Les mouettes ont les pieds au sec

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Je suis désolé de ne pas avoir donné de nouvelles, mais depuis mon retour des Imaginales j’ai beaucoup écrit… quand je n’étais pas sur les routes. Quel plaisir de visiter la France ! Ce week-end, j’étais invité au Salon du Livre de Mer de Noirmoutier, ce qui m’a touché car il s’agit d’un festival de vrais marins. J’étais impressionné de rencontrer des aventuriers chevronnés tels que Sébastien Destremau, Georges Pernoud et Philippe Poupon. Je suis allé de surprises en surprises : Noirmoutier est une île si grande qu’elle regroupe plusieurs communes. Elle dispose depuis quelques années d’un pont, mais avec une altitude extrêmement peu élevée : oubliez les falaises de mes histoires de pirates ! Le port est tout aussi surprenant : un simple chenal, étroit, donnant sur l’Atlantique, bien éloigné des clichés des romans d’aventures du XIXe siècle.

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En se baladant dans les rues, on a le sentiment de découvrir une France hors du temps, authentique, avec ses maisons de pêcheurs pittoresques, son magnifique château, le marais salant derrière une digue, la chaussée Jacobsen, assaillie depuis plus deux siècles par l’océan.

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Les gens sont d’une grande hospitalité, simples et chaleureux, sans parler des auteures, aussi adorables que talentueuses : Violaine Desportes, l’enfant du pays qui participait à son premier salon et avec qui j’ai bien rigolé, Nathalie Minne et sa bonne humeur légendaire, Michèle Montmoulinex, marraine d’un rorqual (!) et bien sûr Marie Foucard, spécialiste de la Terre de Feu et de l’Antarctique, qui a navigué pendant 14 ans (en famille !) sur les mers glaciales du Sud…

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Autant dire que lors des repas ce fut un régal que d’écouter ces femmes et ces hommes parler de leurs aventures, employant des expressions improbables comme « les mouettes ont les pieds au sec » pour réclamer à boire… J’ai découvert quantité d’histoires incroyables, comme celle du père Jaouen qui emmenait sur son navire de jeunes délinquants et toxicomanes afin de les aider à se réinsérer dans la société. Ce fut l’occasion de réaliser, si je l’avais oublié, combien la vie en mer est difficile : sur un voilier, les livres pourrissent, les vêtements moisissent, et il faut constamment solutionner des problèmes techniques. En quittant un port pour retrouver l’océan sauvage, on est parfois rattrapé par la mélancolie, surtout lorsqu’on observe les lumières des maisons, autant de foyers douillets, s’éloigner dans la nuit glaciale…

J’ai moi-même quitté ce salon le coeur serré, avec l’impression de laisser derrière moi un monde à la fois familier et exotique, entre mythe et réalité. Un immense merci à Lydie, Gérard et les bénévoles pour leur accueil chaleureux, Bénédicte et Vincent, mes libraires dévoués du Trait d’Union, l’ami Daniel Pagès pour sa gentillesse, sans oublier Bragelonne. Hissez haut !

 

Published in: on juin 26, 2017 at 11:37  Comments (4)  
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Retour sur Terre

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Me voilà de retour après de merveilleuses Imaginales, et un coffre à souvenirs bien rempli.

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Même si je me fais régulièrement chambrer par mes amis pour mon naturel très (trop ?) enthousiaste, je crois que je resterai à jamais un fanboy, heureux de rencontrer ses idoles. À ce titre, j’ai été touché par la gentillesse de Christopher Priest, qui m’a salué par un tonitruant « Hi Jean-Sébastien » ! auquel j’ai répondu par un piteux « Aïe Christopher, eau ar iou  » ? À ma grande surprise, il se souvenait de moi, on avait parlé de l’adaptation du Prestige, que je vénère. Comme chaque année, j’ai apprécié la simplicité des écrivains anglo-saxons tels que James Morrow. J’ai notamment eu la chance de dîner avec Bradley P. Beaulieu, adorable, et Scott Lynch, très drôle, surtout quand il raconte dans la langue de Molière à Olivier Gay son désespoir de ne pas mieux parler le français.

