Merci pour le poisson !

J’ai inauguré ce blog le 25 septembre, moins de trois mois plus tard me voilà déjà avec plus de 1000 pages vues juste pour décembre !

Je suis très touché par cette marque de confiance. Au-delà du simple chiffre, j’ai découvert une blogosphère SFFF extrêmement vivante, avec des sites de grande qualité : Ombre Lunaire, Lorhkan et les mauvais genres, Cindy Van Wilder et tant d’autres qu’il serait impossible de tous les énumérer… Après avoir traîné plusieurs années sur Facebook et Twitter, c’est rafraîchissant de retrouver une autre temporalité : prendre le temps d’écrire des articles, de commenter, d’échanger, et surtout de réfléchir ! À l’heure des trolls et du buzz, cette sérénité est d’autant plus appréciable.

Inutile de vous dire que je ne compte pas m’arrêter en si bon chemin !
En attendant mon prochain article début janvier, je tiens d’ores et déjà à vous adresser un immense merci pour votre fidélité.

Bonnes vacances, joyeuses fêtes, et comme le dirait Douglas Adams, encore merci pour le poisson.

Published in: on décembre 21, 2013 at 1:33  Comments (18)  

Écrire deux romans… en même temps

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En guise de bilan 2013, j’avais envie de vous raconter une partie de la genèse de mon roman, les pirates de l’Escroc-Griffe. D’habitude je n’aime pas trop parler de moi, mais je vais faire une exception en ce qui concerne l’écriture parce que je me suis retrouvé cette année dans une drôle de situation, pas évidente à gérer quand on est un jeune auteur : travailler sur deux romans en même temps.

Le problème remonte en fait à 2010, année où j’ai réalisé que mon pavé roman devait être découpé en trilogie. Cette révélation fut pour moi un choc, pas forcément désagréable d’ailleurs. Je sais que c’est puéril, mais au début, j’étais excité à l’idée de suivre le sacro-saint modèle de Tolkien, modèle qui a tendance à exaspérer les éditeurs, parce qu’ils se demandent (à raison) pourquoi diable les jeunes auteurs se compliquent la vie, alors qu’ils pourraient livrer un « one shot ». Comprendre : un premier roman de taille raisonnable qui se suffit à lui-même. J’étais aussi un peu (beaucoup) consterné : je m’inquiétais moins du fond de mon livre, que de sa forme, tant mon style avait progressé sur le tome 1. À partir du moment où je pensais mon roman en terme de trilogie, j’étais condamné à courir un long marathon.

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C’est en partie à cause de cette problématique que j’ai passé une année 2013 absolument démentielle : après avoir envoyé mon tome 1 aux éditeurs, j’ai commencé écrire à quatre mains un one shot (appelons-le « projet X ») qui n’a rien à voir avec ma trilogie, tout en travaillant sur le tome 2 des Pirates de l’Escroc-Griffe, qui nécessitait des corrections.  Je voulais que ce tome 2 soit aussi abouti que le tome 1, qui lui avait bénéficié du cycle Cocyclics. L’objectif était de terminer ces deux chantiers avant le 31 décembre, à raison de 8h00 d’écriture par jour en moyenne… Rapidement, je me suis retrouvé la tête sous l’eau.

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Je suis parvenu à un constat très simple : je suis incapable de travailler sur deux romans en même temps. En fait j’y arrive, mais pour reprendre l’expression d’un ami, j’ai l’impression d’avancer à la vitesse d’un escargot asthmatique. J’ai donc provisoirement abandonné le projet X pour me concentrer sur les ultimes corrections de mon tome 2.

Cette mésaventure m’a déconcerté, car beaucoup d’écrivains autour de moi mènent sur plusieurs fronts la rédaction de nouvelles et de romans même si, sans mauvaise foi aucune de ma part, je suis convaincu que Cindy Van Wilder dispose de plusieurs clones.

