Snark, ce n’est pas que du numérique ! (1/2)

 

 

 

Je profite de la sortie des Pirates de l’Escroc-Griffe pour revenir sur une idée reçue, largement répandue : la collection Snark de Bragelonne ne proposerait que des ebooks… rien n’est plus faux !

Un livre Snark est quasi-similaire à un grand format Bragelonne, il y a seulement 4 millimètres de différence.

Pour le lecteur, la seule particularité de l’impression à la demande (la fameuse « POD »), c’est qu’on ne trouve pas le bouquin en rayon (sauf si votre libraire est un fan des Pirates de l’Escroc-Griffe et qu’il l’a commandé !). En dehors de cette spécificité, un livre Snark se commande de la même façon que n’importe quel autre bouquin. Si je prends comme exemple mon premier roman, il a un numéro ISBN. Il est également disponible sur le site de la FNAC :

Sur Amazon :

Et, bien sûr, chez votre librairie habituelle…

Voilà, j’espère avoir éclairci cette « subtilité » ! Dans le prochain article, je posterai une vidéo du roman (j’attends mon exemplaire avec impatience…) en faisant un test comparatif grand format – POD.

Published in: on mars 18, 2015 at 1:01  Comments (5)  
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La bande-annonce des Pirates de l’Escroc-Griffe

J’espère que cette bande-annonce vous plaira ! N’hésitez pas à cliquer sur l’option HD, c’est plus joli.
(Pour info, car on me pose la question régulièrement, le 18 mars le livre sort EN PAPIER et en numérique et pourra être commandé dans n’importe quelle librairie. Je vous livrerai d’ailleurs mes impressions sur l’édition papier des Pirates une fois que je l’aurai entre les mains).

J-5

Le Précieux, sur le site de Bragelonne

Plus que quelques jours d’attente ! J’ai hâte de savoir à quoi va ressembler mon roman « en vrai ».

J’ai peu d’informations, si ce n’est que :

– Je parle des Pirates sur le webzine les Bouquinautes.

– l’édition papier sera disponible en même temps que la version numérique le jour de la sortie.
– la version papier fera 463 pages.

C’est quasiment la taille des Voies d’Anubis chez Bragelonne. Ce détail ne manque pas de me faire sourire, car j’ai toujours eu l’impression que mon tome 1 était « court » ! Au fur et à mesure des corrections, le livre a pris de l’épaisseur, mais je ne l’ai pas vu grandir grossir. Il reste cependant largement moins volumineux qu’un pavé comme le Nom du Vent :

Comme le prouve indiscutablement ma photo, les Voies d'Anubis aura quasiment la même taille que les Pirates de l'Escroc-Griffe, mais les deux romans auront néanmoins des dimensions à celles de Heidi, mon chat persan (merci pour sa collaboration)

Mon roman aura quasiment la même taille que les Voies d’Anubis, mais une chose est certaine, les deux livres auront des dimensions inférieures à celles d’un chat persan de taille adulte (merci à Heidi pour son énergique collaboration).

En ce qui concerne les dédicaces, j’ai deux dates à vous annoncer si l’envie vous prend de me rencontrer :

– le mercredi 8 avril à la FNAC de Cannes (à partir de 16h00)

Par contre ce n’est pas du jeunesse, c’est une erreur de la FNAC

 
 
– le samedi 18 avril au CULTURA de Terville près du Leclerc (de 14h00 à 18h00)
Il y en aura d’autres.

Voilà. Une page se tourne, j’ai cette drôle d’impression que le livre ne m’appartient plus. Quand je regarde les sorties du mois de mars, je suis à la fois intimidé de me retrouver avec Peter Straub (depuis mes 14 ans je vénère Le Talisman, co-écrit avec le King en personne) et en même temps heureux, à mon très humble niveau, de rejoindre une grande famille de l’imaginaire…

Published in: on mars 13, 2015 at 10:42  Comments (26)  
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Une chasse au trésor pour les Pirates de l’Escroc-Griffe

Le trésor est dans la barre...