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C’était bien sûr aussi l’occasion de rencontrer les frenchies, je dédicaçais, excusez du peu ! entre Fabien Cerutti et Jean-Laurent Socorro. Deux auteurs vraiment drôles, en plus d’être talentueux, c’était un vrai plaisir que de passer ces Imaginales avec eux. À un moment donné l’immense Jean-Luc Rivera m’a fait l’honneur de rejoindre mon stand, vantant les mérites de ma trilogie à des lecteurs impressionnés par cette véritable encyclopédie de l’Imaginaire…

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J’ai revu nombre d’anciens amis auteurs, impossible de tous les nommer, pardon pour les oublis ! Quel bonheur de retrouver Stéphane Pavanelli, Dominique Lémuri, André Woodcock, Thierry Fernandez, Marie Caillet, Bénédicte Coudière, Franck Dive, Laurent Genefort, Luce Basseterre, Héloïse de Ré, Michael Roch, Cécile Duquenne, G.D. Arthur, Sébastien Tissandier, Philippe Besancenet, Jean Vigne et sa moitié, Doris Facciolo, Stéphane Desienne, Olivier Saraja, Silène Edgar, Paul Beorn, Romain d’Huissier, Aude Cenga, Mathieu Rivero, Manon Fargeton, Andréa Deslacs, Alex Evans, Anne-Sophie Kindraich, Aurélie Wellenstein, Alehx, Christophe Nicolas, Jean-Claude Duynach, Olivier Sanfilippo, Cindy Van Wilder, Agnès Marot et Élodie Serano, quel plaisir que d’écouter Lise Syven me parler du fascinant univers de Saving Paradise, ou bien encore d’échanger avec la pétillante Méropée Malo, et le sage Régis Goddyn. Le soir était également un moment privilégié pour manger les frites de Pierre Pevel, merci à lui discuter avec mon éditeur, Stéphane Marsan, c’était passionnant d’apprendre tant de choses sur les coulisses de l’édition.

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J’ai d’ailleurs une anecdote assez incroyable à vous confier. En 2012, alors que je n’étais pas publié et que je venais pour la première fois à Epinal, je déjeunais avec Pierre Bordage, Vincent Jounieaux, mon amie Virginie et un jeune homme passionné de Fantasy, Victor. Je me souviens qu’avec Victor, nous avions beaucoup discuté, on se prenait à rêver d’une publication. Ironie du sort, le soir même, je passais avec succès le speed dating littéraire. Et voilà que vendredi dernier, un garçon au visage familier m’aborde.

– Eh ! C’est Victor, tu te rappelles de moi ?
– Victor ? Bien sûr ! On avait mangé avec Pierre Bordage.
– En fait je suis Victor Fleury, l’auteur de l‘Empire Électrique chez Bragelonne !

Imaginez ma stupéfaction ! Victor avait fini par se frotter lui aussi au speed dating littéraire. Qui aurait cru que cinq années plus tard nous serions tous les deux publiés chez Brage ? J’étais tellement heureux pour lui que je l’ai serré dans mes bras ! De la même façon, j’ai découvert qu’Arnaud Codeville était devenu un auto-publié à succès. Il a même gagné le concours des plumes francophones organisé par Amazon !

Vous l’aurez deviné, pour moi les Imaginales c’est ça, un festival plein de surprises, capable d’exaucer des rêves d’adolescent. Grâce à Épinal, j’ai eu la chance de bavarder avec Karim Berouka que j’écoutais religieusement au lycée à l’époque de Ludwig Von 88.

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J’ai retrouvé une autre idole de jeunesse, Bruno Bellamy, illustrateur du magazine culte Casus Belli.

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J’ai appris par Bénédicte Coudière que l’équipage du mythique Belem allait emporter un exemplaire des pirates de l’Escroc-Griffe !

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Et puis, il y a la magie des dédicaces. J’ai enfin pu avoir sur le stand ma trilogie complète, c’était donc l’occasion d’échanger avec d’anciens lecteurs qui ont lu la totalité de ma saga… quel soulagement de savoir qu’ils avaient aimé les trois tomes ! Un moment particulièrement émouvant, celui où Stéphane, un cosplayer, est venu à mon stand déguisé en « Patiente Vite », le chat pilote de zombies de mon tome 3 !

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J’ai été touché et honoré, de réaliser que mon histoire ne m’appartenait plus vraiment, c’est le plus beau cadeau que je pouvais recevoir de mes lecteurs.