Ces dernières semaines, j’ai suivi avec attention les blogs des copines qui ont participé au NaNo. Pour ceux qui ne connaissent pas ce challenge, chaque année les participants se réunissent pour écrire 50.000 mots en l’espace d’un mois. Beaucoup d’auteurs n’arrivent pas au bout de ce défi, mais au final, cela n’a que peu d’importance, l’essentiel étant de progresser. C’est vraiment à cette occasion que j’ai réalisé qu’il y a autant de façon d’écrire que d’écrivains.

C’est d’ailleurs ce que m’avait dit en substance Pierre Bordage. Lors d’un déjeuner à Epinal aux Imaginales, il affirmait que les romanciers se classaient en deux catégories : les structurants qui travaillent selon un plan, et les scripturants qui écrivent à l’instinct. Pierre Bordage se définit volontiers comme scripturant, car il ne supporte pas de connaître l’histoire d’un récit avant d’avoir écrire la fin. Au cours du repas, il m’a expliqué que j’étais un structurant, ce qui est tout à fait vrai. Mais au final, qui a raison ou tort ? Personne bien évidemment, car le lecteur se fiche de cette catégorisation comme de son premier marque-page. Peu importe si Orson Scott Card est un grand structurant devant l’Éternel, tout ce que veut le lecteur, c’est lire un livre qui en vaille la peine.

Au final, l’écrivain peut emprunter de nombreux chemins. Certains auteurs n’écrivent que des nouvelles, d’autre se concentrent uniquement sur leurs romans, tandis qu’une majorité de romanciers papillonnent entre ces deux formats. Pour ma part, à l’avenir, ça sera un roman à la fois avec la ferme intention de terminer le projet X, le one-shot, en 2014.

Et vous, êtes-vous capable d’écrire plusieurs livres en même temps ?

Published in: on décembre 20, 2013 at 2:08  Comments (41)  
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Adapter, est-ce trahir ? Les 10 meilleures adaptations libres d’un livre au cinéma

Il y a quelques jours, j’ai écrit un article incendiaire sur le dernier film de Peter Jackson. Adapter, est-ce forcément trahir ? J’avais envie de vous livrer un billet un peu plus constructif sur ce qu’on appelle les adaptations libres, celles qui prennent des libertés sans pour autant desservir l’oeuvre originale. Voici ma liste, forcément subjective :

Apocalypse Now

Palme d’Or au Festival de Cannes en 1979, Apocalypse Now a mis d’accord les spectateurs et la critique. Je pourrais consacrer un article entier sur ce film qui me hante depuis une quinzaine d’années. Odyssée hallucinée sur fond de Vietnâm, Apocalypse Now est inspiré d’une nouvelle de Joseph Conrad, Au coeur des ténèbres, l’histoire d’un officier qui remonte le cours d’un fleuve africain à la fin du XIXe siècle. Autant dire que les deux contextes historiques n’ont rien à voir. Impression renforcée en 2001 avec la déclaration d’intention de Coppola, à l’occasion du nouveau montage du film :

« Mon but avec Apocalypse Now Redux est de présenter une expérience plus riche, plus ample, plus texturée du film, qui comme l’original à l’époque donne aux spectateurs la sensation de ce que fut le Viêt Nam ; l’immédiateté, l’insanité, la griserie, l’horreur, la sensualité et le dilemme moral de la guerre la plus surréaliste et la plus cauchemardesque de l’Amérique. Qu’une culture puisse mentir sur ce qui se passe en temps de guerre, que des êtres humains soient brutalisés, torturés, mutilés et tués et que tout cela soit présenté comme moral, voilà ce qui m’horrifie.»

Anecdote amusante, le livre a donné lieu à une adaptation beaucoup plus fidèle très peu connue, Heart of darkness, avec Tim Roth et John Malkovich !