Le trésor est dans la barre…

Comme nous sommes à moins d’un mois de la sortie des Pirates de l’Escroc-Griffe  il est temps de vous offrir un vrai cadeau, fidèles lecteurs. Pourquoi un cadeau ? Hé bien avant de devenir un blog en 2013, escroc-griffe.com était un simple site qui me permettait de présenter sommairement ce qui n’était encore qu’un projet (fou) d’écriture. Les plus anciens se rappelleront peut-être qu’il y avait même des appendices et des annexes concernant l’histoire des Mers Turquoises1… Au fil des années, vous m’avez soutenu, ce qui s’est révélé très important quand j’attendais désespérément une réponse éditoriale. Du coup, j’ai envie de partager avec vous une surprise qui ne sera officiellement dévoilée que le 18 mars.

Si vous cherchez bien, il y a un trésor caché sur le blog ! Ce n’est pas une blague, il est assez précieux pour que j’en parle à la dernière page de mon tome 1, j’explique même comment le déterrer. Bien sûr, nous ne sommes pas encore le 18 mars, mais si le cœur vous en dit vous pouvez déjà vous lancer à la recherche de ce butin sur les Mers Turquoises et le découvrir en exclusivité plusieurs semaines avant les premiers lecteurs du livre.

Pour vous aider dans cette quête, je donne deux indices :

– J’ai déjà parlé de la nature de ce trésor dans un article.
– Le billet en question a été édité et actualisé, dedans vous trouverez un troisième et dernier indice crucial pour comprendre ce qu’est le trésor.

N’hésitez pas à utiliser les commentaires du blog, mon Twitter ainsi que ma page Facebook pour tenter de me corrompre me faire part de vos avancées, me questionner et, peut-être, me prévenir quand vous aurez découvert le trésor. Je dis volontairement « peut-être » : en tant que pirate, je comprendrais tout à fait que la personne qui trouvera ce bien précieux veuille en profiter égoïstement… du moins, jusqu’à la sortie du livre !

Bon vent, et prenez garde. Comme le dit le vieux proverbe des Mers Turquoises, « tout finit dans le Maelström »…

1. Ces appendices ont été retirées car au fil des années l’univers n’a cessé de s’enrichir. Cela dit, vous les retrouverez cette année…

Published in: on février 20, 2015 at 10:39  Comments (12)  
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Une date pour l’édition papier des Pirates de l’Escroc-Griffe

Je m’apprêtais à aller au cinéma voir Jupiter Ascending (oui, j’écris « Jupiter Ascending« , car je trouve le titre français « Jupiter : le destin de l’univers » horrible…) lorsque j’ai reçu un mail de Bragelonne : le tome 1 des Pirates de l’Escroc-Griffe sera publié en papier le même jour que pour la version numérique, soit le 18 mars…. et voilà que je commence à être impatient !

À très vite pour ma critique du dernier Wachowski !

Published in: on février 10, 2015 at 4:23  Comments (14)  
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On parle des Pirates dans le magazine Neverland

Pour les abonnés qui n’ont pas encore reçu leur numéro de Neverland, voici l’article (décalé) consacré aux Pirates de l’Escroc-Griffe. Vous remarquerez que je suis en bonne compagnie avec l’intimidant Stephan Wul et la talentueuse Cécile Duquenne, l’auteur de l’excellente série les Foulards rouges que j’avais eu le plaisir de chroniquer ici. Il est aussi question des « mousquetaires », les nouveaux auteurs français qui se faufilent chez Bragelonne… À mon humble niveau, je suis heureux de faire partie de cette vague !

