Snark, ce n’est pas que du numérique ! (2/2)

FNAC de Metz, jeudi

FNAC de Metz, jeudi

La semaine dernière, je vous parlais d’impression à la demande haute qualité, la POD. Entre temps, j’ai enfin reçu mon roman ! Un grand moment d’émotion, j’ai même pris soin de filmer l’accouchement, euh, l’événement (oui, cette publication prend des proportions assez délirantes).

Comme vous pouvez le constater, le Snark a le poil luisant. Je suis comblé avec cette édition papier, le livre soutient vraiment la comparaison avec d’autres titres Bragelonne en ce qui concerne la finition. Au niveau des différences entre les deux versions : l’ebook a une petite valeur ajoutée, la carte des Mers Turquoises en couleurs (du moins si vous la regardez sur iPad ou sur un ordinateur), tandis que la version papier dispose d’un QR Code à la fin.

Avec cette POD de haute qualité, je pense sincèrement qu’on opère un changement de paradigme. Avant Snark, il y avait une guerre perpétuelle entre les adeptes du papier et les partisans du numérique. Mais aujourd’hui, ce conflit n’a plus de sens : on peut acheter des œuvres qu’on juge essentielles en papier, tout en faisant des acquisitions numériques. En choisissant de ne pas choisir, Bragelonne a opté pour une hybridation quasi-parfaite.

Ici se termine cet article en deux parties sur Snark, vu de l’intérieur. Je ne vous cache pas que c’est grisant de naviguer entre deux univers : retrouver son bouquin en librairie tout en testant une forme d’édition plus expérimentale, celle du numérique. Le meilleur des deux mondes, en somme. Cerise sur le gâteau, l’édition papier est depuis une semaine dans le top 100 Fnac des meilleures ventes Fantasy SF. Quoi qu’il arrive, ce sera une belle aventure !

FNAC de Cannes

FNAC de Cannes, jeudi

Published in: on mars 27, 2015 at 1:08  Comments (8)  
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Snark, ce n’est pas que du numérique ! (1/2)

 

 

 

Je profite de la sortie des Pirates de l’Escroc-Griffe pour revenir sur une idée reçue, largement répandue : la collection Snark de Bragelonne ne proposerait que des ebooks… rien n’est plus faux !

Un livre Snark est quasi-similaire à un grand format Bragelonne, il y a seulement 4 millimètres de différence.

Pour le lecteur, la seule particularité de l’impression à la demande (la fameuse « POD »), c’est qu’on ne trouve pas le bouquin en rayon (sauf si votre libraire est un fan des Pirates de l’Escroc-Griffe et qu’il l’a commandé !). En dehors de cette spécificité, un livre Snark se commande de la même façon que n’importe quel autre bouquin. Si je prends comme exemple mon premier roman, il a un numéro ISBN. Il est également disponible sur le site de la FNAC :

Sur Amazon :

Et, bien sûr, chez votre librairie habituelle…

Voilà, j’espère avoir éclairci cette « subtilité » ! Dans le prochain article, je posterai une vidéo du roman (j’attends mon exemplaire avec impatience…) en faisant un test comparatif grand format – POD.

Published in: on mars 18, 2015 at 1:01  Comments (5)  
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Les Foulards rouges épisode 1 : Lady Bang and The Jack

Bagne, planète-prison où le danger se cache partout, au cœur de chacun de ses sinistres habitants, et même derrière chaque goutte d’eau irradiée.

Lara est un Foulard rouge, une sorte de chasseur de primes qui est peut-être sur le point de réaliser un rêve fou : s’évader…

Après Fortune Cookies et Seuls, je continue mon exploration de la Galaxie Snark avec les Foulards rouges, la toute dernière œuvre de Cécile Duquenne, déjà auteur de Quadruple assassinat dans la rue morgue. Mon article est court car je n’ai eu le temps de chroniquer que le premier épisode de cette science-fiction qui s’annonce intéressante à plus d’un titre : comme il s’agit d’une série, elle bénéfice de plusieurs couvertures que je trouve toutes plus magnifiques les unes que les autres !