La Communauté de l’Anneau

Succès critique et populaire, le Seigneur des Anneaux est devenu durant les années 2000 le mètre-étalon en matière d’Heroic-Fantasy. À l’époque, Peter Jackson a le feu sacré et réussit l’impossible : porter à l’écran un roman réputé inadaptable sur lequel des générations de scénaristes se sont cassés les dents. L’exploit aura un prix : l’introduction qui se déroule sur près de 17 ans dans le tome 1 est réduite à quelques mois dans le long-métrage, les personnages de Tom Bombadil et Glorfindel sont sacrifiés (argh). À la sortie du film, le public est sous le choc : jamais on avait vu une telle épopée au cinéma.

Le Parrain II

Le Parrain II signe les retrouvailles de l’écrivain Mario Puzzo avec Francis Ford Coppola. Un très grand auteur, un immense réalisateur… la réunion ne pouvait donner que des étincelles ! L’écriture du scénario fut ainsi la source d’une énorme tension, à cause d’une grosse divergence. (ATTENTION, TROIS LIGNES DE SPOILER).

DÉBUT DU SPOILER

Coppola veut que Michael Corleone tue son frère, Puzzo estime que jamais le parrain ne ferait une chose pareille. Coppola finit par avoir le dernier mot.

FIN DU SPOILER

Au final, le Parrain II est l’une des plus belles suites de l’histoire du cinéma, au même titre que l’Empire Contre Attaque.

Shining

L’exemple type de la libre adaptation « extrême » : fou de rage, Stephen King refuse que son nom apparaisse au générique. Pour le romancier, l’alcool est la cause de la folie du personnage joué par Jack Nicholson, alors dans le film de Kubrick, il est évident que Jack Torrance est instable avant son arrivée à l’hôtel. Le labyrinthe, la hache de Nicholson, l’ascenseur sanguinolent… autant d’images fortes qui ont marqué des générations de spectateurs, des images pourtant absentes du roman, celui-ci présentant même une fin totalement différente. La réaction du King est d’autant plus amusante quand on sait combien Shining est adulé par nombre de cinéphiles que le considèrent comme l’un des films les plus effrayants de tous les temps.

Dune

Prenez un livre de science-fiction aussi complexe que celui de Franck Herbert, choisissez un cinéaste bizarre. Tiens, David Lynch. Remuez le tout et vous obtenez la plus étrange des adaptations… et probablement la plus controversée de cette liste. Bien que le film n’ait pas connu le succès commercial escompté lors de sa sortie au cinéma, il a rapidement obtenu le statut d’oeuvre culte pour son ambiance baroque particulièrement sombre. Le réalisateur ajoute dans le long-métrage des objets technologiques absents du roman : le module étrange, la ventouse cardiaque (berk)… autant d’idées qui ont marqué les esprits. Fait incroyable, le film a été renié par son réalisateur, qui le considère comme un échec artistique, alors que Franck Herbert l’a apprécié ! L’écrivain regrettera toutefois que certaines scènes aient été coupées au montages, scènes que l’on retrouve dans la (passionnante) version longue de Dune.

Total Recall (la vraie version de Paul Verhoeven, l’autre est une bouse)

Thriller SF, le film s’écarte sensiblement de l’oeuvre de Philip K Dick, qui se déroule uniquement sur Terre. Les deux histoires sont pourtant, au départ, similaires : pour échapper à son train-train quotidien , Douglas Quaid décide de se faire implanter des souvenirs chez l’agence Rekall. Mais au bout d’une demi-heure de film, Paul Verohen expédie Arnold Schwartzeneger sur Mars et nous livre un blockbuster intelligent, avec une fin ouverte qui continue à faire couler beaucoup d’encre…

Le Prestige

La fin du film est différente de celle du livre de Christopher Priest, qui avoue préférer la sienne ! Qu’importe : Christopher Nolan nous offre un chef d’oeuvre crépusculaire avec ces deux prestidigitateurs prêts à tout pour connaître la gloire. Réflexion sur le réel, l’illusion, la manipulation, fable cruelle, le Prestige est immense.

