup dans le succès d’un roman et Yoz m’a gâté à ce niveau. Cerise sur le gâteau, il est humble, et d’une grande gentillesse, ce qui est toujours appréciable quand on possède un talent tel que le sien, regardez ses sublimes illustrations :

 

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Il y avait tellement d’activités que j’ai loupé l’immanquable procession au flambeau, mais heureusement Mélanie a pris une belle photo (que je lui pique au passage, eh oui je suis comme ça)

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J’ai quand même eu la chance de visiter l’impressionnante Fosse Dione qui fut l’objet, durant l’Antiquité, d’un culte polythéiste (Dione viendrait de la déesse gauloise Divona, « divine »). À cette époque, la procession religieuse devait être fascinante, il faut vraiment que je m’achète rapidement une machine à remonter le temps, c’est trop frustrant.

 

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Puisqu’on parle d’Histoire, à la Fleur des Délices j’ai gouté  des gâteaux vieux de plusieurs siècles (façon de parler).

 

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Un grand merci à l’organisation, aux bénévoles et aux exposants qui nous ont enchantés avec des costumes, décors et spectacles tous plus féériques les uns que les autres. Merci aux lecteurs qui sont parfois venus de loin pour la dédicace, à Sylvie, Mon univers fantasy,  Rémi et les libraires de la librairie Plume et Images, et bien sûr merci à Oncle Bragelonne.

 

Published in: on septembre 13, 2017 at 1:47  Comments (14)  
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L’effet salon

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Je me remets à peine de mes émotions après un festival magique qui m’a complètement pris au dépourvu, alors que… j’habite à côté de Metz. « Les cordonniers sont les plus mal chaussés »… Il a fallu que je sois invité dans ce salon pour réaliser combien la ville de Metz était dynamique sur le plan culturel. Tout avait pourtant mal commencé : vendredi matin, mon kakemono se brise dans un bruit de tonnerre, provoquant la panique de collégiens amassés devant le stand (de là à dire que l’un d’entre eux a une part de responsabilité dans ce désastre, il n’y a qu’un pas que je franchis allègrement). Je vous avoue que sur le coup, j’ai ressenti un grand trouble dans la Force.

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Fort heureusement, mes amis lorrains étaient là pour sauver mon étendard : grâce au génie mécanique de @Brome et le Saint Scotch de Florian, dès le lendemain les couleurs de Bragelonne flottaient fièrement aux quatre vents.

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En confiance, je pouvais dédicacer dans la sérénité, avec des camarades de l’imaginaire que j’apprécie. Grâce à la 25e Heure du Livre, je connaissais déjà la talentueuse Méropée Malo avec qui je m’amuse toujours beaucoup. Il nous arrive souvent des événements improbables, surtout quand un vieux monsieur bizarre découvre la couverture de Sorcière malgré elle et ne peut s’empêcher de tendre le pouce et l’auriculaire, sorcière oblige…

Je n’ai malheureusement pas eu le temps de beaucoup discuter avec Aurélie Wellenstein, auteure du fameux Roi des Fauves, qu’elle m’avait fait lire en exclusivité bien avant sa publication, mais j’étais assis près de l’ami Paul Beorn dont j’adore la plume. Je dois avouer que lorsqu’il était absent du stand, j’ai parfois assuré la promo du magnifique Septième Guerrier Mage (plusieurs exemplaires vendus à mon actif, mais avec un roman primé aux Imaginales je dois reconnaître que c’était plus que facile…).

Et comme j’ai de la chance, après avoir fait sa connaissance à Nice, j’ai retrouvé Laurent Genefort, l’homme avec qui il est impossible de s’ennuyer. Je pense que si je devais choisir un seul livre à emporter sur une île déserte, je déciderai plutôt d’emmener Laurent lui-même tant sa culture SF est impressionnante, sans parler de ses pertinentes réflexions scientifico-philosophiques sur l’écologie et l’Humanité. Un auteur français visionnaire digne d’un Franck Herbert, mais avec une modestie et une gentillesse qui forcent le respect, c’est assez rare pour être souligné. Cerise sur le gâteau, nous avons plusieurs passions communes.

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Bien sûr, ce festival était aussi l’occasion de saluer des lecteurs de longue date, certains étaient même présents lors ma première dédicace à la FNAC de Metz, en 2015 ! Chaque retrouvaille avec un habitué de L’Escroc-Griffe était un feu d’artifice émotionnel, sans oublier le plaisir de découvrir de nouveaux lecteurs.

Vous l’aurez deviné, si le festival m’a impressionné au niveau de la fréquentation, ce sont les rencontres qui m’ont le plus marqué. Être auteur, c’est passer énormément de temps seul devant son ordinateur… inutile de dire que ces salons constituent de véritables bouffées d’oxygène. C’est le moment de prendre des nouvelles d’amis écrivains, de parler de projets, et de rire dans une ambiance bonne enfant propre à la SFFF. Loin d’être une industrie sans âme, le monde de la littérature relève plus d’un artisanat dont les maillons sont étroitement liés. À ce titre, j’ai été particulièrement touché par ma rencontre avec Nathalie Mysliwiec et sa joyeuse équipe de La librairie d’en Face.

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J’avais l’impression de connaître Nathalie, et pour cause : quelques années auparavant, elle avait été libraire à la FNAC de Metz, et m’avait même accueilli lors de mes toutes premières dédicaces ! Sans des personnes comme Nathalie, Damien et Justine, non seulement ces salons seraient impossibles, mais en plus la chaîne du livre serait privée de maillons humains indispensables. Des femmes et des hommes capables de transmettre la passion de la lecture, cela n’a pas de prix.

Dimanche soir, c’est non sans une certaine émotion que j’ai dit au revoir à toutes ces belles personnes, mais avec la joie de savoir que j’allais retrouver mes amis auteurs dans des festivals. De la même façon, je suis heureux de savoir que La librairie d’en Face soit près de chez moi. J’ai découvert une île au(x) trésor(s), un refuge de l’imaginaire qui me fait rêver.

Rien que pour tous ces moments, cela vaut la peine d’écrire… Tiens, d’ailleurs, ce matin j’avais des idées plein la tête. C’est ce que j’appelle « l’effet salon » 🙂

Published in: on avril 11, 2017 at 9:44  Comments (9)  
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