Je termine ce long article en adressant un immense merci à mes compagnons de l’imaginaire qui ont eu la gentillesse d’être venu me faire coucou sur mon stand, pardon pour les oublis  : Lowëya, Panthera, Katia Lanero Zamora, Luani, Arcane, Capucine, Iliane, Mistigri, Sia d’Encres, Elyna, Ermina, @brome, Cindy Chaussette, Lilie Bagage, Gab Stael, Axelle C, Crazy, Célia Deiana, Caladhiel, Pénélope Chester, Florian Klein, Anaïs et Hadrien, Jonathan Alaëlle, Patrice Verry, Marianne Stern, Eva Reitzer, Lofarr… Vivement l’année prochaine !

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Published in: on mai 23, 2017 at 6:53  Comments (17)  
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Imaginales en approche

Une fois de plus, je serai de jeudi à dimanche en dédicace aux Imaginales, l’événement incontournable en France pour tout fan de SFFF qui se respecte. Que vous soyez lecteurs ou auteurs, j’ai hâte de vous retrouver !

 

Published in: on mai 16, 2017 at 11:11  Comments (2)  
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Les Futuriales

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Me voici de retour après une pause de deux semaines, la faute à la vraie vie, et à cette hystérie électorale qui me désole. Heureusement, il y a eu un festival pour prendre une bouffée d’air, les Futuriales.

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Un salon qui m’a permis de revoir les amis Bénédicte Taffin, Nadia Coste, G.D. Arthur, Laurent Genefort, Franck Dive, Damien Snyers, Romain d’Huissier et Anne-Sophie Kindraich, mais aussi de faire la connaissance de Ruperto Sanquer, une auteure géniale.

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J’ai rencontré de nouveaux lecteurs, et retrouvé des amis de longue date qui me manquent. Cerise sur le gâteau, Laurent a eu la gentillesse de m’offrir un de ses romans, Points Chauds.

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Sans surprise, c’est Latium qui a remporté le Prix Révélation des Futuriales, il va bien falloir que je lise un jour ce roman SF acclamé par la critique !

Published in: on mai 5, 2017 at 9:53  Comments (1)  
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Pourquoi un roman est-il passionnant ?

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Après « comment être publié ? », je pense que c’est la question qui obsède une majorité d’auteurs. Quelle est la recette miracle pour rendre un roman passionnant ? Répondre serait très prétentieux, car il faudrait déjà avoir écrit le roman « idéal »… or ce roman parfait n’existe pas. Des amis férus de SFFF* m’ont avoué détester le Seigneur des AnneauxDune ou Lestat le vampiredes classiques. Ne faudait-il pas plutôt se demander pourquoi une histoire est ennuyeuse ? La réponse parait déjà plus simple, car il est facile de comparer un bouquin pénible avec un livre « prenant ». On a tous en tête le souvenir d’un page turner, un ouvrage impossible à lâcher qu’on a fini en deux jours. C’est ce qui m’est arrivé ces dernières années avec SiloSeul sur Marsla Voie de la colère ou Le septième Guerrier-Mage. Bien qu’il n’y ait pas de recette miracle (sinon je serais en train de taper cet article depuis une somptueuse villa avec piscine bâtie sur une île déserte grecque, en toute simplicité), je reste persuadé qu’il existe des principes. L’homme qui m’a convaincu est Yves Lavandier.

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Ancien élève du réalisateur Milos «Amadeus» Forman, Yves Lavandier est non seulement un scénariste/script doctor/réalisateur de talent, mais aussi l’auteur d’un ouvrage de génie, La Dramaturgie, vendu à 30.000 exemplaires et traduit en plusieurs langues. La raison du succès de ce traité pourtant très spécialisé réside dans le fait qu’il analyse avec pertinence certains mécanismes universels propres au récit, que ce soit au cinéma ou dans la littérature. J’ai eu la chance de rencontrer Yves Lavandier à l’occasion d’une conférence-débat, c’était d’autant plus intéressant que j’avais déjà dévoré tous ses livres. L’un des thèmes abordés était le conflit. Pour ceux qui n’ont pas lu la Dramaturgie, le conflit c’est « toute circonstance difficile de la vie qui engendre nécessairement frustration et, souvent, de l’anxiété ». Pour Yves Lavandier, c’est une notion fondamentale : écrire une bonne histoire nécessite de la tension.