Adaptation

Le film le moins connu de cette liste, mais aussi celui qui a probablement le meilleur scénario. À la base, le Voleur d’orchidées est un (vrai) roman auto-biographique de Susan Orlean. Le scénariste, Charlie Kaufman, va écrire à partir de ce livre une mise en abîme vertigineuse : le film raconte l’histoire du scénariste Charlie Kaufman (Nicolas Cage, magistral) qui tente d’adapter le Voleur d’orchidées… Si ce n’est pas déjà fait, regardez vite ce film aussi hilarant que poignant, qui a enchanté la vraie Susan Orlean.

Blade Runner

On ne présente plus Blade Runner, inspiré par Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? Philip K. Dick estimait que le film était fidèle au roman, tandis que Ridley Scott, qui n’avait pas lu le livre (!), pensait pour sa part que long-métrage était complémentaire… Une situation schizophrénique, mais pouvait-il en être autrement avec une oeuvre de Philipp K. Dick ?

Fight Club

Chaos, confusion, savon. Lorsque j’ai vu la bande-annonce en 1999,  je n’ai strictement rien compris ! Je me suis dit que c’était bon signe et j’ai eu raison : Fight Club n’est pas seulement un excellent roman déjanté de Chuck Palhaniuk, c’est aussi mon film préféré. Drôle, dramatique, profond, ce long-métrage incroyable est doté d’un début et d’une fin très différents de ceux du livre, sans parler de la narration. Pourtant, c’est peut-être le seul long-métrage qui ait réussi à transcendé sa propre adaptation, comme l’expliquait avec humilité Chuck Palahniuk lui-même, très impressionné par le film de David Fincher.

Là encore, Fight Club est la preuve qu’une adaptation libre peut fortement s’éloigner du livre sans trahir son esprit. Il ne reste donc plus à Hollywwood qu’à s’intéresser à l’autre roman de Palahniuk, Survivant, qui est à mon humble avis ce qu’il a écrit de mieux. Une oeuvre à priori… inadaptable.

Et vous, quelle est votre adaptation libre préférée ?

Published in: on décembre 16, 2013 at 9:39  Comments (11)  
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Le numérique, ce pulp d’aujourd’hui

John Carter

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On dit parfois que « derrière chaque crise se cache une opportunité ». Alors que la crise frappe de plein fouet le monde de l’édition, jamais une citation n’a aussi bien résumé ce qui se passe en ce moment avec le numérique, trop souvent vecteur de peurs infondées. Si, évidemment, on ne peut se réjouir de la fermeture de nombreuses maisons d’édition, une période de récession n’est pas forcément un frein au développement du livre, bien au contraire.

Pulp recession

En 1893, le système de financement des compagnies américaines de chemin de fer s’effondre, et provoque une récession financière si violente, que le chômage atteint les 40 % dans certains états. La ville de Détroit est particulièrement touchée… Cela ne vous rappelle pas une certaine année 2008 ? C’est durant cette époque qu’un magazine, the Argosy, devient en 1896 le premier pulp à publier de la fiction. Qu’est-ce qu’un pulp ? Le mot pourrait se traduire par « bon marché » : the Argosy est imprimé sur du papier de mauvaise qualité, le woodpulp, sans illustrations ni couverture. Mais le succès de ce format est tel que le tirage mensuel approche rapidement le million d’exemplaires.

Le premier numéro d'Argosy version pulpArgosy Octobre 1896

En haut, le premier numéro d’Argosy version pulp du mois de Février 1896. En bas, le numéro d’Octobre 1896 (d’autres photos ici).