Published in: on janvier 31, 2015 at 2:08  Comments (4)  
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La couverture du tome 1 des Pirates de l’Escroc-Griffe

C’est avec émotion que je vous dévoile enfin la couverture du tome 1 des Pirates de l’Escroc-Griffe ! Un immense merci à toute l’équipe de Bragelonne, à Claire et Marie qui ont cogité pendant plusieurs mois…

Pour info, la tortue est une vue stylisée de Shakayuto, une créature que vous rencontrerez dans le roman. Cette scène est un moment particulièrement important pour les Pirates de l’Escroc-Griffe. J’espère que cette couverture vous plaira autant qu’à moi !

Published in: on janvier 28, 2015 at 2:38  Comments (46)  

Les Pirates de l’Escroc-Griffe seront publiés chez Bragelonne !

 


C’est officiel, l’intégralité de ma trilogie va être publiée à partir du mercredi 18 mars ! Comme si cette bonne nouvelle ne suffisait pas, j’ai la chance et l’honneur de rejoindre l’éditeur de mes rêves, Bragelonne… Cette maison d’édition est connue pour avoir fait découvrir en France l’immense David Gemmel, Patrick Rothfuss et tant d’autres auteurs prestigieux : bien avant que Game of thrones ne devienne un phénomène de société, Bragelonne avait traduit en 2008 du George R.R. Martin. Aujourd’hui, on trouve dans son catalogue des géants tels que Stephen King, Arthur C. Clarke, Graham Masterton, Joe Abercrombie, Tim Powers, Raymond E. Feist, Clive Barker, Robert E. Howard, Peter Straub, Robert Jordan, Margaret Weis… Recevoir la confiance d’une si grande maison d’édition est extrêmement émouvant pour moi, d’autant plus que j’ai une histoire particulière avec elle. L’histoire d’une vie, en fait.

Comme bon nombre d’enfants des années 80, j’ai découvert la littérature de l’imaginaire avec Bilbo le Hobbit, Jules Verne ou H.G Wells. Le petit écran m’a aussi marqué : le mercredi après-midi, je ne manquais jamais un animé, en particulier les Trois Mousquetaires.

Bon, c’est vrai que les protagonistes étaient des chiens (!), mais sinon l’intrigue était fidèle à Alexandre Dumas, que j’adorais… J’aimais ce mariage entre fantastique, aventures et Histoire, et je me souviens avoir été impressionné par le pirate Rackham le Rouge du Secret de la Licorne. 

Comme je ne savais pas encore lire, ces images étaient une source de frustration, j’avais envie de comprendre le texte qui accompagnait les illustrations, sans parler de tous ces romans de la bibliothèque familiale qui demeuraient inaccessibles. Quand j’ai appris à lire, un nouveau monde s’est offert à moi : je me suis mis à dévorer quantité d’ouvrages. C’est à cette époque que j’ai durablement été marqué par « les livres dont vous êtes le héros ».

J’en écrivais dans des cahiers (le premier s’appelait le Pays Maudit), et il m’arrivait même, lors des récréations, de raconter des « histoires interactives » devant mes camarades : je leur décrivais une situation, ils effectuaient un choix et j’improvisais la suite de leurs aventures… Je me sentais décalé car je préférais les monstres aux héros et rêvais de vivre des aventures comme dans l‘Île au trésor, la Guerre des Mondes, Vingt mille lieues sous les mers, Bilbo le Hobbit ou la Fameuse Invasion de la Sicile par les ours. Quand l’institutrice m’expliquait que les dragons n’existaient pas, j’éprouvais un mélange de tristesse et d’indignation. Je quittais alors ce monde ennuyeux en rejoignant la folle équipe du baron de Münchhausen sur la Lune. Je me demandais si mes grands-parents avaient vécu leur jeunesse dans un monde en noir et blanc, comme dans les vieux films, et à partir de quel âge on se transformait brutalement en adulte1. Tous les matins, j’essayais de déplacer un verre rempli d’eau par la force de la pensée. Pendant des années, je me lamentais sur la tragique extinction des dinosaures, les animaux les plus intéressants de la Création, et je me promettais de devenir explorateur afin de retrouver un plésiosaure dans le Loch Ness. Je passais des heures à essayer de localiser l’Atlantide sur une carte, et lorsque le chat venait me voir, je tentais durant le reste de l’après-midi de lui apprendre à lire… sans succès.