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Il définit deux types de conflit. Le premier, c’est le conflit dit « externe ». C’est le modèle le plus basique, qu’on retrouve dans bon nombre de livres ou de films : le personnage a un antagoniste clairement défini, par exemple un policier qui le traque. Dans ma trilogie, mes héros sont des hors-la-loi. L’antagoniste qui tente de les capturer est un amiral mort-vivant victime d’une malédiction, il ne trouvera le repos éternel que lorsqu’il aura pendu le dernier des pirates. Selon Yves Lavandier, quand votre histoire commence avec des fugitifs inconnus du lecteur/spectateur, peu importe qu’ils soient innocents ou coupables, bons ou mauvais, on a tendance à automatiquement s’identifier à eux grâce au mécanisme du conflit. Dans mon premier bouquin, j’avoue ne pas avoir lésiné sur le conflit externe, car ce tome 1 était un hommage aux romans de cape et d’épée, mais aussi aux jeux de rôle de type Donjons et Dragons des années 80 et même aux jeux vidéos old school façon Final Fantasy VII. D’ailleurs, lors des corrections éditoriales je me suis battu pour garder ce clin d’œil :

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Le conflit interne est plus intéressant. Dans le célèbre roman Fight Club de Chuck Palahniuk, le héros se bat pour ne pas devenir fou. Ici son antagoniste est… lui-même. Au début de mon tome 1, le jeune héros a le vertige, ce qui est problématique pour un marin qui doit grimper dans les voiles d’un navire ! Tôt ou tard, il devra affronter sa peur. Il lutte également contre un sentiment de vengeance qui le dévore, sa mère ayant été assassinée. De manière générale, la vengeance est une excellente source de conflit. Qui n’a jamais voulu se venger au moins une fois dans sa vie ? C’est un sentiment tellement universel que le lecteur s’identifie facilement au protagoniste principal, il souhaite qu’il parvienne à se faire justice, comme dans le chef d’oeuvre Sleepers, inspiré d’une histoire vraie. On ne compte plus les romans qui ont utilisé ce moteur : le comte de Monte-CristoCarrie, Moby Dick… Le théâtre n’est pas en reste avec l’incontournable Hamlet, sans parler du cinéma : Old Boy, Unglorious Basterds, Django Unchained

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Pour Yves Lavandier, l’ennui ressenti par le lecteur vient principalement d’un manque de conflit dans le texte, par exemple une histoire d’amour heureuse dans laquelle il ne se passe rien. Or la vie elle-même est une éternelle source de conflit ! On le constate très bien dans le Kundun de Martin Scorsese, un film qui raconte l’histoire du dalaï-lama. Comment répondre à la violence quand toute votre philosophie repose sur… la non-violence ? Kundun n’est pas du tout une œuvre d’action ou un thriller, et pourtant ce long-métrage contemplatif est passionnant, riche en conflit.

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Même si en tant qu’auteur, on peut éprouver le désir d’écrire une histoire idyllique dans laquelle tout est rose, le lecteur s’identifie plus volontiers à un personnage qui traverse des épreuves, et c’est normal.

Voilà pourquoi des forum d’écriture tels que Cocyclics sont précieux. Si vous soumettez un extrait de votre texte à plusieurs inconnus qui ne se connaissent pas, et que ces lecteurs « décrochent » de votre histoire au bout de X pages, c’est qu’il n’y a pas de fumée sans feu. Bien sûr, en tant qu’auteur, au début il est très dur d’encaisser des remarques, on peut même être dans le déni. C’est ce que j’appelle la résistance, et cela fera d’ailleurs l’objet d’un futur article. Si cela peut vous consoler, dans nos textes, il y a eu, il y a et il y aura forcément des passages ennuyeux à retravailler. Au lieu de se braquer, il faut à mon sens prendre ces obstacles comme des défis, se demander comment on va pouvoir davantage intéresser le lecteur. Quand je travaillais sur mon premier roman, comme bon nombre de jeunes auteurs j’avais la hantise que mon lecteur décroche. C’est pour cette raison que mon tome 1 est extrêmement orienté « aventure », avec beaucoup de conflit externe… et probablement trop de péripéties. Au fil des romans, j’ai de plus en plus privilégié le conflit interne et c’est, je pense, ce qui explique pourquoi le tome 2 de ma trilogie est souvent le volet préféré de mes lecteurs. D’une certaine manière, les Feux de mortifice est moins une aventure épique que l’histoire d’un deuil.