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Rassurez-vous, le texte n’est pas en reste : dès les premières lignes, on rentre dans l’ambiance de cet univers baroque, à mi-chemin entre le western et le planet opera, aux côtés de Lara. Une femme forte à la personnalité torturée, qui n’aime pas tuer, mais qui est obligée de cacher ses failles pour survivre. La survie, tel est le maître-mot de cette histoire désespérée :

D’un simple coup d’œil, au-dessus du garrot, il remarqua le trou dans la cuisse, littéralement ; une balle passée à quelques millimètres de l’os.
Sur Terre, une blessure heureuse.
Sur Bagne, un arrêt de mort.

Un monde rude, qui martyrise les corps et les âmes : au bout de quelques années passées sur cette sinistre planète désertique, les habitants de Bagne font plus que leur âge, la faute aux radiations. La quête d’une eau pure est donc essentielle…

J’ai beaucoup aimé l’aspect steampunk de ce premier épisode : les francs Newton, les parties de poker sordides, les Smith & Wesson… et le Hubb, un camion doté d’une benne habitable, capable de parcourir ces paysages désolés. Pour moi, il y a aussi une atmosphère post-apocalyptique étrange, un mélange improbable entre les Mystères de l’Ouest et Mad Max, ainsi qu’un suspens qui m’a rappelé Silo. Petit plus sympa : le premier épisode est gratuit ! Au final, les Foulards rouges est un page turner en puissance, en espérant que la suite soit de la même qualité. Seul bémol : pour la version papier, il faudra attendre que tous les épisodes soient sortis en numérique dans quelques mois.

Published in: on février 26, 2014 at 8:44  Comments (14)  
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Seuls

Mathieu pensait faire un aller-retour express en République tchèque : le temps de régler les affaires de son grand-père, tout juste décédé, et peut être de boire une bière dans une province typique de Prague avec son frère, son neveu et un ami. Mais à peine a-t-il mis le pied dans le village sinistre de ses ancêtres que l’escapade tourne au cauchemar.
De la Bohême profonde aux vieilles rues de Prague, de l’antique Sumer à la Vienne impériale, des Cathares aux armées nazies, Mathieu suivra un chemin jalonné d’épouvantables découvertes.
Un voyage avec pour compagnons la peur, la mort et une vieille paire de lunettes.

Après Fortune Cookies, je continue à découvrir la nouvelle collection de Bragelonne, Snark. Au programme aujourd’hui, Seuls, un premier roman de Mathias Moucha qui va basculer progressivement dans le fantastique… et le drame.

Dans ce thriller surnaturel, on plonge dans un univers à la fois familier et étranger. Familier parce que Prague est une ville européenne hors du temps qui a échappé aux bombardements des deux guerres mondiales. Étranger, parce que la langue tchèque, que l’on retrouve dans les dialogues ou les titres d’ouvrages ésotériques, amène beaucoup de dépaysement et de tension : les personnages, de plus en plus paranoïaques, sont confrontés à un monde occulte qui les dépasse. J’ai aimé Stéphane, véritable écorché vif, toujours sur le fil du rasoir.Pendant un moment, on s’attend à un huit clos dans une maison sinistre, jusqu’au moment où l’intrigue s’accélère façon Dan Brown. Cet aspect conspirationniste m’a beaucoup plu même si, comme souvent dans les thrillers de ce type, l’allusion aux Cathares et aux Nazis semble être un passage obligé. Mais l’histoire est tellement haletante qu’on pardonne facilement ces facilités, pour découvrir un final plein de suspens. L’auteur apporte dans les dernières pages des réponses à certaines questions, mais j’ai apprécié le fait qu’il conserve un certain mystère, et pour cause : il n’y a pas pire monstre que celui qui demeure invisible ! Cette paire de lunettes présente une ironie dramatique énorme, un objet anodin qui permet de mieux voir, mais qui pourtant plonge nos héros dans les ténèbres.

Un court récit aussi simple qu’efficace, une atmosphère glaçante, un style pulp clairement assumé… Seuls me rappelle certaines histoires de Poe et de Lovecraft, celles qui vous laissent un arrière goût amer une fois la dernière page tournée.

Published in: on février 1, 2014 at 4:04  Comments (15)  
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