J’ai continué à m’évader durant l’adolescence avec Casus Bellile Seigneur des Anneaux, le cycle du Champion éternel de Michael Moorcock (jeux de rôle oblige), H.P. Lovecraft (ah, L’appel de Cthulhu !), Anne Rice (et le World of Darkness), sans parler de Dune, Dragonlance, Dark Sunla trilogie de l’elfe noir, Akira, la Tour sombre, Warhammer 40.000 ou bien encore la Croisade noire du Jedi fou. J’ai grandi avec ces univers au bord de la Méditerranée, regrettant que la Fantasy ne soit pas plus peuplée d’archipels infestées de pirates. Au cinéma, j’avais été impressionné par le film Pirates, que j’ai d’ailleurs toujours préféré aux Pirates des Caraïbes de Disney.

Dans les deux cas, ces aventures maritimes se déroulaient immanquablement sur Terre, et non dans un monde à la Donjon et Dragons, peuplé de monstres. Je canalisais ma frustration en imaginant des pirates dans mes parties de Star Wars, le jeu de rôle, ou des Eldars, les fameux Elfes de l’espace… J’inventais des univers pour mes amis comme le jeu de rôle les Huit Lances de Diamant, inspiré de mon premier livre dont vous êtes le héros, le Pays Maudit.

Plus tard, alors que j’étudiais l’Histoire à l’université, mes amis ont insisté pour que je lise Pierre Bordage, Serge Lehman et Roland C. Wagner. C’est à cette époque que j’ai réalisé qu’il existait une littérature francophone de genre contemporaine, très dynamique. Tiens… En 1999, j’écrivais mon premier roman, une œuvre fantastique inachevée, en partie rédigée lors de fouilles archéologiques non loin de Pétra, mais mon inspiration se perdit dans le sable du désert jordanien. La même année, je subissais de lourdes opérations pour me faire retirer deux tumeurs. Après tous ces événements, positifs comme négatifs, ce n’était pas seulement mon regard sur le monde qui avait changé, mais aussi mon écriture. Je réalisais qu’écrire demandait de la maturité.

Pendant ma convalescence, je me décidais à écrire des nouvelles pour le plaisir. J’avais beaucoup d’autres projets en tête, mais il m’était difficile de retrouver l’enthousiasme de mon premier roman. Essayer d’en écrire un autre me donnait l’impression d’être infidèle.

En 2000, j’étudiais encore à l’université lorsqu’un beau jour, j’aperçus dans les rayons de la Fnac une nouvelle collection de livres aux couvertures flamboyantes. Quel choc ! Qui pouvait bien publier de si beaux ouvrages de fantasy ? La maison d’édition s’appelait Bragelonne, en hommage à l’écrivain de mon enfance, Alexandre Dumas et son célèbre Vicomte de Bragelonne. Moi qui avait été élevé au Folio SF, je redécouvrais l’existence du grand format. Au-delà des illustrations, je me rappelle surtout de cette envie quasi-irrépressible d’acheter ces ouvrages juste en lisant les résumés, alléchants : les Orcs héroïques de Stan Nicholls, Richard Cypher et l’épée de vérité

J’avais beau adorer cette maison d’édition, si quelqu’un m’avait dit que j’allais un jour, à mon tour, être publié par Bragelonne, j’aurais éclaté de rire ! Je n’avais même pas réussi à terminer l’écriture de mon premier roman…

En 2003, l’adaptation du Retour du Roi par Peter Jackson triompha au cinéma et remporta dans la foulée onze Oscars. Le Seigneur des Anneaux devenait un phénomène de société, au même titre que la Guerre des Étoiles. Savoir que le monde entier se passionnait pour l’Heroïc-Fantasy me rendait heureux, mais j’avais soif d’explorer d’autres rivages sans elfes, nains ou hobbits. Parallèlement, je réalisais que les histoires de pirates se passaient presque toujours sur Terre au XVIIe ou au XVIIIe siècle. Et si mon futur roman se déroulait au royaume des Mers Turquoise, avec ses hommes-iguanes réduits en esclavage ? Et si l’histoire tournait autour du capitaine Bretelle, un pirate qui n’avait jamais réussi un abordage ?