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En dehors du manque de conflit, l’autre source d’ennui, c’est généralement la passivité du héros. Un protagoniste principal digne de ce nom doit avoir la volonté d’agir sur l’intrigue, sinon le lecteur risque de se heurter à un mur. Un peu comme dans la vie, quand votre frère qui habite en Nouvelle-Zélande vous téléphone tous les jours  : à chaque fois que vous l’avez au bout du fil, il se plaint de résider dans un quartier bruyant car le tapage nocturne l’empêche de dormir. Si vous êtes un minimum bienveillant, vous compatirez… mais au bout de la énième plainte, vous lui conseillerez d’en parler avec ses voisins, d’appeler la police, d’ajouter du double vitrage ou même carrément de déménager. Si votre frère n’écoute jamais le moindre conseil et continue à se lamenter quotidiennement au téléphone, même avec la meilleure volonté du monde, vous aurez du mal à ne pas ressentir de la lassitude devant tant de passivité. Jusqu’au jour où, de mauvaise humeur, vous éclaterez : « au lieu de te plaindre agis, bordel ! »

Cette explosion de colère provient d’une grande frustration. C’est exactement ce qui se passe quand on regarde un film d’horreur médiocre, lorsqu’un personnage prend la mauvaise décision et se précipite vers une mort certaine.

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Pour un lecteur, c’est encore plus pénible, surtout quand son roman fait mille pages… Il a besoin de s’identifier au héros, ce qui implique que le protagoniste principal doit avoir un minimum d’impact sur l’histoire. Si toutes ses actions ne servent à rien, le lecteur se demandera pourquoi l’auteur se focalise sur ce point de vue, au lieu d’un autre. Pour vérifier si votre texte n’est pas victime de ce syndrome, il suffit de se poser une question simple : « à quoi sert mon héros ? » Si la réponse est « à rien », vous avez un problème, car cela signifie que votre intrigue aurait très bien pu se dérouler sans lui.

Puisqu’on parle de protagoniste passif, on arrive à un aspect important d’une histoire : l’enjeu. Quel est le but de votre personnage ? Au début de mon tome 1, mon orphelin en cavale recherche son père, mais l’enjeu peut être plus basique, et se résumer à « survivre »… Il peut également être subtil comme par exemple «retrouver sa dignité». Dans le magnifique premier volet de Rocky, le personnage principal est un jeune boxeur au cœur tendre un peu looser, un inconnu qui se prépare à livrer le combat de sa vie contre une superstar du ring qui a besoin de se relancer grâce un match facile. Personne n’envisage une seule seconde que Rocky puisse gagner un affrontement si inégal, ce qui amène énormément de tension et d’émotion. Rapidement, on comprend que l’enjeu du film dépasse largement une simple victoire sportive, jusqu’à la séquence finale qui a bouleversé une génération de cinéphiles.

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Pour connaître l’enjeu de votre propre histoire, il suffit de se demander : « qu’est-ce que mon protagoniste a à gagner ou à perdre ? » Il faut d’ailleurs se poser la même question pour un personnage au moins aussi important que votre héros : son antagoniste. On a coutume de dire « il n’y a pas de bonne histoire sans bon méchant », et là encore tout ce qu’on a dit précédemment s’applique naturellement à votre bad guy. Le lecteur peut s’ennuyer à cause d’un méchant ridicule/stupide/sans envergure. Malheureusement, dans certains récits ces défauts se cumulent… ce qui signifie que l’intrigue n’a aucun enjeu : on sait pertinemment que le héros va s’en sortir tant l’ennemi n’est pas à la hauteur, on aurait presque envie que l’antagoniste gagne, comme le pauvre coyote du cartoon Looney Tunes.

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Les scénaristes de la saga Alien vs Predator ont été confrontés au problème inverse. Sur le papier, faire rencontrer deux monstres sacrés de la Science-Fiction des années 80 était une idée alléchante, mais pourtant les scénaristes n’ont jamais réussi à trouver le bon équilibre. D’une part, les antagonistes sont beaucoup trop puissants pour que des êtres humains puissent espérer s’en sortir vivants ! D’autre part, on regarde surtout ces films pour retrouver des extra-terrestres qu’on adore, l’enjeu en lui-même n’existe pas puisque les personnages humains sont voués à se faire massacrer, il n’y a pas d’identification possible… Moralité : un antagoniste trop efficace devient vite ennuyeux !