Il est frappant de constater que le bon marché n’exclue pas l’évolution : très vite, le format de the Argosy change, la conjoncture économique aussi. En 1907, l’Amérique traverse une panique bancaire : les faillites se multiplient, le nombre de sans emplois est en hausse. Au même moment, un homme du nom d’Edgar Rice Burroughs alterne chômage et petits boulots. Dans ses périodes de désoeuvrement il lit des pulps et se persuade qu’il peut écrire des histoires bien meilleures. Il commence par les conquérants de Mars dont le héros est un certain John Carter, avant de se lancer dans la rédaction de… Tarzan, œuvre qui connait un important succès.

La crise, toujours la crise… Et les années 20 alors ? Le pulp se portait plutôt pas mal, non ?

Que nenni ! Alors qu’aujourd’hui, on ne cesse de se plaindre de l’influence du cinéma et des jeux-vidéos sur les ventes de livres, durant les Années folles, les pulps sont soumis à la concurrence farouche des comics et de la radio. Le mythique Weird Tales est tellement criblé de dettes que certains mois il n’est pas publié. C’est pourtant ce magazine qui va faire connaître H.P. Lovecraft, Robert E. « Conan le Barbare » Howard, ou Edmond « Capitaine Flam » Hamilton, et ouvrir à ses lecteurs de nouveaux horizons : à l’âge de quinze ans, le jeune Robert Bloch entretient une correspondance régulière avec Lovecraft, qui l’encourage à devenir auteur : sans Weird Tales, Bloch aurait-il pu écrire Psychose et ses épisodes de Star Trek ?

La situation du Weird Tales est loin d’être un cas isolé :  le pulp Black Mask , qui a révélé entre autre Raymond Chandler, se heurte aux mêmes difficultés.  

Merci de nous plomber le moral avec ces crises économiques, mais quel est le rapport entre le pulp et le numérique ?

Les pulps sont la preuve éclatante qu’il n’y a pas de bon ou de mauvais support. Pourtant même si le contexte est différent, on retrouve ce clivage entre les romantiques de l’objet-livre et les pragmatiques du numérique, comme si concilier ces deux sensibilités relevait de l’impossible. S’il est clair que lire des ebooks ne mettra pas le feu à votre belle bibliothèque, en revanche cela vous permettra de partir à la découverte d’un nouveau monde. Si nous avions vécu dans la première moitié du XXe siècle, aurions-nous eu raison de snober Isaac Asimov, Franck Herbert, A.E. van Vogt, Robert Heinlein ou Poul Anderson, sous prétexte que leurs textes paraissaient dans Astounding Science-Fiction ? C’est en partie grâce au format économique du pulp que la SF a connu cet âge d’or. 

Après l’apparition de l’imprimerie, la littérature connait la plus importante mutation de son histoire. L’ebook a accompli des pas de géant avec la naissance du Kindle en 2007, et de l’iPad en 2010, nous offrant des libertés nouvelles : amener dans sa poche des centaines de romans à l’autre bout de monde, mais surtout découvrir quantité de brillants écrivains à prix réduit. Grâce au numérique, des éditeurs prennent des risques en publiant plus de primo-romanciers qu’ils ne le pourraient s’ils se cantonnaient au coûteux format papier. Il y a une effervescence extraordinaire autour des nouvelles : un inconnu sorti de nulle part a auto-publié Silo avec le résultat que l’on sait, mais des auteurs confirmés comme Stephen King participent désormais à l’aventure. La SF, la Fantasy ou le Fantastique n’est plus un phénomène anglo-saxon, surtout quand on découvre des nouvelles aussi excellentes que En Adon je puise mes forces. Les séries sont de nouveau à la mode, il n’y a qu’à voir les succès de Walrus avec Toxic ou Jésus contre Hitler. Jamais nous n’avons disposé d’autant de choix dans la littérature SFFF grâce à Bragelonne, qui après avoir vendu plus de 500.000 titres, ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Je ne parle même pas de cette nouvelle frontière qu’est le livre numérique enrichi, évoqué dans cet article. L’ensemble de cette dématérialisation, ce n’est pas la mondialisation de la connaissance, mais au contraire sa démocratisation, une revanche 2.0 de l’Humanité sur l’incendie de la Bibliothèque d’Alexandrie.