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Ça y est, j’avais enfin un nouveau projet ! Pour m’ôter toute pression, je décidais de ne me donner qu’un seul objectif : terminer l’écriture du livre. Après l’échec de mon premier roman, inachevé, j’avais cruellement conscience que le défi n’était pas simple. Même si mon univers, le Monde-Fleur, était exotique, le récit devait rester une aventure dans l’esprit d’Alexandre Dumas. Je rédigeais donc chaque chapitre à la manière des feuilletons du XIXe siècle, avec les inévitables rebondissements et autres fins à suspens. Je me souviens qu’en 2005, l’année de mon premier voyage au Japon, je poussais le vice jusqu’à envoyer par mails des épisodes à mes amis qui attendaient une semaine pour lire la suite. Les mousquetaires noirs, les duels à la pistorapière, le cardinal Vélin, tous ces éléments constituaient des hommages à une époque romantique aujourd’hui révolue, mais aussi à la culture pulp, au steampunk, aux jeux vidéos ainsi qu’aux mangas. À mesure que j’avançais, je me rendais compte que je développais à travers mon équipage pirate, de façon inconsciente, une thématique qui me tenait à cœur : la quête du père, la famille, la différence, la tolérance, des sujets tragi-comiques que j’appréciais chez Wes Anderson (la Famille Tenenbaumla Vie aquatique…). En 2010, j’avais enfin mon premier jet. Je n’avais plus qu’à le corriger. Naïvement, je croyais me rapprocher de l’édition…

Et puis, une nuit de mars 2011, alors que le sommeil me fuyait, je découvris sans le savoir le site qui allait changer ma vie : Cocyclics.

« La mare », comme l’appellent affectueusement ses membres, « les grenouilles »2. Un forum d’écriture créé par Syven (qui a ma gratitude éternelle), sur lequel on pouvait faire bêta-lire des textes, et en retour être bêta-lu. Et pourquoi pas, être publié par un éditeur partenaire comme Bragelonne ! Cette nuit là, je me pris à rêver d’une telle aventure… Au bout de quelques semaines passées sur ce site avec Fred, Gabrielle, Eric et bien d’autres grenouilles, j’avais plus progressé dans mon écriture qu’au cours des huit dernières années. Je réalisais alors qu’un premier jet ne constituait pas la fin, mais le début du voyage. Traduction : la première version des pirates de l’Escroc-Griffe était largement perfectible… Combien de fois je me suis félicité de ne pas l’avoir envoyée aux éditeurs !

Je passais deux années à me prendre des coups de fouet me  livrer à des corrections acharnées. Grâce à ce forum virtuel, je nouais de solides amitiés bien réelles, dignes des trois mousquetaires… Je découvrais aussi que j’étais capable d’écrire d’autres bouquins (mais ceci est une autre histoire). En mai 2013, mon roman recevait enfin l’estampille Cocyclics, qui me donnait la possibilité de soumettre mon livre aux maisons d’édition telles que Bragelonne. Je reçus des retours positifs mais avant de me décider, je souhaitais attendre toutes les réponses. Sur les conseils de Pénélope Chester, j’allais aux Imaginales à Epinal passer le « speed dating ». Le principe était simple : chaque auteur disposait de quelques minutes pour présenter son projet à des éditeurs. Le jour J, je rencontre Pierre Bordage, avec qui je déjeune. Lorsque je lui annonce que je participe au speed-dating, il me dit qu’il va croiser les doigts pour les pirates ! Et quelques heures plus tard, le coeur battant, je me retrouve devant Stéphane Marsan en personne, le co-fondateur de Bragelonne… un grand moment ! Stéphane est enthousiasmé par le pitch du roman, on discute jeux de rôle… et il me demande de lui envoyer le tome 1. La suite, vous la connaissez…