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Or ce ne devrait jamais être le cas. L’acteur Christopher Lee pensait que Dracula, le comte Dooku ou Saroumane étaient des « héros maléfiques« , avec leurs propres faiblesses. Comme un héros, un antagoniste peut être charismatique, fascinant, attachant… ce qui le rendra d’autant plus passionnant, y compris au moment de commettre de « mauvaises actions »… qui ne sont peut-être pas si mauvaises que ça de son point de vue. Dans ma trilogie, mon amiral pend des pirates pour de bonnes raisons. Ce n’est pas un être qui fait le mal pour le mal, il est persuadé que sa cause est juste. Pour moi un méchant réussi, c’est un personnage qu’on adore détester. Point important, l’antagoniste peut aussi être plus abstrait, comme par exemple la nature dans le film Everest, avec des alpinistes luttant pour survivre dans un milieu hostile. Dans la magnifique nouvelle de Stephen King, The Shawshank Redemption, qui a inspiré l’une des plus belles réussites de l’histoire du cinéma, les Évadés, on peut considérer que l’antagoniste n’est rien d’autre que la prison, voire même la société.

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Je ne peux malheureusement pas développer davantage, car on pourrait passer une vie entière à parler de passion et d’ennui dans un roman sans en avoir fait le tour. Toutefois, si vous voulez en savoir plus sur la notion de conflit, je vous recommande chaudement la Dramaturgie d’Yves Lavandier. Attention, des petits malins s’amusent à vendre de vieilles éditions sur Amazon à des tarifs astronomiques, je vous conseille donc de passer par le site de l’auteur, « le clown et l’enfant » : c’est beaucoup moins cher, et en plus vous aurez la toute dernière édition !

* Science-Fiction Fantasy Fantastique

Published in: on avril 19, 2017 at 7:39  Comments (18)  
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Une nouvelle section sur le blog

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Grâce aux salons, ainsi qu’aux réseaux sociaux, j’ai constaté que beaucoup de jeunes auteurs suivent ce blog afin de progresser dans l’écriture… j’en suis très touché, merci pour votre confiance ! Je me permets de vous signaler l’existence d’une nouvelle section, intitulée le dojo de l’écriture, qui vous permettra de retrouver plus facilement les articles de la catégorie « Aide à l’écriture ». Elle sera mise à jour régulièrement. Bonne semaine, et bon courage pour vos projets !

Published in: on avril 18, 2017 at 10:35  Comments (2)  

Je serai aux Imaginales ! 

Info de dernière minute : je serai en dédicace aux Imaginales ! Merci à Leslie et Fanny de chez Bragelonne, et bien sûr merci à l’organisation du festival ! YATTA !!!!!!!!

Published in: on avril 11, 2017 at 2:15  Comments (9)  

L’effet salon

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Je me remets à peine de mes émotions après un festival magique qui m’a complètement pris au dépourvu, alors que… j’habite à côté de Metz. « Les cordonniers sont les plus mal chaussés »… Il a fallu que je sois invité dans ce salon pour réaliser combien la ville de Metz était dynamique sur le plan culturel. Tout avait pourtant mal commencé : vendredi matin, mon kakemono se brise dans un bruit de tonnerre, provoquant la panique de collégiens amassés devant le stand (de là à dire que l’un d’entre eux a une part de responsabilité dans ce désastre, il n’y a qu’un pas que je franchis allègrement). Je vous avoue que sur le coup, j’ai ressenti un grand trouble dans la Force.

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Fort heureusement, mes amis lorrains étaient là pour sauver mon étendard : grâce au génie mécanique de @Brome et le Saint Scotch de Florian, dès le lendemain les couleurs de Bragelonne flottaient fièrement aux quatre vents.

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En confiance, je pouvais dédicacer dans la sérénité, avec des camarades de l’imaginaire que j’apprécie. Grâce à la 25e Heure du Livre, je connaissais déjà la talentueuse Méropée Malo avec qui je m’amuse toujours beaucoup. Il nous arrive souvent des événements improbables, surtout quand un vieux monsieur bizarre découvre la couverture de Sorcière malgré elle et ne peut s’empêcher de tendre le pouce et l’auriculaire, sorcière oblige…

Je n’ai malheureusement pas eu le temps de beaucoup discuter avec Aurélie Wellenstein, auteure du fameux Roi des Fauves, qu’elle m’avait fait lire en exclusivité bien avant sa publication, mais j’étais assis près de l’ami Paul Beorn dont j’adore la plume. Je dois avouer que lorsqu’il était absent du stand, j’ai parfois assuré la promo du magnifique Septième Guerrier Mage (plusieurs exemplaires vendus à mon actif, mais avec un roman primé aux Imaginales je dois reconnaître que c’était plus que facile…).