La crise de 2008 a provoqué la disparition de nombreuses maisons d’édition, mais les beaux livres papiers ne mourront jamais. Si en 1896 des gens ont fait preuve d’un peu d’ouverture d’esprit et testé un nouveau format de lecture, pourquoi ne pas donner sa chance au numérique ? Derrière chaque crise se cache une opportunité, que nous soyons lecteurs, auteurs ou éditeurs.

Published in: on novembre 29, 2013 at 5:55  Comments (42)  
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… Et le site devint un blog

Après plusieurs années de sevrage, j’ai décidé de me relancer dans l’aventure des blogs !

– un blog ?! s’exclame la foule en délire (oui, la foule est en délire, j’ai le droit d’écrire ce que je veux après tout).

En fait, depuis longtemps, j’ai envie de chroniquer les romans, films, ou séries SF/Fantasy/Fantastique qui me tiennent à cœur. Certes, il y a Facebook, mais je ne voulais pas imposer à certains amis qui ne lisent pas, n’aiment pas l’Imaginaire, ou n’apprécient guère les longs articles mes élucubration réflexions. Vous trouverez ici :

– des billets enthousiastes (quand j’aime quelque chose, je perds souvent tout sens critique, c’est vraiment un défaut chez moi, mais je me soigne)
– de la mauvaise foi (surtout avec Twilight et les nouveaux Star Trek)
– des critiques de romans essentiellement francophones, à cause de ma « PAL », comprenez « pile à lire », plus haute que l’Empire State Building. Chaque fois que je regarde cet empilement d’ouvrages, la honte me submerge et j’ai envie de me donner des coups de fouet tel un moine de l’Opus Dei, alors qu’en plus j’ai détesté le Da Vinci Code, c’est dire mon degré de perversité.
– Des nouvelles de mes soumissions éditoriales ainsi que de mes projets en cours.

Vous ne trouverez pas :

– un rythme de parution régulier (si je commence à me fixer des deadlines, ça va me décourager, je préfère ne pas me mettre la pression)

Tenir un blog me permettra également de patienter avant la publication des Pirates de l’Escroc-Griffe, la trilogie que j’ai écrite et qui a reçu l’estampille Cocyclics il y a quelques mois (mon interview est ici). En attendant sa parution, vous retrouverez sur la colonne de droite différents aspects de l’univers des romans, ainsi que les belles illustrations de Céline Lacomblez. Avant le prochain article, un cadeau bonus : Céline nous livre un Goowan dans une version colorée, que j’aime beaucoup. À bientôt !

Goowan

Published in: on septembre 25, 2013 at 12:58  Comments (14)  
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Bienvenue à l’Université de Saviola

Chers étudiants,

la brochure que vous tenez entre les mains est destinée à celles et ceux qui souhaitent poursuivre leurs études au sein de notre université. Sur votre droite, vous pouvez observer une liste d’Unités d’Enseignement, renvoyant à des résumés de cours ou des présentations de programmes. Bien évidemment, vous pouvez vous inscrire à plusieurs U.E., mais il va de soit que le travail à fournir sera d’autant plus important !

Je ne saurais rappeler l’importance des recherches personnelles. Soyez curieux ! Apprenez une langue morte telle que le Chéni ! N’hésitez pas à participer aux réunions du Groupe d’Etude et d’Entraide Kinesis ! Je vous encourage également à vous intéresser à la Mécanique, car trop de jeunes ignorent encore les principes de la machine à vapeur.

En vous souhaitant de mener de brillantes études,

Edwyn Van Stoorwan, Professeur en Chéniologie.

PS : prononcez « Kéniologie ».

Published in: on juillet 21, 2010 at 9:01  Comments (4)