Voilà pourquoi je suis si touché par la confiance que m’ont témoigné Stéphane Marsan et Claire Deslandes. Je ne remercierai jamais assez ces passionnés de l’imaginaire d’avoir cru en mes pirates… qui vont m’échapper pour vivre leur vie. J’ai aussi une reconnaissance infinie pour mes soeurs et frères de plume, les grenouilles de Cocyclics, qui m’ont encouragé durant toutes ces années, et une tendresse particulière pour Anne-Lorraine, mon âme-soeur, toujours là pour m’encourager. Le tome 1 sera disponible début 2015 en papier et en numérique dans la collection Snark, j’ai vraiment hâte de vivre ce moment avec vous !

EDIT 2016 : comble de bonheur, l’aventure s’est poursuivie avec une édition intégrale en grand format de ma trilogie, je raconte la suite de cette belle histoire ici.

1. Si quelqu’un connait la réponse…

2. Aussi incroyable que cela puisse paraître, j’ai inventé la grenouille du capitaine Bretelle avant de découvrir la mare. Vous avez dit « destin » ?

Published in: on janvier 9, 2015 at 10:42  Comments (101)  
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Refonte du site, vie en construction

Comme vous l’avez peut-être remarqué, au fil des mois le blog s’est transformé en usine à gaz, il était de plus en plus long à charger. Cela devenait un problème pour héberger la totalité de la bande-originale des Pirates de l’Escroc-Griffe, qui sera en ligne début 2015. Dans mon esprit, le blog devait être facilement consultable depuis un smartphone ou une tablette (vive les sites codés en Ajax !), du coup j’ai procédé à quelques changements.

Bien qu’il me fallait un site plus léger, je n’avais pas envie que ma longue liste de liens soit reléguée au second plan, j’ai donc eu l’idée de créer une page « Voisins« . Je ne voulais pas d’un simple catalogue sans âme, mais au contraire une page conviviale. Je n’ai pas référencé tous les blogs que je connais, j’en suis sincèrement désolé, j’espère que certaines personnes ne m’en tiendront pas rigueur. En fait, pour être franc, cette démarche s’inscrit dans ma quête d’une autre temporalité, avec une blogosphère plus réduite, à échelle humaine. Un peu comme ce que j’ai vécu sur le forum d’écriture Cocyclics, une utopique bulle virtuelle qui m’a permis de nouer des amitiés bien réelles, et qui me manque. J’aimerais y être plus présent, mais depuis quelques mois j’ai des contraintes éditoriales. Ironie du sort, c’est Cocyclics qui m’a fait prendre conscience que l’écriture devait devenir mon activité principale, et voilà que je m’éloigne du forum à cause de… l’écriture. Depuis 2010, je lui consacre plusieurs heures par jour. Un pari fou, très risqué professionnellement, mais aussi une source infinie d’épanouissement au fil des ans. Depuis ce billet, j’ai pris conscience combien le temps était important pour qu’un projet de longue haleine mûrisse, qu’il soit artistique, scientifique, humanitaire ou même pédagogique1.