Et comme j’ai de la chance, après avoir fait sa connaissance à Nice, j’ai retrouvé Laurent Genefort, l’homme avec qui il est impossible de s’ennuyer. Je pense que si je devais choisir un seul livre à emporter sur une île déserte, je déciderai plutôt d’emmener Laurent lui-même tant sa culture SF est impressionnante, sans parler de ses pertinentes réflexions scientifico-philosophiques sur l’écologie et l’Humanité. Un auteur français visionnaire digne d’un Franck Herbert, mais avec une modestie et une gentillesse qui forcent le respect, c’est assez rare pour être souligné. Cerise sur le gâteau, nous avons plusieurs passions communes.

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Bien sûr, ce festival était aussi l’occasion de saluer des lecteurs de longue date, certains étaient même présents lors ma première dédicace à la FNAC de Metz, en 2015 ! Chaque retrouvaille avec un habitué de L’Escroc-Griffe était un feu d’artifice émotionnel, sans oublier le plaisir de découvrir de nouveaux lecteurs.

Vous l’aurez deviné, si le festival m’a impressionné au niveau de la fréquentation, ce sont les rencontres qui m’ont le plus marqué. Être auteur, c’est passer énormément de temps seul devant son ordinateur… inutile de dire que ces salons constituent de véritables bouffées d’oxygène. C’est le moment de prendre des nouvelles d’amis écrivains, de parler de projets, et de rire dans une ambiance bonne enfant propre à la SFFF. Loin d’être une industrie sans âme, le monde de la littérature relève plus d’un artisanat dont les maillons sont étroitement liés. À ce titre, j’ai été particulièrement touché par ma rencontre avec Nathalie Mysliwiec et sa joyeuse équipe de La librairie d’en Face.

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J’avais l’impression de connaître Nathalie, et pour cause : quelques années auparavant, elle avait été libraire à la FNAC de Metz, et m’avait même accueilli lors de mes toutes premières dédicaces ! Sans des personnes comme Nathalie, Damien et Justine, non seulement ces salons seraient impossibles, mais en plus la chaîne du livre serait privée de maillons humains indispensables. Des femmes et des hommes capables de transmettre la passion de la lecture, cela n’a pas de prix.

Dimanche soir, c’est non sans une certaine émotion que j’ai dit au revoir à toutes ces belles personnes, mais avec la joie de savoir que j’allais retrouver mes amis auteurs dans des festivals. De la même façon, je suis heureux de savoir que La librairie d’en Face soit près de chez moi. J’ai découvert une île au(x) trésor(s), un refuge de l’imaginaire qui me fait rêver.

Rien que pour tous ces moments, cela vaut la peine d’écrire… Tiens, d’ailleurs, ce matin j’avais des idées plein la tête. C’est ce que j’appelle « l’effet salon » 🙂

Published in: on avril 11, 2017 at 9:44  Comments (9)  
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Ghost in the shell

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Au cinéma, il y a des projets d’adaptation qui frisent l’hérésie. Lorsque les geeks ont appris que le mythique Ghost in the shell allait faire l’objet d’un long métrage en prise de vues réelle, qui plus est avec une occidentale dans le rôle titre, certains ont crié au sacrilège. Est-ce une trahison ? Même si l’auteur original, Mamoru Oshii, a défendu Scarlett Johansson, on pouvait légitimement trembler devant ce qui s’annonçait comme un remake.

Dans un futur proche, le major Mira Killian, une femme cybernétique rescapée d’un attentat, lutte contre les plus dangereux criminels. Alors qu’elle s’apprête à affronter un ennemi capable de pirater les esprits, elle découvre qu’on lui a menti : sa vie n’a pas été sauvée, on la lui a volée.

D’emblée, le film est servi par une bande-originale magnifique… qui n’est pourtant pas composée par Kenji Kawai. A la place, on retrouve l’excellent Clint Mansell, connu pour son travail sur Requiem for a dream, The Fountain et Black Swan. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le musicien est à la hauteur de son prédécesseur. En s’appropriant certains thèmes, il parvient à distiller une ambiance aussi mystérieuse que cyberpunk. Un cyberpunk qui a forcément évolué depuis le premier Ghost in the shell, sorti en 1995. Avec finesse, le réalisateur dépeint un futur dans lequel les réalité virtuelles et augmentées sont omniprésentes. Une vision fascinante, mais qui donne froid dans le dos avec toutes ces publicités flottantes dans les rues d’un Tokyo revisité à la sauce Hong-Kong. Au milieu de toute cette vacuité numérique, on suit les errances d’une humanité paumée dans un univers technologique qui n’est pas sans rappeler celui du film Avalon. Pourquoi un aveugle devrait se faire greffer de simples yeux alors qu’il existe des dispositifs optiques largement « meilleurs » ?

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Sans surprise, dans un monde où les limites du corps humain sont allègrement repoussées, les questions transhumanistes constituent le coeur du récit. Quel intérêt à rester sobre quand on a un foie mécanique qui peut encaisser des quantités effarantes d’alcool ? Ne sommes-nous pas définis par nos actions plutôt que par nos souvenirs ? Ce qu’on appelle la mémoire a-t-elle seulement une réalité tangible ? La cybernétique, plus proche de nous qu’elle n’y parait, amènera fatalement des problématiques pour le moins troublantes.

Alors, certes, Scarlett Johnson n’est pas asiatique, mais pour ma part j’ai aimé que le scénario joue intelligemment avec cette ambiguïté : à l’origine le major était la japonaise Motoko Kusanagi, avant que son cerveau ne se retrouve emprisonné dans une enveloppe cybernétique, celle du major Mira Killian. Dans une société aussi multiculturelle que ce Tokyo du futur, cette quête d’identité n’en est que plus perturbante, preuve en est lorsque le major rencontre sa mère biologique pour la première fois… Loin d’être troublé par le casting, j’ai adoré cette atmosphère cosmopolite, le fait que n’importe qui puisse comprendre le japonais, technologie oblige, le rêve !

Le seul reproche que je ferais à ce long-métrage, c’est de ne pas avoir été assez loin dans les réflexions philosophiques, mais je suis convaincu que les scénaristes voulaient garder certaines pistes pour des suites, je pense notamment au personnage en partie inspiré par le Marionnettiste. De ce fait, si Ghost in the shell ne demeure « qu’un » film d’action intelligent, ponctuellement illuminé par le charisme de Takeshi Kitano, c’est déjà un petit miracle en soi que d’avoir réussi à livrer une adaptation qui rende un si bel hommage au matériau original. Une oeuvre complémentaire, désenchantée, et qui a su capter l’air du temps.

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Published in: on avril 5, 2017 at 1:14  Comments (4)  
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En bref

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Cette semaine, je risque d’être quelque peu absent… seulement virtuellement, car je vais participer au salon du Livre à Metz, de vendredi à dimanche. Un gros événement, avec pas moins de 35.000 visiteurs attendus ! L’imaginaire ne sera pas en reste puisqu’on retrouvera les incontournables Laurent Genefort et Paul Beorn. Si vous êtes dans le coin et que vous avez envie de bavarder, je serai au stand « Librairie d’en face », dans le chapiteau « grande librairie ». En attendant, demain aura lieu un autre événement : la sortie numérique de mon  intégrale, pour une durée limitée d’un mois seulement. Si vous êtes sur liseuse et que vous ne connaissez pas encore ma trilogie, c’est l’occasion de faire des économies de la découvrir.

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Sinon je voulais aussi vous dire que j’avance à grands pas sur ma nouvelle trilogie. Pendant quelques semaines j’étais bloqué dans mon écriture à cause d’un problème… qui n’en était pas vraiment un, mais grâce à une discussion avec mon amie auteure Dominique Lémuri, les obstacles que mon esprit avait construit se sont dissipés. C’est un vrai bonheur que de retrouver cet univers, je me sens dans la peau d’un Peter Pan adulte redevenu jeune qui retourne dans un Pays Imaginaire… qu’il avait un peu oublié.

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Même si l’histoire sera complètement accessible à une personne qui n’a jamais lu les pirates de L’Escroc-Griffe, je me rends compte que trois tomes, ce n’était pas suffisant. Comble de l’ironie, en tant que lecteur j’ai toujours un peu râlé quand les écrivains déclinent leur saga en sept volumes (ou plus). Aujourd’hui, je réalise qu’écrire une histoire sur plusieurs trilogies est peut-être la formule qui me correspond le mieux… enfin, l’avenir le dira.

À bientôt les amis !

Published in: on avril 4, 2017 at 7:51  Comments (4)  
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