C’est pour cette raison que je suis moins présent sur Twitter et Facebook. Je ne snobe pas ces réseaux, je les trouve même géniaux. Ils me permettent de communiquer avec des personnes passionnantes que je n’aurais jamais pu rencontrer en vrai, sans parler du fait qu’il est pratique d’avoir des nouvelles de « proches éloignés » (ma famille et mes amis sont malheureusement éparpillés aux quatre coins du monde). Mais quand je ne suis pas sur Cocyclics, je privilégie désormais la blogosphère, car j’apprécie son rythme lent : comme on passe beaucoup de temps à rédiger des articles, et à les lire, la qualité des échanges et de la réflexion s’en ressent, sans parler du fait qu’on garde une trace des billets et des commentaires. Je souhaite éviter cette course au temps qu’on ne rattrape jamais, la déshumanisation qui nous guette, les trolls et la vacuité. À propos de vacuité, j’ai eu l’occasion de regarder la fameuse présentation de la montre Apple. J’adore travailler sur Mac, mais pourtant j’ai été frappé de constater combien cette iDéshumanisation 2.0 est insidieuse, notamment dans ce court extrait :

J’estime que je reçois déjà trop de notifications sur mon iPhone/iPad. Plus j’y réfléchis, plus je trouve ce projet d’Apple aussi vain que les lunettes de Google, tant ces deux multinationales tentent d’uniformiser notre rapport à l’Autre. Si un ami m’apprend le décès d’un de ses proches, quel émoticône sera suffisamment triste pour lui adresser toutes mes condoléances ? Faut-il lui envoyer un cœur ?

Je caricature, mais pas tant que ça. Je confesse qu’il m’arrive d’écrire des ♥ sur Facebook. Je suis geek le premier à utiliser des smileys, y compris dans les commentaires de ce blog, mais pour moi, en dehors d’une rencontre réelle, l’écrit, le vrai, demeurera toujours le moyen de communication le plus noble. Le blog est l’une des dernières armes de résistance qui reste pour échanger sur des sujets qui, j’ose l’espérer, ne sont pas superficiels… à condition « d’avoir le temps », pour reprendre la formule consacrée. Ah, ce temps…je suis désormais persuadé qu’il est une richesse qu’il nous faut préserver. Combien de fois nous sommes-nous plaints de ne pas avoir le temps de lire ou d’aller au musée ? La vie vaut-elle la peine d’être vécue si elle ne devient qu’un matérialisme utilitariste imposé par une pensée unique, pour ne pas dire inique ?

Le temps est une richesse qui appartient à tous, luttons pour ne pas en être dépossédé !

PS : si vous trouvez que je suis incendiaire en ce qui concerne l’Apple Watch, je vous invite à découvrir cet article de Slate particulièrement édifiant. On apprend que chez lui, Steve Jobs limitait les gadgets… comme la plupart des patrons de la Silicon Valley ! Tous ces riches technophiles ont conscience des problèmes qu’ils contribuent à créer, car ils envoient leurs enfants dans une école ultra-traditionnelle façon les Choristes pour les protéger des ordinateurs et du monde moderne… Un constat ironique, qu’il faut mettre en perspective avec la futur Apple Watch, surtout le modèle haut de gamme. Je ne connais pas encore le prix précis de la déclinaison or de cette montre, mais faut-il investir plus de 1000 dollars dans un appareil électronique doté d’une batterie à durée de vie limitée, ou bien dans une montre mécanique que l’on transmettra à ses enfants, et petits-enfants ? En ce qui me concerne, le choix est fait…

1. N’y voyez aucun cynisme de ma part, mais je constate que les médias parlent de la logistique d’une troisième guerre en Irak, mais beaucoup moins du budget qui sera investi là-bas pour construire des écoles et former des enseignants progressistes capables de faire reculer l’intégrisme sur le long terme. Tuer des terroristes est infiniment plus facile que d’éduquer des millions de personnes, car l’éducation nécessite… du temps.

Published in: on septembre 19, 2014 at 9:43  Comments (19)  
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Rendez-vous aux Imaginales !

Il n’y aura pas d’article ce vendredi car je serai à Epinal. J’espère vous y voir en chair et en os ! Je porterai cette besace reçue pour mon anniversaire… À très vite !

 

 

 

Published in: on Mai 21, 2014 at 9:52  Comments (25)  
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